Retour au site

Archive for July, 2011

Amy Winehouse (1983-2011), l’accro à la mode

Wednesday, July 27th, 2011

Amy Winehouse

 

Forgive my ignorance, I don’t know anything about fashion“. (Pardonnez mon ignorance, je ne connais rien à la mode). Telles furent les paroles d’Amy Winehouse durant le show d’ouverture de la boutique parisienne Fendi en 2008. La chanteuse choucroutée et tatouée, à l’épais trait d’eye-liner noir demeurera pour longtemps l’une des plus grandes ambassadrices du style vintage ou rétro.
 
Une muse de la planète fashion
Karl Lagerfeld, le Kaiser de la mode, a rendu hommage à la défunte star du rock soul en rappelant s’être inspiré de son look pour sa collection “Paris-Londres Maison d’Art” 2007. En effet, les mannequins en costumes d’inspiration Tudor étaient coiffées et maquillées dans le style d’Amy Winehouse. La star avait également inspiré le créateur de chaussures Jonathan Kelsey, qui avait imaginé les “Amys”, des escarpins vendus chez Harvey-Nichols. Il faut dire qu’Amy ne jurait que par les shoes très féminines, signées entre autres Jimmy Choo et Louboutin…

 

 défilé Chanel 2007

 (défilé Chanel)

 

Une styliste bien inspirée

L’inconditionnelle de la marque de sportswear British Fred Perry avait apposé sa signature sur deux collections femme pour l’automne 2010 et l’été 2011. Elle avait même indiqué les coupes et couleurs qu’elle affectionnait particulièrement. En effet, la brune dont l’album-phare s’intitulait Back to Black aimait porter des couleurs vives comme le rose ainsi que des imprimés fleuris.

 

Amy Winehouse pour Fred Perry

 (Amy Winehouse pour Fred Perry)

 

La frêle jeune fille perchée sur ses talons hauts, une fleur dans son chignon crêpé s’en est allée rejoindre les autres icônes de la musique et du style, disparues également à l’âge de 27 ans. Comme Kurt (Cobain), aux inoubliables chemises à carreaux, Janis (Joplin), au boa rose et aux gros colliers…

 

F.A.

 

Amy Winehouse, la voisine illustre de Camden

Tuesday, July 26th, 2011

Amy Winehouse est décédée à l’âge “maudit” de 27 ans. Victime d’un talent fou, elle quitte la scène trop tôt mais restera une des égéries de Camden, dans la tradition trash, drugs and rock and roll.

“C’est juste une crackhead”, lance un commerçant de Kentish Town Road, sur le pas de sa porte alors que la frêle Amy Winehouse sort du tabac d’à côté en insultant les trois paparazzi qui la traquent. “Fuck off!”, crie-t-elle à la ronde en hâtant le pas, malheureusement emboîté par les “paps” qui ont décidé de ne pas la laisser en paix. On est en 2008, un matin de printemps. Et tel est depuis quelques annés le quotidien de la diva soul qui a jeté l’ancre dans le quartier mythique de Camden.

Perchée sur ses hauts talons compensés, ses jambes nues font figure d’allumettes et contrastent avec sa volumineuse choucroute brune que des milliers d’adolescentes ont un jour essayé de copier, Amy Winehouse fait déjà partie, à 24 ans, des grands noms de Camden, de la dynastie des musiciens et des artistes qui ont fait de ce quartier de Londres un îlot en perpétuelle effervescence. Des frasques d’Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine au 19ème siècle aux punks des années 70 en passant par les débuts de Madness en 1980, Camden rime avec excès et bouillonnement musical. Une tradition qui s’essouffle un peu dans les années 90 quand les quartiers branchouilles de Hoxton et Shoreditch commencent à prendre le dessus.

