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Archive for July, 2012

Shoreditch House Literary Salon : le salon chic et gratuit où l’on cause littérature…

Monday, July 30th, 2012

Depuis 2008, le Shoreditch Literary Salon (Londres) invite les amoureux de littérature à la rencontre des plus grands auteurs. C’est là qu’Helen Fielding avait offert à la lecture les premières pages du deuxième volume de sa saga Bridget Jones, c’est aussi là qu’est passé, l’Américain Bret Easton Ellis, souvent adapté au cinéma ou encore Diana Athill, grand nom du monde éditorial britannique, elle-même auteure…

Tout ce beau monde est accueilli et donc interviewé par Damian Barr alias le salonniere, lui-même journaliste au Times, auteur de pièces de théâtre sur BBC4 et créateur-animateur du Reading Weekend (mettre lien).

Si vous craignez de ne pas être assez riche ou  influent dans le monde littéraire pour entrer dans ce salon, laissez vos complexes à la porte ! L’entrée est gratuite et pour tous : il faut cependant penser à arriver tôt car les membres du club privé de la Shoreditch House sont prioritaires. En revanche, une fois arrivés à bon port, vous pourrez vous régaler on the house* de pizzas et  vodka en plus des délices littéraires qui vous attendent…

F.A

 

*on the house : aux frais de la maison

Shoreditch House East London (attention, ce lieu est un club privé, pour avoir les infos concernant le club littéraire, consultez la page Facebook du Shoreditch Literary Salon.)

 

 Shoreditch House East London                                                                                                                  

Ebor Street, ShoreditchLondon, E1 6AW, UK 

 

www.shoreditchhouse.com

 

 

Spécial JO : les athlètes à têtes d’animaux de Charlotte Cory

Wednesday, July 25th, 2012

Le compte à rebours du lancement des JO a commencé dans la capitale britannique. La ville est truffée d’écritaux, de panneaux et de publicités aux couleurs les plus criardes les unes que les autres, sans compter les touristes et l’armée de bénévoles JO en violet et rouge qu’on ne peut pas rater à moins d’être daltonien. Au milieu de ce déferlement de couleurs, de bruits et d’embouteillage, les images d’athlètes victoriens de Charlotte Cory apaisent et réjouissent…

 

A partir de vieilles photos de sportifs de l’époque victorienne toutes en dégradés de beige et de sépia, l’artiste britannique – dont certaines oeuvres ornent les mûrs du chateau de Windsor - a créé de nouvelles images grandeur nature sur lesquelles chaque visage est remplacé par une tête d’animal. Ainsi le perroquet est le cycliste et les lutteurs : des lapins… Le rendu est étonnant. La juxtaposition des corps humains et des têtes de nos amies les bêtes (photos d’animaux empaillés) fonctionne à merveille, un peu comme si le choix des têtes et leur position affirmaient les poses de chaque corps.

 

Les 12 images de cette série olympique, intitulée “The Sporting Champions” sont actuellement exposées à la Green Parrot Gallery de Greenwich et pour continuer à jouer sur le contraste, Charlotte Cory exposera ses images à une centaine de mètres du parc olympique – au Fringe Pop-Up Night Club - à partir de vendredi soir au moment où la cérémonie d’ouverture des JO battera son plein. Et si vous voulez partir avec un souvenir, Une sélection d’images de Charlotte joliment encadrées sont à vendre à la Green Parrot Gallery. Des trophées qu’aucun magasin de souvenirs London 2012 n’aura – pour notre plus grand bonheur – en stock !

 

http://www.charlottecory.com/

http://www.greenparrotgallery.com/

http://www.thefringe2012.com/

 

EB

 

 

Londres olympique : les bons plans restos, sorties et culture

Friday, July 20th, 2012

Après nos suggestions logement, shopping et activités, voici quelques idées gourmandes, nocturnes et culturelles.

 

Goûter à la cuisine britannique et du monde entier

 

l’heure est à la célébration de la British Food, essayez les restos Sausage and Mash (un à Spitafields, l’autre sur Essex Road, http://www.sandmcafe.co.uk/) pour découvrir de la bonne nourriture britannique. Et oui, ça existe et vous n’y échapperez pas cet été ! Si vous n’avez pas encore déguster un fish and chips et si vous n’avez pas peur d’une montée en flèche de votre taux de cholestérol, essayez Geales (http://www.geales.com/). Ils ont deux restaurants à Londres : l’un à Chelsea, l’autre à Notting Hill.

