Retour au site

Archive for November, 2011

Le Norfolk, le Suffolk et la légende du chien noir…

Tuesday, November 29th, 2011

Si la France a son loup du Gévaudan, l’Angleterre a son chien fantôme, un émissaire du diable appelé « Black Dog », chien noir ou « Black Shuck », démon noir en vieil anglais. Ce chien légendaire, dont la taille varie entre celle d’un chien ordinaire et celle d’un cheval, aurait un lien très fort avec les comtés du Norfolk et du Suffolk, deux comtés voisins du Nord-Est de l’Angleterre et théâtres de phénomènes étranges… Ce chien, objet de récits inquiétants, porterait malheur à qui le verrait et est particulièrement lié à trois sites historisques.

Les Falaises de Cromer (Norfolk)

Cromer est un petit port de pêche à quelques kilomètres de Norwich, dans le Nord-Est de l’Angleterre. La légende veut que le fantôme du « Black  Shuck » ait été vu sur les falaises de Cromer après la mort de son maître, accidentellement tombé dans l’eau…

Eglise de Bungay (Suffolk)

Le 4 août 1577, Black Shuck aurait pénétré dans l’église de Bungay tuant deux personnes sur son passage et en blessant une autre… Même si ce chien a commis des malheurs dans la ville, le marathon qui part de Bungay s’appelle le « Black Dog Marathon ». Quant à l’équipe de foot de la ville, elle s’appelle « Black Dogs », en hommage à qui vous vous doutez !

L’église de la Sainte Trinité de Blythburgh (Blythburgh’s Holy Trinity Church, Suffolk)

Si le redoutable chien a donné son nom au marathon que nous venons d’évoquer, c’est bien pour sa rapidité ! En effet, moins d’une heure après avoir attaqué l’église de Bungay, le même 4 août 1577 Black Shuck, porté par un coup de tonnerre, aurait ouvert les portes de l’église, y entrant et tuant un homme et un enfant. Les portes nord de l’église porteraient encore les marques des griffes que chaque visiteur peut aller constater par lui-même !

Gare aux chiens noirs que vous pourriez donc croiser dans les régions du Norfolk et Suffolk car il pourrait bien s’agir du légendaire Black Shuck !

Crédit illustration : Black Dog, a supernatural dog that appears as an omen of great change by Lisa Phoenix.

FA.

Ruth Flowers alias Mamy Rock : la DJ la plus âgée du monde…

Friday, November 25th, 2011

Sa devise ? « Plutôt signer un contrat avec une maison de disques qu’un dossier d’inscription en maison de retraite ! ». A 71 ans, Ruth Flowers alias Mamy Rock est la DJ la plus âgée du monde et est entrée au Guinness des Records en 2010. Portrait d’une mamie qu’on voudrait tous avoir.

Née à Bristol en mars 1940, Ruth Flowers est une grand-mère anglaise presque comme les autres qui aime siroter son thé et s’adonner à des travaux de couture. Côté look, elle est plus baggys, bombers et bijoux bling-bling que longue jupe plissée et cardigan. So what?* Elle aime aussi les voyages. Mais n’allez pas l’imaginer dans un car de retraités faisant du tourisme ! Pour Mamy Rock, voyager, c’est faire la tournée des clubs européens. Car le plaisir de Ruth, c’est de mettre le feu aux dancefloors, en mixant pour des jeunes en âge d’être ses petits-enfants.

L’idée de devenir DJ est venue à Ruth, comment dire ? A la retraite ! Elle se rendait à l’anniversaire de son petit-fils dans une boîte de nuit, où elle faillit ne pas entrer parce qu’elle semblait trop âgée. Une fois dans le club, elle eut une révélation : elle allait devenir DJ, virage étonnant pour cette ancienne mezzo-soprano d’église et professeure de chant. Mais tous les chemins ou presque menant à… Rome Ibiza ou au Festival de Cannes, Ruth réussit son pari, épaulée par un producteur français et inspirée par ses hits préférés de Queen à David Guetta en passant par Black-Eyed Peas et les Rolling Stones.

En juin 2010, Mamy Rock sort donc le mini-album Still Rocking et entame une tournée des clubs, pas du troisième âge, vous vous en doutez ! Et pour lui laisser le mot de la fin : « Je n’ai pas l’intention de prendre ma retraite, sauf le jour où je tomberai raide morte ! ».

*Et alors ?