Puis un noyau dur de rockers de la tradition drogues, sexe et rock and roll, mené par Pete Doherty, reprend le chemin de la Northern Line et redonne à Camden le côté “trash” qui lui appartient. Devenue en deux albums une des chanteuses les plus talentueuses et connues du Royaume-Uni, Amy suit le mouvement. Oiseau de nuit, elle devient l’égérie du Hawley Arms et du Good Mixer, deux pubs mythiques de Camden Town. Puis il y a ce qu’on ne voit pas, les fins de nuit au crack, les excès que l’on devine et le gâchis que l’on imagine : l’image de crackhead que le coiffeur de Kentish Town Road rappelle à chaque passant et client qui ose évoquer le nom de la chanteuse.

Mais ce n’est pas cette image que l’on veut garder ni celle que l’on gardera. Amy Winehouse, la voisine illustre de Camden, aura marqué les rues de sa démarche incertaine et les pubs de sa voix inoubliable. C’est sa présence et son talent extraordinaires qui resteront dans les cœurs. Alors que la plupart des hommages qui lui sont adressés sont signés de l’épitaphe RIP (Rest in Peace), une partie de nous voudrait que le refrain de Rehab ne quitte jamais notre mémoire.

E.B.

 

Boutique et collection “Lucy in Disguise” : la vintage touch de Lily Allen

Wednesday, July 20th, 2011

La petite chanteuse aux robes de prom nights et aux grosses baskets hip-hop, rendue célèbre en 2006 par le tube Smile, en a fait du chemin ! Celle qui parcourait LDN (London) dans le clip du même nom chevauchant sa bicyclette a l’art de caracoler en tête des hits-parades, de faire la une des magazines people mais aussi des magazines de mode comme Vogue et compagnie.

Lily Allen : une fashionista, des tendances…
Il faut dire que Lily a toujours une tendance d’avance. Pour son mariage, le 11 juin, la mariée en Chanel a engagé un DJ de 12 ans, Ted Lavender alias Ted At The Controls. Lily, également icône des sacs Chanel, a aussi plus d’un tour dans son escarcelle lorsqu’il s’agit de lancer des modes. Celle qui a ses débuts servit de styliste à la marque grand public New Look n’a pas eu peur de monter en gamme…

Lucy in Disguise : une boutique, une collection…
Lily a ouvert en septembre dernier avec sa soeur Sarah Owen la boutique Lucy In Disguise (jeu de mots avec le titre beatlesien : « Lucy in the Skies with Diamonds »). Dans cette boutique, on peut chiner des vêtements vintage datant des années 20 aux décennies les plus récentes, avec des pièces des plus grands couturiers comme Dior, Alaïa, Ossie Clark… On peut aussi se retrouver entre copines pour des séances de thé + essayages, se faire coiffer / manucurer vintage pour s’assortir à sa robe fraîchement dénichée. Mais Lily et sa soeur en voulaient encore plus !

Sur le marché depuis le début du mois, la collection Lucy In Disguise comporte 18 modèles inspirés de la mode du vingtième siècle, de la robe pour aller boire le thé dans les années 1940 chez Fortnum & Mason au petit ensemble de plage rétro baptisé Antibes pour se la couler douce sur la plage de la French Riviera. Des tenues à se faire rapporter d’Angleterre car la collection est commercialisée chez Harvey Nichols ou dans la boutique de Lily, Lucy in Disguise, sur le point de déménager à Soho. En effet, la boutique, actuellement à Covent Garden s’apprête à s’installer sur Lexington Street à partir du 1er août. Et du 4 au 31 juillet, elle s’offrira un pop-up store au coin de la même rue ! Si l’envie de vous looker vintage vous prend sans que vous ne prévoyiez de voyage en Grande-Bretagne, pensez à surfer sur le site de la boutique pour shopper en ligne les tenues retro de votre été sexy !