Si la nourriture britannique ne vous inspire pas, Londres est un paradis du palais : vous pouvez y goûter toutes les cuisines du monde : manger un curry à Brick Lane, vous regaler de cuisine vietnamienne à Mare Street, à deux pas de la station Hackney Central, vivre à l’heure américaine et déguster de généreux hamburgers dans un diner (http://www.edseasydiner.com/). Ou encore, si tout cela vous semble trop exotique, vous réfugier dans un resto italien : Londres en regorge. Pour vous aider à choisir, consulter le best of des 50 meilleurs restos de Time Out : http://www.timeout.com/london/restaurants/features/2473.html

 

Sortir

 

Londres ne serait pas Londres sans son West End, ses théâtres, ses comédies musicales, Leicester Square et ses premières. Profitez de votre passage pour vous offrir une belle soirée “musical”. Si vous n’avez pas réserver à l’avance, pas de panique : des sites comme Theatreline (http://www.theatreline.com/) vous permettent de réserver au dernier moment et souvent jusqu’à moitié prix.

Autre lieu incontournable, le Southbank, plus grand centre artistique du monde, il propose cet été un véritable festival d’expos, d’événements, de concerts : http://www.southbankcentre.co.uk/. Pour les amoureux de la nuit, du rock, de la pop indie et du jazz, Camden reste “the place to be and party”. Le Dublin Castle (http://thedublincastle.com/) où, entre autres, Madness a démarré offre des concerts rock tous les soirs. A deux pas, le Jazz Café (http://www.thejazzcafe.co.uk/) a toujours une belle programmation puis en remontant vers Chalk Farm, les amoureux d’Amy Winehouse pourront faire un pélerinage à son “local”, le fameux Hawley Arms (http://www.thehawleyarms.co.uk/). Shoreditch, dans l’est, est aussi en pleine effervescence dès que l’heure est à la première pinte, jusqu’au petit matin. Ses incontournables : le Cargo (http://www.cargo-london.com/) ou encore le Book Club (http://www.wearetbc.com/) qui se qualifie de “terrain de jeux pour les adultes” !

 

 

Se cultiver

 

Outre les incontournables tels que la Tate Modern, la Tate Britain, les grands musées de South Kensington ou encore le Barbican, Londres regorge de musées et galeries moins connus qui valent le détour. Les amateurs de photographie apprécieront la Photographers Gallery, toute remise à neuf (http://thephotographersgallery.org.uk/) à deux pas d’Oxford Street. Les amoureux de Londres se régaleront au Museum of London, toujours riche et novateur en terme d’expos (http://www.museumoflondon.org.uk/).  Pour les afficionados des intérieurs à l’anglaise des temps anciens à nos jours, le Geffrye Museum est un très beau musée à découvrir (http://www.geffrye-museum.org.uk/). Enfin, les amateurs de guerres et de conquêtes britanniques ne peuvent pas passer à côté de l’Imperial War Museum (http://www.iwm.org.uk/visits/iwm-london). A noter que tous ces musées sont gratuits – à part certaines expos temporaires -.

 

Et si par hasard, il se met à faire beau et si l’envie de vous échapper de la fièvre olympique londonienne vous prend, il existe pléthore d’endroits magnifiques à découvrir à moins de deux heures de train. Pour vous décider, voici une jolie collection d’endroits : http://www.timeout.com/london/aroundtown/features/10334/Perfect_day_trips_from_London.html

Bonnes vacances !

 

 

 

EB

 

 

Londres olympique : les bons plans shopping, hôtels et activités

Tuesday, July 17th, 2012

 

 

 

Londres olympique : les bons plans shopping, hôtels et activités

 

 

Toute la ville de Londres est sur les starting blocks et tapissée d’autocollants roses vous indiquant les directions pour les différents sites olympiques. Vous êtes bien résolu, vous aussi, à faire partie du paysage olympique. Avec ou sans tickets, les attractions, les activités, les festivals et les concerts en tout genre transforment Londres en une constellation de fiestas de quartiers. Un été riche et prometteur, pour tous.

