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Archive for February, 2012

London Fashion Week : Tendances automne hiver 2012-2013

Tuesday, February 28th, 2012

 

 

La semaine dernière, la London Fashion Week se soldait par un succès de créativité, variété, qualité et maturité : l’occasion d’un petit tour d’horizon des tendances de la prochaine collection automne hiver

 

Fourrure et peau de mouton

 

Préparez-vous à une saison confortable, emmitouflé(e) dans des manteaux en fourrure et particulièrement en peau de mouton. Et oui, le shearling est de retour : sous la forme de longs manteaux aux coupes larges et élégantes chez Mulberry et de vestes cintrées et sexy chez Burberry. A ne surtout pas combiner avec des Uggs mais plutôt des mini-bottes en cuir lacées et surtout à talon haut !

 

Petit col rond puritain

 

Sous les manteaux et vestes en peau de bête, le petit col rond puritain s’accorde à merveille. Et détrompez-vous, il n’est pas réservé aux jeunes filles innocentes, même les hommes en portent ! Pour contraster avec le look petite fille sage, faites comme le créateur Giles Deacon et associez-les à des tenues ou vestes de soirée.

 

Pantalons larges et à pince

 

Récurrents dans le fameux défilé Unique de Topshop, les pantalons larges à pince reviennent sur le devant de la scène et n’hésitent pas à se décliner dans différentes matières dont le cuir. Des coupes à la fois élégantes et faciles à porter. Et pour rester dans une note confort, portez-les avec des chemises amples et confortables dans les tons crème.

 

Pull “préféré”

 

Le concept du pull préféré continue de séduire les défilés depuis déjà plusieurs saisons. Et cette fois, d’une manière plus sophistiquée. Tout en restant ample et confortable, Jonathan Saunders a mélangé tricot et imprimés raffinés. Alistair Carr, pour Pringle, a choisi des motifs aux dégradés pastel. Il n’y a pas de doute : Préparez-vous à avoir l’embarras du choix pour dégotter votre pull favori de l’automne prochain.

 

Hautes les têtes

 

Les chapeaux, bonnets et casquettes sont aussi au rendez-vous du prochain hiver. Vous n’avez sans  doute d’ailleurs pas échappé au défilé de mannequins uniquement vêtus de chapeaux du créateur gallois Robyn Coles. Un moyen efficace d’attirer l’attention sur les têtes et de prouver l’importance de l’accessoire chapeau ! Pour aller avec les tendances militaires, fourrure et cuir de la future saison automne-hiver, le casquette en cuir noir de Henry Holland apparaît comme l’accessoire idéal… tout en couvrant le reste !

 

Enfin, au-delà des tendances, cette dernière fashion week révèle une nouvelle silhouette à la fois légère, douce, raffinée, cintrée et ample. Une silhouette définitivement féminine et Dieu merci plus facile à porter qu’à décrire. On a presqu’envie de dire : “Vivement l’hiver !”

 

EB

 Vidéo: la Fashion Week de Londres (février 2012)

Topshop Unique Show, London Fashion Week, February 2012 from elisabeth blanchet on Vimeo.

Les bals masqués décadents de The Last Tuesday Society

Thursday, February 23rd, 2012

 

The Last Tuesday Society n’est pas seulement un magasin spécialisé dans la taxidermie, ni une galerie où l’on organise des expos et des conférences philosophiques, c’est aussi – comme son nom l’indique – une drôle de société : Un cercle de dandies décadents qui organisent des bals masqués baroques où l’atmosphère flirte avec les scènes les plus osées du chef d’oeuvre de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut. En piste !

 

Il faut s’y prendre à l’avance pour obtenir une entrée à l’un des bals masqués de The Last Tuesday Society et surtout faire un effort vestimentaire certain. A moins que vous optiez pour la nudité, tout à fait tolérée, “à condition de peindre votre corps et bien sûr, de ne pas oublier votre masque ou votre lou.

 

De pièce en pièce, de débauche en débauche…

 

C’est dans un Gentlemen’s Club, spécialement emprunté pour l’occasion, et dont le décor rococo se prête à merveille à l’évènement que les bals masqués de The Last Tuesday Society ont lieu. D’une pièce à l’autre, le style varie. Dans l’une, un groupe de mariachis met du piment à une ambiance déjà hot. Une cage – à taille humaine- trône dans la salle et on s’amuse à s’y enfermer, à s’en faire libérer et même à s’y faire gentiment fouetter… Décidément hot !