F.A

 

http://lucyindisguiselondon.com

Lucy In Disguise
10-13 King Street
Covent Garden
London
WC2E 8HN
Telephone: (+44) 207 240 6590

Opening times:
Monday – Saturday: 11am – 7pm
Sunday: 12pm – 6pm

Bright Club : Quand rire n’empêche surtout pas de réfléchir

Tuesday, July 19th, 2011

Au Bright Club, non seulement les grands esprits se rencontrent mais ils se fendent aussi la poire ! Deux fois par mois, dans un pub du cœur de Londres, des universitaires se mêlent à des humoristes pour aborder avec le plus grand humour des thèmes aussi hétéroclites et variés que le monde, la nourriture, ou encore tout ce qui est gros ! Bienvenue au Bright Club, où rire et réfléchir font bon ménage.

 

Toutes les deux semaines, on fait la queue devant le Wilmington Arms pour assister à une des fameuses soirées de Bright Club. “Pourquoi aller au pub quand on peut aller au Bright Club, interroge Juliet, une adepte des soirées du “club intelligent”, on y trouve tous les avantages du pub, et en plus on apprend toujours quelque chose en rigolant!”, poursuit-elle. Juliet, comme de plus en plus de Londoniens, est une adepte de ce club qui existe depuis deux ans. C’est à deux scientifiques de UCL (University College London), Steve Cross et Miriam Miller, que l’on doit le brevet de cette idée fumeuse.

 

Mettre au placard la timidité des scientifiques

 

Ils sont partis du postulat que la taille du fossé entre ceux qui détiennent le savoir et ceux qui en ont soif n’allait pas en diminuant. “Toute ma vie, j’ai traité des sujets objectifs. D’où mon manque d’aptitude naturelle et d’expérience dans les relations avec les gens”, a déclaré Einstein lorsqu’on lui a demandé en 1952 de devenir le président d’Israël. Et le génie de la physique quantique n’est pas le seul à ne pas se sentir à l’aise en société. Des chimistes aux pulls troués par des giclements d’acide aux mathématiciens qui ont du mal à redescendre de leurs nuages qui tendent vers l’infini, les scientifiques ont bien souvent un dénominateur commun : la timidité et, conséquemment, toutes les peines du monde à communiquer leur savoir et leurs trouvailles. Alors pourquoi ne pas se faire rencontrer des humoristes et des scientifiques pour aider ces derniers à surpasser leur timidité ?

 

Apprendre et transmettre en rigolant

 

 C’est ainsi que naît en mai 2009 la première soirée du Bright Club. “On a juste donné aux intervenants quelques tuyaux très simples : partir de détails ou d’exemples, avoir des opinions fortes et rebondir quand le public réagit”, explique Miriam. Et depuis, la mayonnaise n’a jamais cessé de prendre puisque le Bright Club est passé d’un rendez-vous mensuel à une soirée tous les quinze jours et qu’il a fait des petits dans d’autres villes du Royaume-Uni telles que Cardiff.

 

 D’un physicien qui vulgarise, à coups de grands gestes, le fonctionnement de l’accélérateur de particules du CERN à Strawberry & Cream, deux chanteuses qui passent des particules à des chansons sexys qui tournent autour du thème de la soirée : “big”, Juliet se régale tout comme ses comparses. Les rires fusent et l’expression “faire un bide” ne fait pas partie du vocabulaire des soirées du club intelligent. “Le Bright Club, c’est aussi super pour rencontrer des gens avec qui on a des atomes crochus !”, conclut Juliet sur qui visiblement le sens de l’humour ambiant a déteint !

 

bright club

 

 

Prochaine soirée du Bright Club, le 19 juillet : http://www.brightclub.org/

E.B.

Tout savoir sur… « Cauchemar en cuisine » l’émission culinaire avec Gordon Ramsay

Friday, July 8th, 2011

Qui ? Né en 1966, Gordon Ramsay est un chef écossais triplement étoilé par le guide français Michelin. Auteur de nombreux livres de cuisine, ce créateur de restaurants dans le monde entier, est devenu une star de la télé. C’est à Gordon Ramsay que la Grande-Bretagne doit la présentation de « Masterchef ». C’est aussi lui qui, à coups d’invectives et de jurons, testait de potentiels commis de cuisine dans l’émission « The F Word » qui désigne l’expression « fu** », juron préféré du cuisinier. Gordon Ramsay, l’homme qui fait chauffer l’ambiance sur un plateau ou derrière des fourneaux…