 

D’abord, se loger …

 

Non, il n’est pas trop tard, Londres regorge d’hôtels, de bed & breakfast et même d’un grand camping à Crystal Palace. Ne désespérez donc pas si vous vous décidez à la dernière minute. Sans oublier que certains Londoniens sont sur le point de fuir Londres et son invasion olympique et prêts à sous-louer leur maison ou leur appartement. Si vous ne connaissez pas, il existe un site incontournable Airbnb (https://www.airbnb.co.uk/) pour trouver le logement de vos rêves chez l’habitant, sans l’habitant !

Pour les plus traditionnels d’entre vous, du côté de Kings Cross, le Rough Luxe Hotel (http://www.roughluxe.co.uk/) est le summun de l’hôtel design où aucune chambre n’est identique. Moins couteux mais quand même classe, le Hoxton Hotel (http://www.hoxtonhotels.com/) est idéalement situé à la frontière de la City et de l’East End, à quelques arrêts de bus ou de métro du parc olympique. Et pour ceux qui, aux foules, préfèrent le calme : pourquoi ne pas s’offrir un B&B en périphérie (http://www.bedandbreakfasts.co.uk/) et particulièrement dans l’ouest de Londres, aux antipodes des JO.

 

… puis s’amuser

 

La mairie de Londres et son maire charismatique – fou du vélo – ont mis le paquet pour faire de Londres une ville festive, culturelle et sportive le temps d’un été rythmé par le lancer de javelot, la gymnastique au sol et autres centaines d’épreuves sportives olympiques. Le London 2012 Festival (http://festival.london2012.com/) vous comblera d’événements (concerts gratuits, feux d’artifice, activités pour les enfants…) gratuits. Commencez par consulter leur site et concoctez-vous votre petit programme familial. Et pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus, voici quelques idées hors pistes :

 

Cap à l’Ouest : Richmond (http://www.royalparks.org.uk/parks/richmond-park) et ses grands espaces et surtout ses biches. Leur majesté et leur accessibilité subjuguent non seulement les enfants, mais aussi les grands. Une fois à Richmond, une balade en ville et sur les bords de la Tamise s’imposent : tous les charmes de la campagne anglaises sont là, à 30 min de Waterloo. Poussez jusqu’aux Pettersham Nurseries (http://petershamnurseries.com/) pour manger ou boire un thé dans une jardinerie ravissante et pleine de cachet;

 

Au nord, allez nager dans les étangs naturels du magnifique parc de Hampstead Heath (http://www.hampsteadheath.net/index.html). Des étangs cachés auxquels le célébre vers de Baudelaire : “Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté” s’applique à merveille.

 

Découvrez Londres en suivant Regent’s Canal (http://www.waterscape.com/canals-and-rivers/regents-canal/) d’ouest en est ou vice versa : un excellent moyen de visiter la rive nord de Londres et de découvrir les changements urbains impressionnants de ces dernières années. Vous pouvez couper le voyage en prenant le bâteau entre Camden et Little Venice.

 

 

 

Si vous avez des envies olympiques, les cours de trapèze aérien organisés en plein air dans Regents Park par Gorilla Circus (http://www.gorillacircus.com/);

 

Et s’il pleut, offrez-vous une balade au pays des merveilles en visitant le Pollock’s Toy Museum (http://www.pollockstoymuseum.com/) à Goodge Street : petit musée de jouets privé plein de charme en plein coeur de Londres : une vraie maison de poupées à taille humaine !

 

Et ne pas repartir les mains vides

 

Londres est bien sûr aussi synonyme de shopping. Westfield Stratford (http://uk.westfield.com/stratfordcity/), plus grand centre commercial d’Europe, à deux pas du site des JO, est un incontournable. Vous pourrez meme sans doute y entendre les bruits du stade tout proche et avoir une vue privilégiée sur la nouvelle architecture du quartier, complètement métamorphosée depuis 2005. Plus alternatif : Boxpark (http://www.boxpark.co.uk/), à Shoreditch dans l’est. Aux antipodes de Westfield – mais juste à quelques stations d’Overground -, un pop-up shopping mall avec des petits magasins dans des containers. Super sympa et ludique pour les enfants; N’oubliez pas non plus les marchés. Si vous ne connaissez pas encore, tentez le

Columbia Road Flower Market (http://www.columbiaroad.info/), ses fleurs, ses plantes, ses vendeurs à l’accent cockney,  ses antiquités et ses brocantes : bref, un oasis d’authenticité dans un Est londonien qui a subi une chirurgie plastique majeure.