 

Ecrevisses, huitres et nudité

 

A côté, dans une atmosphère beaucoup plus obscure, une fille dénudée s’excite sur une barre de pole dancing, seule au milieu des débauchés trop occupés à flirter derrière leurs lous… Des serveurs et des serveuses entièrement nus proposent des écrevisses et des huitres sur des plateaux d’argent. La toute proximité de leurs corps nus et de certains de leurs attribus rend la consommation de ces mets aphrodisiaques un brin embarassante…

 

Un homme passe, nu. Seul son sexe est peint. Il est aussi cintré d’une laisse. Visiblement à la recherche d’un maître ou d’une maîtresse, notre fétichiste se dirige vers une salle qui pourrait être une des antichambres du manoir d’échangistes du chef d’oeuvre de Kubrick. On y valse sur une musique baroque. Une Marie-Antoinette poudrée et perruquée mène la danse… Dans ce décor d’Eyes Wide Shut, c’est bien grand ouverts que l’on veut garder les yeux !

 

EB

 

Prochain bal de The Last Tuesday Society, le 18 février : http://www.thelasttuesdaysociety.

Jubilé de diamant d’Elizabeth II : 60 ans de règne et quelques petits secrets sur Sa Majesté…

Monday, February 20th, 2012

Le 6  février 2012, la reine Elizabeth II (née en 1926) a fêté son Jubilé de Diamant, marquant ses 60 ans de règne. Si ses chapeaux multicolores et ses chiens corgis la caractérisent aux yeux du grand public, il y a d’autres choses à apprendre à son sujet…

Protocole

Pour s’adresser à la reine, il faut l’appeler « Madam »  ou « Your Majesty ». Il est possible de lui parler anglais ou français auquel cas, on l’appellera « Madame » ou « Votre Majesté ».

Un homme devra saluer la reine d’un hochement de tête tandis qu’une femme pourra lui faire une révérence. Il est également possible de serrer la main à la reine.

La reine rencontre le Premier ministre une fois par semaine, en général le mercredi en fin de journée.

Vie personnelle

Le  Duc d’Edimbourg, mari de la reine,  est tout  comme son épouse, un des arrières-arrières petits enfants de la reine Victoria.

L’anniversaire de la reine a lieu le 21 avril, date réservée à une célébration privée.  Cet anniversaire est fêté publiquement le deuxième samedi de juin lors de la « Queen’s Birthday Parade », qui a lieu pendant la cérémonie militaire appelée « Trooping the Colour ».

La reine n’a ni besoin de passeport ni de permis de conduire. Elle n’utilise pas de nom de famille, même si le nom de la famille royale est Windsor et qu’il peut lui servir à de rares occasions. Par exemple, la reine a dû utiliser son nom de famille pendant la Deuxième Guerre mondiale pour servir dans l’armée.  Le nom « Windsor » est  celui du château du roi George V. Celui-ci renonça au nom allemand de  Saxe-Coburg-Gotha au cours de la Première Guerre Mondiale.

Anecdotes

Même si la reine est surtout connue comme passionnée d’animaux (chevaux et chiens), elle l’est tout autant de « Scottish Country dance » (danse de la campagne écossaise).

Tout centenaire  ou couple britannique fêtant ses noces de diamant reçoit un télégramme de la reine.

Enfin, si vous voulez écrire à la reine, vous pouvez lui adresser une lettre à Buckingham Palace (voir l’adresse et les détails pratiques sur le site indiqué en source). Votre lettre fera peut-être partie des rares qu’Elizabeth II lira personnellement, au milieu des  200 à 400 courriers qui lui arrivent chaque jour !

F.A

Sources : www.royal.gov.uk

Crédit photo : Queen Elizabeth II of the United Kingdom during a state banquet in honor of Brazilian president Lula da Silva at Buckingham Palace, London (Agência Brasil / Ricardo Stuckert).