F.A

 

 

Leigh-on-Sea : le charme caché d’un petit port de l’Essex

Friday, November 18th, 2011

Leigh-on-Sea : le charme caché d’un petit port de l’Essex

 

Avant que les jours raccourcissent et que l’hiver ne se fasse trop sentir, profitez d’une belle journée d’automne pour découvrir le charme de Leigh-on-Sea, petit port de pêche à l’embouchure de la Tamise

 

“Je ne me suis jamais lassée des paysages et des scènes de vie de Leigh-on-Sea”, déclare fièrement Sheila Appleton, 85 ans. L’élégante artiste, née à Leigh, ajoute une touche de couleur à une peinture qui représente le petit port de pêche.

 

A 45 minutes de Londres en train, Leigh-on-Sea est géographiquement la plage la plus proche de la capitale mais ne vous attendez pas à une longue plage à perte de vue ! Celle de Leigh n’est qu’une petite bande de sable, dont on ne devine quasiment pas l’existence à marée haute. Mais qu’importe ! Les habitants de Leigh sont fiers de leur record géographique. Et de toute façon, on vient plutôt à Leigh pour se balader le long de la digue où sont amarrés les bateaux, pour découvrir un paysage marîtime unique, limitrophe de l’embouchure de la Tamise et de la Mer du Nord.

 

On y vient aussi pour goûter ses fruits de mer, ou selon les goûts, ses fish and chips. Et pour les plus gourmands, pouquoi ne pas se laisser tenter par une bonne tasse de thé et des cream teas chez Sara’s Tea Garden. Surtout, n’oubliez pas de visiter le studio de Sheila. Ses tableaux vous feront voyager dans un Leigh-on-Sea qu’elle connaît pas coeur et qu’elle vous fera aimer… 

 

 

 

 

 

 

Studio de Sheila Appleton : http://www.sheila-appleton.co.uk/

Sara’s Tea Garden : http://www.sarasteagarden.co.uk/index.asp

EB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crackers de Noël : Explosivement vôtres !

Monday, November 14th, 2011

Dès le mois d’octobre, les Crackers de Noël envahissent les vitrines de magasins. Un repas de Noël est en effet inconcevable sans eux. Vu d’extérieur, ils ont des allures de gros bonbons mais c’est un leurre ! Les crackers sont des pétards-surprise qui donnent du piment, des étincelles et des fous rires aux repas de Noël anglais.

 

crackers tom smith

 

Voilà une tradition bien britannique : A la fin du repas de Noël, chaque convive fait exploser son cracker avec son voisin : concrètement chacun tire une des extrémités de l’emballage de ce qui ressemble à un gros bonbon. Mais ne vous attendez pas à ce qu’une sucrerie émerge des restes du papier brillant. Elle aurait en effet eu du mal à sortir intacte de l’explosion ! C’est un petit cadeau surprise, une couronne dorée en papier et… une blague à partager avec vos acolytes que chaque cracker réserve aux invités.

 

Mais d’où vient donc cette tradition explosive ? C’est un dénommé Thomas Smith qui invente les crackers en 1846. Après avoir découvert les bonbons lors d’un voyage à Paris, il décide de les commercialiser en Grande-Bretagne. Il ajoute dans chaque emballage des petits proverbes, bien souvent des petits mots d’amour et réalise que ses bonbons se vendent surtout bien à Noël. Il décide donc d’y ajouter un côté festif en transformant ses bonbons en pétards. Copiés par d’autres entrepreneurs, il remplace la sucrerie par un petit cadeau surprise et beaucoup plus tard, dans les années 1930, les petits mots d’amour sont remplacés par des blagues.

 

Et détrompez-vous, ce ne sont pas des plaisanteries lourdes répétées depuis la nuit des temps. Le business des crackers est à jour et renouvelle chaque année son répertoire au gré de l’actualité. Au top-ten des boutades de l’an passé : “Qu’est-ce que la femme de Tiger Wood aura pour Noël ? La moitié de tout ! ”

 

Christmas Crackers disponibles chez Regent’s Park, (http://boutique.regentspark.fr/)

EB

 

Le ‘Smithvember’ : novembre 2011, le mois Paul Smith ?!

Tuesday, November 8th, 2011

Au minimum, vous savez que Paul Smith est un styliste britannique. Au maximum, vous connaissez  son motif préféré : les rayures. Mais entre ces deux notions, il y a tout un monde. Après Choctober, on pourrait presque dire que novembre serait le ‘Smithvember’. Pourquoi ? Parce que le 3 novembre, les éditions de La Martinière publient un ouvrage intitulé : Paul Smith, notes  par Olivier Wicker. Mais le créateur sera aussi le héros du documentaire « Paul Smith, gentleman designer », sur Arte le 22 novembre à 22h20.  Portrait de Mr Smith en avant-première et en acrostiche…

P… comme prêt-à-porter. C’est le prêt-à-porter masculin qui a fait connaître la marque Paul Smith.