 

A suivre pour des bons plans restos, sorties, culture !

 

EB

 

 

 

 

 

 

Knit the City : Tempête – de tricot – sur la ville

Thursday, July 12th, 2012

 

 

Depuis 2009, elles ont déclaré la guerilla urbaine à Londres. Comment ? En tricotant ! Embellir et égayer la ville de leurs oeuvres tricotées, telle est la bataille de tricoteuses anonymes qui ont décidé de sortir le tricot des placard à la naphtaline de nos mamies.

 

Une cabine téléphonique toute tricotée

 

Non, vous ne rêvez pas! C’est bien une cabine téléphonique enveloppée d’un monstre en tricot qui se tient au pied de Trafalgar Square. “Dial M for Monster”, tel est son nom mais tout le monde le surnomme Muncher, c’est plus court. Le monstre est l’oeuvre d’une des quatre tricoteuses-guerrières qui répond au nom de combat de Deadly Knitshade. Muncher fait partie d’un projet lancé par British Telecom, BT ArtBox Project : 84 artistes ont été engagés pour relooker les fameuses cabines téléphoniques rouges dans le but de célébrer les 25 ans d’une ligne téléphonique gratuite d’aide aux enfants maltraîtés (NSPCC’s childline).

 

Des graffiti au point de mousse

 

Mais Muncher n’est pas la seule création de nos tricoteuses. Point de mousse ou jersey, elles n’en sont pas à leur premier coup. Elles se sont permis de tricoter une énorme pieuvre orange en guise d’écharpe destinée à Charles Darwin, pour que sa statue ne prenne pas froid. De leur bunker en laine, armèes de leurs aiguilles et de leurs crochets, elles opèrent des “yarnstorming graffiti days” pendant lesquels, elles ornent les façades, les mûrs, les bâtiments, les statues, les ponts, bref le paysage urbain, de leurs graffiti en laine et crochet.

 

Pourquoi faire la guerilla du tricot ?

 

Mais quels sont le but et le pourquoi de cette bataille urbaine ? Déjà, il s’agit d’amener dans la rue une forme d’art qui n’existait pas avant. Et surtout un art vivant. “Il y a un amour effervescent d’être en vie derrière notre art urbain”, déclarent les tricoteuses avant d’ajouter que leurs faits de guerre apportent beaucoup : “Ils donnent un aspect nouveau et laineux à des espaces publics oubliés”.

 

Donner de la couleur, de la vie, du “cosy” et du moelleux à la ville, telle est donc la mission des Knit the City. Et la bataille ne se cantonne pas à Londres. Berlin est aussi, par exemple, un autre champ de bataille d’aiguilles et de crochets. Alors pourquoi pas vous ? Si vous êtes nostalgiques des jersey de votre grand-mère ou si vous voulez donner une autre dimension à votre tricot, pourquoi ne pas lancer votre guerilla urbaine en bas de chez vous ? Knit The City organise même des camps d’entraînement à la guerilla urbaine du tricot !

 

http://knitthecity.com/

 

EB

 

 

 

 

 

Cyclescheme et PleaseCycle, solutions British favorisant l’utilisation du vélo pour aller au boulot…

Tuesday, July 10th, 2012

A l’approche du Tour de France, osons proclamer la Grande-Bretagne nouveau pays de la petite reine avec pour devise : « vélo, boulot, dodo », débrouillez-vous pour la V.O ! Aller au travail à vélo est un choix bénéfique pour la santé physique et psychologique, ainsi qu’un geste écologique, quand on sait que 70% des émissions de carbone des entreprises sont dues au transport des employés.

Depuis 1999, la Grande-Bretagne a lancé le Cycle to Work Scheme, encourageant les déplacements domicile-entreprise à vélo, en favorisant la location de vélos via les employeurs en échange d’avantages fiscaux.

 Société reconnue par l’Etat, Cyclescheme permet aux Britanniques de louer un vélo via leur entreprise et de payer un peu moins d’impôts. Initiative privée, la start-up londonienne PleaseCycle est la première compagnie au monde à promouvoir l’utilisation du vélo en entreprise grâce à différents outils web et à un service de conciergerie.