 

Claddagh ring : bague irlandaise d’amour

Monday, February 13th, 2012

 

 

 

A l’approche de la Saint Valentin, certains d’entre vous, lecteurs, feront le choix de vous déclarer auprès de votre bien-aimée par une bague, achat ô combien symbolique. Et si, pour changer du traditionnel solitaire, vous optiez pour un bijou tout aussi symbolique, peut-être moins cher et issu d’une tradition irlandaise : la « Claddagh ring », bague de Claddagh, très appréciée des plus grandes légendes du rock et du cinéma…

Symbolique Claddagh

Avec pour symboles deux mains pour l’amitié, un cœur pour l’amour et une couronne pour la loyauté, l’anneau de Claddagh est un cadeau pour le moins éloquent. Cette bague est née au XVIIe siècle dans le petit village de Claddagh, non loin de Galway, dans l’ouest de l’Irlande.

La  bague de Claddagh peut s’offrir comme bague de fiançailles ou alliance. Offerte entre amies, elle est gage d’amitié. Le sens que l’on attribue à ce bijou est en fait indiqué par la manière dont on le porte. Tout un langage bien utile à décoder pour éviter illusions et confusions…

MAIN GAUCHE : Un anneau de Claddagh porté avec la pointe du cœur vers soi indique que la personne est mariée. Avec la pointe du cœur vers l’extérieur, la bague montre que la personne est fiancée.

MAIN DROITE : Si la bague de Claddagh est portée avec la pointe du cœur vers soi, la personne est amoureuse. Enfin, si ce même anneau est porté avec la pointe du cœur vers l’extérieur, la personne est un cœur à prendre !

Mythique Claddagh

La bague de Claddagh est rattachée à plusieurs légendes. La plus célèbre d’entre elles est celle de Richard Joyce, jeune homme de Galway, parti aux Caraïbes pour y travailler mais fait prisonnier durant son voyage. Acheté comme esclave par un forgeron maure qui le forma à son art, Richard fabriqua une bague durant sa captivité pour l’offrir à la fille qu’il aimait, restée en Irlande. Libéré avec d’autres esclaves grâce au roi Guillaume III, Richard put rentrer chez lui, offrir la Claddagh à sa bien-aimée et l’épouser.

Niveau célébrités, on peut rattacher cette bague irlandaise à la culture rock. C’est le type d’alliance qu’avaient choisi d’échanger Jim Morrison,  leader des Doors avec Patricia Kennealy-Morrison, lors d’une cérémonie païenne de mariage. Les motifs représentés sur la bague de Claddagh servent de logo au groupe pop-rock écossais Simple Minds.

Au cinéma, la célèbre bague irlandaise est revenue en force au début des années 2000 à la main de l’héroïne de la saga télévisée Buffy et les vampires.  

Alors, amoureux mordus de rock et de séries vampiriques, choisissez la bague de Claddagh ! L’élue de votre cœur se sentira bien plus unique que si elle portait un solitaire au doigt…

F.A

Source : Wikipédia

Crédit photo : “Gold Royal Claddagh Ring” by Royalcladdagh

French Children Don’t Throw Food : Education des enfants à la française VS éducation à la mode britannique

Tuesday, February 7th, 2012

     

French Children Don’t Throw Food (en V.F : « Les enfants ne lancent pas la nourriture. ») est le titre de l’essai éducatif de Pamela Druckerman, publié chez Doubleday, fin janvier 2012. L’auteure, une journaliste américaine, mariée à un Anglais est devenue mère en France et montre dans son ouvrage les différences entre éducation anglo-saxonne (British et US) et éducation française. Et on est loin de la rigueur que semblaient imposer les nurses anglaises des séries TV…

Voici donc quelques différences observées par Pamela, qui n’incite pas à suivre une méthode ou une autre, mais qui a décidé de laisser le choix à ses lectrices :

Style

-La future mère British se gave de toutes sortes de sucreries pour faire plaisir au baby, la Française enceinte contrôle sa ligne et ses envies !

-La mère British sort en jogging sale tandis que la Française même marmot baveux au bras demeure l’incarnation de l’élégance.

Education

-La mère British est crevée parce que son bébé de deux mois ne fait pas ses nuits alors que la Française se vante que son chérubin dort comme un ange du soir au matin. Elle laisse tout simplement pleurer son enfant pour qu’il se rendorme. So what?

-Si la mère British garde son enfant longtemps avec elle, la Française le met à la crèche le plus tôt possible.

