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Posts Tagged ‘danse’

Swing Patrol : la patrouille du swing…

Monday, April 15th, 2013

Du 24 au  27 mai 2013 à Londres, le London Swing Festival se tiendra dans divers lieux de la capitale londonienne. Focus sur la Swing Patrol, littéralement « Patrouille du swing », ensemble British dédié à l’enseignement du swing et à sa diffusion dans le pays.

 

Le swing et non le Swinging London

Vous connaissez sûrement l’expression Swinging London ? Oubliez-la tout de suite, elle n’a rien à voir avec notre sujet. Cette expression a été créée en 1966 par des journalistes américains pour désigner Londres comme capitale de la mode et des tendances. On associe donc au Swinging London : les Mods, la minijupe, James Bond

 

Passons maintenant au « vrai » swing. C’est une musique jazz des années 1920 à 1950, en plein revival orchestral et chorégraphique. Et quand on dit « swing », on met dans ce mot une famille de danses qui inclut le célèbre charleston. Vous ne connaissez peut-être pas le Lindy Hop dont le nom fait référence à l’aviateur Lindberg en raison de ses mouvements acrobatiques. Cette danse de couple, née en 1927 à Harlem (NYC), est pourtant la plus importante du swing et la favorite de la Swing Patrol…

 

La Swing Patrol, une patrouille dansante

La Swing Patrol est une communauté de plus de 700 danseurs, comprenant une vingtaine de professeurs ainsi que des bénévoles. Cours de swing dans tous les quartiers de Londres, spectacles et festivals, la troupe ne manque pas de projets qui voyagent dans le pays et ailleurs. Il faut dire que la Swing Patrol est originaire d’Australie, où elle a été fondée en 1998.

 

Alors, pour faire connaître le swing, les passionnés de la Patrol n’hésitent pas à investir des bars et des clubs pour permettre aux curieux d’entrer dans la danse. Prochain grand événement en date le London Swing Festival du 24 au 27 mai prochains.

 

F.A

http://www.swingpatrol.co.uk/

http://londonswingfestival.co.uk/

Degas et sa passion du mouvement révélés à la Royal Academy of Arts

Tuesday, October 4th, 2011

La Royal Academy of Arts nous invite à redécouvrir Edgar Degas, à travers sa passion pour la danse et son obsession de la représentation du mouvement : une exposition unique en son genre qui révèle un Degas innovateur, expérimental, à la pointe des technologies de l’époque et extraordinairement talentueux.

 

“Le 19ème est incontestablement le siècle du mouvement, rappelle Richard Kendall, historien de l’art, commissaire de l’exposition Degas and the Ballet: Picturing Movement, comme en témoignent l’invention de la photographie, du cinéma… La danse pour Degas était une passion mais aussi un prétexte pour représenter le mouvement”, poursuit-il. On le distingue à peine dans la première grande salle de l’exposition. Il fait presque noir. Seules les ombres chinoises d’une danseuse qui tourne inlassablement sur une pointe éclairent l’immense pièce. D’emblée, ce petit bout de film passé en boucle donne le ton de ce qui nous attend : un voyage à la recherche de la représentation du mouvement.

 

La passion de la danse

 

Puis la découverte des premières esquisses et peintures de Degas représentant des danseuses et des petits rats de l’opéra confirment que le sujet le passionne et ne finit jamais de l’inspirer. Degas a ses entrées dans le milieu, y passe de nombreuses soirées et s’amuse à peindre ce qu’il voit depuis sa place de spectateurs. Dans Le Ballet de Robert Le Diable, peint en 1871, il peint en premier plan les têtes et les nuques des autres spectateurs puis la scène avec les danseuses en mouvement, bien sûr. Le cadrage est étonnamment nouveau pour l’époque.

 

L’intimité des coulisses

 

Mais il ne s’agit pas du seul aspect novateur du travail de l’artiste. “Degas développe un côté intimiste, “backstage”, totalement précurseur parmi les artistes de son époque”, constate Richard Kendall. Le peintre nous entraîne dans les coulisses de l’opéra, les salles d’entraînement et de répétitions. Il capture leurs mouvements des danseuses mais aussi leurs moments de solitude, de joie et d’anxiété.

 

L’obsession du mouvement

 

Degas dessine, peint, sculpte, expérimente pour satisfaire sa soif de l’exploration du mouvement. Sa sculpture de bronze, La Petite Danseuse de 14 ans, attire irrésistiblement le regard. On ne peut s’empêcher d’en faire le tour encore et encore, pour, comme Degas, pour en observer chaque détail sous différents angles… Puis on découvre la relation tardive qui lie Degas à la photographie. On sent que l’artiste tâtonne : des temps d’exposition approximatifs, des manipulations chimiques hasardeuses au moment du développement conduisent à des rendus surprenants et des flous “artistiques” sans doute imprévus.

 

Car la précision échappe de plus en plus à Degas. Le grand artiste perd peu à peu la vue. Avant de quitter de quitter l’expo, un petit film du début du 20ème siècle nous montre un vieil homme qui marche dans la rue à Montmartre. C’est un audacieux Sacha Guitry qui réussit à immortaliser le grand peintre, en mouvement.

 

Degas à la Royal Academy of Arts du 17 septembre au 11 décembre http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/degas/

EB