Cyclescheme

 Cette société homologuée par le gouvernement britannique encourage les trajets domicile-travail à vélo. Comment ? En permettant au salarié de louer un vélo via son entreprise grâce à une petite retenue sur son salaire. Au bout de 12 mois, le salarié peut, s’il le souhaite, acheter le véhicule à un prix préférentiel. Presque 2000 boutiques indépendantes sont affiliées à ce programme, ce qui permet à l’utilisateur de choisir le cycle qui lui plaît. Les personnes louant un vélo grâce à Cyclescheme bénéficient de réductions d’impôts et de cotisations à la sécurité sociale et réaliseraient 32 % d’économies. Les salariés aux paies les plus basses peuvent directement entrer en contact avec Cyclescheme afin de trouver la formule de location de vélo la plus avantageuse pour eux.

PleaseCycle

Créée en 2011 par deux jeunes diplômés, la start-up  fait la promotion du vélo dans les entreprises. Pour quelques centaines de livres, toute entreprise peut faire construire son Cycle Hub, portail web dédié au vélo, riche en infos météo, sécurité routière, événements sportifs… Ce portail permet à l’entreprise de voir les réductions de CO2 réalisées grâce à l’utilisation de la bicyclette. Les  employés cyclistes sont invités à entrer le nombre de miles qu’ils parcourent (BikeMiles), afin de les convertir en bons de réduction dans certains commerces. L’autre service développé par PleaseCycle est le Bike Concierge, conciergerie pour cyclistes, disponible à Londres et selon les demandes, dans d’autres villes britanniques : cyclotourisme, service de stationnement, prêt de bicyclettes au logo de l’entreprise et même cours pour débutants, bicyclists de demain !

F.A

Sites à visiter :

http://www.cyclescheme.co.uk

www.pleasecycle.com

Paper Planes (Editions Didier) : livres en V.O à l’usage de lecteurs francophones

Thursday, July 5th, 2012

Non, ces livres n’ont aucun lien avec la chanson de M.I.A Paper Planes, rendue célèbre par le film Slumdog Millionaire ! La collection Paper Planes (littéralement « avions de papier ») propose à un public lycéen et adulte des fictions originales en anglais conçues pour un public francophone. Les livres Paper Planes sont nés de la collaboration de l’auteur écossais Rupert Morgan, chef de collection et d’auteurs britanniques contemporains.  Voici encore d’autres bonnes raisons d’emporter ces petits books, euh, bouquins dans votre valise cet été :

- Paper Planes vous fait oublier le temps de votre lecture tous les faux amis, mots qui ressemblent à des termes français connus mais dont le sens diffère, suffisamment pour vous faire perdre du temps dans le dictionnaire ou vous faire comprendre une histoire de travers ! Le principe de la collection Paper Planes est d’utiliser 65% de mots  transparents. Ce sont des mots qu’un francophone peut comprendre car ils existent presque à l’identique en français.

-Les fictions originales écrites pour Paper Planes par des auteurs britanniques contemporains font une centaine de pages. On est loin du petit classique, abrégé ou non, en édition bilingue ou simplifiée que l’on range au bout de quelques pages, découragé par trop de gymnastique oculaire à la recherche d’explications ou de vocabulaire !

-Les genres publiés chez Paper Planes procurent un vrai plaisir à la lecture, sans jamais proposer de la littérature de gare !  On retrouve majoritairement des fictions historiques (dont The Sorceress de Philippa Boston et Two Kinds of Dying de Graham Hurley, nouveautés de juin 2012) ainsi qu’un joli choix de polars.

-Un Paper Plane par lequel commencer ? Peut-être Hemingway’s Chihuahua de Peter Flynn. Ces nouvelles historiques racontent des histoires pour certaines vraies, pour d’autres, d’authentiques fictions. A lire pour découvrir entre autres si la reine d’Angleterre joue réellement au poker avec ses domestiques ou si l’écrivain américain Ernest Hemingway possédait réellement un chihuahua tueur ! Pour connaître la vérité, rendez-vous sur le site de la collection.

-Non, les livres de la collection Paper Planes ne sont pas « trop faciles » pour autant ! On oublie dès le début de la lecture que la collection est dédiée à un public francophone et on se laisse prendre par une intrigue que l’on lit sans difficulté particulière. D’autant que pour améliorer sa compréhension et sa prononciation, on peut télécharger gratuitement les livres en fichiers audio !