Mode de vie

-Les repas, pris à une heure adaptée au bébé de la mère British transforment en un rien de temps le salon en champ de bataille de purée. Chez la Française, c’est à peine si l’on se rend compte qu’il y a un bébé à table. Ce dernier doit manger proprement dès son plus jeune âge, mais en plus, le même repas que les adultes, aux mêmes horaires qu’eux.

-Au parc, on différencie de loin la mère française de la mère British : la Française papote sur un banc, tandis que son homologue britannique suit son enfant de toboggan en balançoire pour être sûre que tout va bien et s’extasier sur ses premières acrobaties.

Philosophie

-La mère British ne refuse jamais une petite douceur sucrée au supermarché mais la Française met un point d’honneur à dire non à son enfant. Au sujet des bonbons et de plein d’autres choses.

-La mère British se dévoue complètement dans son rôle de mother. Quant à la Française, elle est très heureuse de mener sa vie et de regarder son enfant qui joue tout seul, sans l’empêcher de boire son café avec ses amies.

En conclusion, la mère française serait bien moins stressée et épuisée que sa collègue d’Outre-Manche. Celle-ci a presque tout sacrifié par amour pour ses children, même s’il la mènent par le bout du nez nuit et jour. Et vous, vous reconnaissez-vous ou reconnaissez-vous votre maman dans ce portrait des French mothers ?

F.A

A Bigger Picture : David Hockney à la Royal Academy of Arts

Thursday, February 2nd, 2012

David Hockney aime le grand air et les paysages, surtout ceux de son enfance qu’ils a redécouverts et peints ces 20 dernières années. C’est sur ce travail récent que la Royal Academy of Arts s’attarde et dévoile une exposition grandiose au titre – A Bigger Picture – judicieusement choisi.

 

 

C’est une invitation au voyage que nous offre l’exposition de David Hockney, un voyage au coeur des paysages de sa vie. Comme d’autres peindraient les personnages qui ont marqué leur vie, le peintre anglais, originaire du Yorkshire, peint les routes, les bois, les champs, les collines qu’il aime. Du Yorkshire aux Etats-Unis où il vit, il les peint en passant de plus en plus de temps en plein air comme il le dit lui-même en français, dans la tradition des impressionnistes comme Claude Monnet dont il admire particulièrement le travail.

 

Enlightenment

 

Chez Hockney, le temps passé à peindre au grand air semble proportionnel à la taille et à la grandeur de ses tableaux. Depuis quelques années, les formats classiques ne lui suffisent plus. Il étend ses paysages sur 6 ou 9 toiles comme le magnifique Woldgate Woods, avec une ligne de fuite récurrente : une allée, une route, un chemin bordé d’arbres. Et au bout de cette ligne, une lumière comme celle qu’on aperçoit au bout d’un tunnel. Enlightenment (illumination), voilà le mot, déclare David Hockney dans une interview à Time Out, bien sûr tout a un côté sombre mais au bout du compte, regarder le monde est un acte positif et je pense que si on le regarde, le monde est beau, poursuit-il.

 

Retour aux sources, pour le meilleur

 

Après avoir étudié au Royal College of Art dans les années 60, c’est vers les Etats-Unis que David Hockney s’envole avec ses pinceaux. Il s’installe en Californie et devient rapidement célèbre, notamment grâce à sa série A Bigger Splash et ses photocollages des années 80. Des oeuvres volontairement peu exposées dans A Big Picture, les commissaires de l’exposition ont en effet préféré la concentrer autour de ses paysages anglais. Ce n’est qu’au début des années 90 qu’il commence à retourner régulièrement dans son Yorkshire natal pour passer du temps avec sa mère vieillissante et un ami malade. Il y multiplie les voyages et redécouvre les paysages de son enfance avec un nouvel oeil, une redécouverte aux allures de fiançailles et d’engagement nouveau avec la nature, les arbres, les plantes, les saisons et la lumière qui les éclaire.

 

A Bigger Picture nous permet d’être les témoins de cette nouvelle union et nous donne le meilleur de la vision du monde d’un grand artiste. Le message passe : regarder ses oeuvres, c’est regarder la beauté du monde.

 

EB

 

 

David Hockney à la Royal Academy of Arts jusqu’au 9 avril 2012 : http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/hockney/