A…comme accident. A 17 ans, Paul Smith se rêvait cycliste professionnel mais un accident de vélo l’empêcha de poursuivre son rêve. Après plusieurs mois d’hospitalisation, il découvrit le monde de la mode et rencontra sa future épouse, la styliste Pauline Denyer.

U…comme Union Jack, un motif utilisé avec subtilité par Paul Smith pour orner vêtements et accessoires. Il a ainsi découpé et reconstruit le drapeau British au hasard, tout en lui donnant un aspect usé pour jouer le style vintage…

L… comme Londres. Cette ville a inspiré à Paul Smith la collection Paul Smith London. C’est aussi à Londres qu’ont lieu les défilés femme du créateur et qu’il a ouvert une boutique d’antiquités sur Albemarle Street.

S comme Sir. Paul Smith a été anobli par la reine d’Angleterre en 2001.

M…comme modes car Paul Smith en a lancé tellement. A commencer par le tweed de son comté natal, le Nottinghamshire et les imprimés fleuris sur chemises d’hommes. Smith a aussi été le découvreur d’accessoires devenus cultes comme l’agenda Filofax qu’il commercialisa dans sa boutique dès 1979.

I… comme Italie. L’Italie est avec l’Angleterre, un des principaux pays de fabrication des vêtements Paul Smith.

T…comme « twist ». L’expression « classics with a twist » (classiques avec une touche d’excentricité) désigne l’esprit de la marque Paul Smith.

H…comme Halloween. La boutique en ligne Paul Smith peut se vanter d’une section cadeaux d’Halloween incluant bijoux camées tête de mort, mouchoirs en tissus imprimés radiographie du crâne, t-shirts tête de squelette géant… Trop tard pour cette année ? Vous saurez comment fêter Halloween avec classe en 2012 !

F.A

 

Sources : Madame Figaro et Wikipédia

 Voir aussi : http://www.paulsmith.co.uk

Bonfire Night : une nuit explosive !

Thursday, November 3rd, 2011

Vous vous demandez pourquoi les villes de Grande-Bretagne se font l’écho d’interminables feux d’artifice le 5 novembre et pourquoi les campagnes sont tout d’un coup illuminées de gigantesques bûchers ? C’est “Bonfire Night” - ou encore Guy Fawkes Night -, une célébration plutôt païenne qui dure depuis plus de 4 siècles.

 

C’était il y a 406 ans : bien avant les bombes de l’IRA et d’Al Qaïda, Londres était déjà la cible de terroristes amateurs de barils de poudre. Cette fois, les protagonistes étaient des Catholiques provinciaux déterminés à faire sauter la House of Lords et par la même occasion le roi en place : James I. Leur plan : remplacer ce dernier par un Catholique. Une hérésie dans une Angleterre dominée par les Protestants. Le complot échoue et Guy Fawkes et ses complices sont arrêtés puis exécutés un mois plus tard en janvier 1606. Le 5 novembre devient une date anniversaire, dédiée à la survie du roi, de la monarchie et du protestantisme.

 

De la fête païenne et violente à la fête en famille

 

Jusqu’au début du 19ème siècle, la Bonfire Night est l’occasion de célébrer la royauté mais aussi de manifester et d’exacerber son anticatholicisme : des effigies du pape et de Guy Fawkes sont brûlées à tous vents sur des bûchers géants particulièrement dans le Sussex (à Lewes notamment), dans le Surrey et le Kent. Aux puritains se greffent des émeutiers en puissance déguisés en Guy Fawkes qui quémandent de l’argent. Bref, les festivités se terminent bien souvent en violentes émeutes. Puis l’époque victorienne calme le zèle et l’entrain des excités des Bonfire Nights. Les temps changent. Les catholiques ne sont plus persécutés et la Guy Fawkes Night perd peu à peu sa connotation anticatholique et violente jusqu’à devenir une fête familiale.

 

Aujourd’hui, la Bonfire Night reste l’occasion de faire la fête, une vraie nuit de sons et lumières où les feux d’artifice les plus extravagants et à la pointe des dernières technologies pyrotechniques côtoient des bûchers à l’ancienne qui donnent, malgré la chaleur des flammes, des frissons historiques !

 

EB

 

Petit guide des plus beaux feux d’artifice de Londres : http://www.timeout.com/london/feature/1540/fireworks-displays-in-london-2011

Et pour ceux qui se risqueraient jusqu’à Lewes où la Bonfire Night reste traditionnelle et … païenne : http://www.lewesbonfirecouncil.org.uk/