 Avec ses fictions dépaysantes et ses audiobooks gratuits, Paper Planes et ses auteurs britanniques nous permettent bien de voyager sans quitter notre pays ou notre salon !

F.A

 www.paperplanes.fr

 

“L’apparteil photo et un passeport pour découvrir les autres”

Tuesday, July 3rd, 2012

Des inconnus invités à se faire photographier dans un bus itinérant, des habitants d’une rue ouvrière en voie de démolition, Daniel Meadows photographie des gens simples avec une humanité touchante. Découverte d’un travail anthropologique et social unique sur l’Angleterre des années 70 et 80.

 

Chaque photo a une histoire”, déclare le photographe Daniel Meadows dans son bureau de l’université de Cardiff où il enseigne le photojournalisme. Il raconte l’histoire d’une photo en particulier, celle de Florence, prise pour la première fois en 1974, puis une nouvelle fois plus de 20 ans après. “Florence fait partie des personnes que j’ai photographiées pendant mon tour d’Angleterre avec l’Omnibus photographique”, poursuit Daniel. Après ses études de photo, Daniel achète un vieux “double decker bus” rouge, l’aménage en studio-labo-galerie et fait le tour de l’Angleterre. “Please ask for your free photograph”, peut-on lire sur les vitres du bus. Son voyage qui durera 14 mois est une invitation au portrait. De Southampton à Hartlepool en passant par Barrow-in-Furness, Daniel photographie des gens qui passent par là et “que son allure de hippy pas fraîchement lavé ne rebutait pas !”, précise-t-il un grand sourire aux lèvres. Des gens de tous âges dont Daniel enregistre aussi les histoires et auxquels, bien sûr, il offre les portraits.

 

L’appareil photo : passeport pour découvrir le monde

 

Adolescent, Daniel Meadows va voir une exposition du photographe anglais Bill Brandt. C’est le déclic. “J’ai eu une révélation en découvrant ses photos. Comment arrivait-il à être aussi à l’aise  pour passer si aisément d’une classe sociale à une autre ? Je me suis dit que la clé, c’était l’appareil photos”, explique Daniel. Il sort de l’exposition en sachant que son passeport pour découvrir le monde sera un appareil photos. Il étudie la photographie à Manchester avec le célèbre photographe Martin Parr. Ensemble, ils travaillent sur le projet “June Street”. Ils photographient les habitants d’une rue de la banlieue de Manchester vouée à la démolition. Puis sa curiosité des autres le pousse à aller plus loin et dans les années 90, il entreprend de retrouver les personnes qu’il a photographiées lors de l’aventure de l’omnibus. Il photographie ceux qu’ils retrouvent. Les diptyques passent en boucle sur un écran digital. Ils ont quelque chose de fascinant. Chacun y voit quelque chose de différent. Pour certains, ce sont les modes qui frappent, pour d’autres, les ressemblances, les marques du temps qui passent. Mais pour Daniel, c’est surtout la relation entre lui et le sujet qui importe.

 

Des photos, des histoires

 

C’est par des petites films réalisés par Daniel que l’exposition se termine. Il raconte les histoires des gens qu’il a photographiés comme celle de Florence retrouvée plus de 20 ans après avec les mots simples et émouvants de quelqu’un qui a su établir un lien, une relation intimes avec ses sujets. Ses petits films sont comme des nouvelles qui nous transportent dans son monde de photographe et de conteur d’histoires. De son travail dégage une force humaine, sociale et documentaire difficilement égalable. Et la vision du monde de Daniel Meadows est une des plus belles leçons d’humanité.

 

Daniel Meadows est exposé au National Media Museum de Bradford jusqu’au 19 février :

http://www.nationalmediamuseum.org.uk/PlanAVisit/Exhibitions/DanielMeadows/ImageGallery.aspx

 Pour en savoir plus sur Daniel Meadows :

http://www.photobus.co.uk/

Son livre écrit par Val Williams : Daniel Meadows: Edited photographs from the 70s and 80s est un “Must Have” :

http://www.photoworks.org.uk/programme/publications/daniel-meadows-edited-photographs-from-the-70s-and-80s

L’histoire de Florence : http://www.photobus.co.uk/?id=533