Quoi ? « Cauchemar en cuisine » est le titre V. F de l’émission de télé-réalité « Ramsay’s Kitchen Nightmares ». Dans ce show TV, Mr Ramsay vient à la rescousse de cuisiniers dont le restaurant et la réputation sont pratiquement grillés. Pour éviter la faillite et que le personnel ne rende son tablier, l’Ecossais concocte un plan d’action à sa façon. Sa recette pour le succès d’un restaurant ? Des produits archi-frais, une carte aux saveurs nouvelles et un personnel aux petits oignons…

Quand ? Gordon Ramsay nous régale tous les lundis soirs à 20h40. Il ne tourne d’ailleurs plus de nouveaux épisodes et se consacre désormais à de nouveaux projets télévisuels. Heureusement, nous avons déjà de nombreux épisodes à nous mettre sous la dent !

Où ? L’émission se visionne sur W9 en direct et en replay. Mais en réalité, le cuisinier débarque dans les restaurants de Grande-Bretagne, de France et d’Espagne.

Pourquoi ? Le côté sauveur de Gordon Ramsay plaît évidemment à ceux qu’il secourt, certes, mais aussi au public. C’est sa personnalité piquante qui rend le programme particulièrement croustillant. D’ailleurs, il semble que la France ait « son » Gordon Ramsay, enfin presque. Philippe Etchebest, chef étoilé, ancien boxeur et rugbyman, a inauguré en avril sur M6 la version française de « Cauchemar en cuisine »…  La formule gagnante pour faire saliver le public en français ou en anglais est toujours : « cuisine et remontrances ». Mais à côté du trashy Ramsay, Etchebest, un peu trop gentleman, donne peut-être moins de piment à « Cauchemar en cuisine ».

 

F.A

Tali Lennox : Telle mère telle fille

Wednesday, July 6th, 2011

A 17 ans à peine, Tali Lennox, fille d’Annie, est le mannequin de l’année. D’une Fashion week à l’autre, son visage aquilin et son allure unique la projettent au firmament d’une nouvelle génération de mannequins stylés qui n’ont pas peur d’avoir une forte personnalité…

 

Fille de la célèbre Annie Lennox, qui faisait vibrer les coeurs et les corps avec Sweet Dreams, et du producteur de disques israélien Uri Fruchtman, Tali Lennox est une enfant de la balle. Une fois son bac en poche, elle devient en quelques mois l’étoile montante des défilés de mode, l’égérie de la marque Acne et le nouveau visage du créateur Julien Macdonald. Son style, elle le décrit volontiers comme étant un mélange de “de vintage et de vêtements d’occasion, avec des éléments de grunge, de lolita, de rockabilly, un petit côté retro années 70, un soupçon de chic français et enfin une petite touche “mod”… Voilà une jeune fille qui sait déjà bien ce qu’elle aime et qui n’a pas peur de l’afficher. Tout comme sa personnalité, ses goûts et ses passions : Patti Smith, les films de Sofia Coppola et les documentaires.

 

Avec Tali, c’est toute un nouvelle génération de mannequins qui prend son envol.  Une génération qui n’a pas peur de revendiquer des styles et des personnalités uniques. On est loin des années 90 et des jeunes filles passe-partout aux looks et aux regards identiques. De Pixie et Peaches Geldof à Daisy Lowe en passant par  l’androgyne tatouée Freja Beha, les nouveaux mannequins du cru 2011 ne font pas que mettre en valeur les créations des designers, elles leur donnent un tout nouveau panache. Quant à l’avenir, il ne préoccupe pas miss Lennox, “je n’ai pas peur du jour où ma carrière de mannequin s’arrêtera car de toute façon, j’ai envie de me consacrer à ma vraie passion : créer”. Et on ne se fait pas de souci pour le développement personnel artistique de la jeune femme. Comme dirait l’autre, elle a de qui tenir !

 E.B.