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Archive for June, 2011

Les objets trouvés du métro londonien s’exposent

Wednesday, June 29th, 2011

Avez-vous déjà perdu ou oublié quelque chose dans le métro londonien, le bus ou le train? L’exposition “The Last Collection” est là pour vous aider à retrouver ce qui vous appartient et surtout pour vous faire découvrir un échantillon du monde extraordinaire des objets trouvés.

 
 C’est dans une galerie de l’est branché de la capitale, le KK Outlet, que vous découvrirez une collection d’œuvres d’art et d’objets totalement hétéroclite : D’un grand tirage fascinant d’un couple sur un manège de fête foraine à un paysage à l’acrylique qui ressemble plus à une croute qu’à un Renoir en passant par une valise remplie de dentiers, les pièces présentées ont un seul point commun : elles appartiennent à des inconnus. Des inconnus qui les ont laissées derrière eux, par oubli ou par négligence et que d’autres inconnus ont ramassées, récupérées avant d’aller leur donner un nouveau toit, celui des locaux des objets trouvés de Transport for London (TFL), à Baker Street.

 
Restituer ces trouvailles en tous genres à leurs propriétaires : telle est la mission du bureau des objets trouvés de TFL. Pour arriver à ses fins et désengorger les milliers d’étagères d’objets orphelins tous étiquetés et référencés, Transport for London fait preuve d’initiatives originales. Il y a plus de 2 ans, le bureau des objets trouvés engageait un photographe, Ed Aves, pour photographier les locaux, les objets et capturer l’aspect insolite et incongru du mélange inattendu des genres. Son travail photographique qui fut à l’époque publié dans de nombreux magazines ouvre ou ré-ouvre les yeux sur ce bureau des objets trouvés dont beaucoup avaient oublié l’existence ou tout simplement ne la connaissait pas. 

 

 

 

Depuis quelques semaines, le bureau des objets trouvés a franchi une nouvelle étape, celle du monde élitiste des galeries d’art de Hoxton Square et tout particulièrement du KK Outlet, voisin de la fameuse Whitecube. Un curieux mélange de peintures et de photographies ornent les murs de la galerie : une collection de paysages et de portraits peints à l’acrylique, à l’huile ou à l’aquarelles et de tirages photos qui ne semble avoir ni queue ni tête. On y trouve du meilleur – comme ces photos de groupes de personnes surimprimées sur du papier calque- comme du pire – des croutes que l’on imaginerait même pas accrochées dans la pire des salles d’attente. Sans compter des objets comme une bouée de sauvetage, des béquilles ou des pagaies dont on n’aurait pas imaginer que le destin les rendent orphelines…

 

Mais qu’importe ! le visiteur ne vient pas seulement pour voir de l’art, il est là par curiosité, pour découvrir à quoi une collection d’objets et d’œuvres abandonnées peut ressembler. Peut-être aussi parce qu’un jour, dans un moment d’étourderie, il a perdu un objet auquel il tenait et qu’il espère le voir réapparaître au milieu de ses camarades abandonnés. C’est ainsi que depuis le début de l’exposition, cinq personnes ont déjà reconnu leurs biens et se les verront restituer quand elle se terminera. Mais il ne s’agit pas seulement de restitution, cette exposition unique et originale lève enfin le voile sur une collection d’objets insolites, habituellement voués à croupir sur des étagères poussières et tristement identiques du bureau des objets trouvés.

 

E.B

 

  

http://www.kkoutlet.com/art/2011/the-lost-collection

Le quidditch, sport fétiche d’Harry Potter, peut-être bientôt le vôtre ?

Monday, June 27th, 2011

Si vous aimez l’univers d’Harry Potter, vous connaissez peut-être presque tout sur les règles du quidditch qui se joue avec 4 balles, avec des joueurs à cheval sur un balai volant dans les airs… En 2005, des étudiants du Vermont (USA) créaient le muggle quidditch *, un sport terrestre, nécessitant tout de même l’utilisation d’un balai. Ce sport qui a fait des émules dans le monde entier a, bien entendu, sa fédération l’AIQ (Association internationale de Quidditch) et environ 700 équipes dont 3 françaises. Peut-être rejoindrez-vous une de ces équipes : la Toulouse muggle quidditch, la Nantes muggle quidditch ou la Noble Gentlemen quidditch French team de Paris ?
Mais d’abord, mieux vaut savoir si le quidditch est fait pour vous. Vous aimerez ce sport si…
 
1-Vous vivez vraiment dans le monde d’Harry Potter !
En effet, il vaut mieux aimer l’univers de l’apprenti sorcier de Poudlard pour accepter de courir sur un terrain de sport avec un balai entre les jambes. Car pour ceux qui n’aiment pas Harry Potter, le quidditch est une activité ringarde et loufoque qui suscite de nombreux sarcasmes ! Et contrairement à Harry, les joueurs de muggle quidditch ne disposent pas d’une baguette magique pour faire taire les moqueurs.
 
2-Vous êtes réellement sportif !
Même si en vous imaginant sur un terrain de sport avec un balai, vous vous dites que l’activité est à la portée de n’importe quelle ménagère traquant les moutons, vous vous mettez le manche à balai dans l’oeil jusqu’à la brosse. Si le quidditch attire des “intellos” pas sportifs, il attire aussi des fans de sports comme le foot , le sofball et le rugby, capables de courir vite et d’encaisser coups et chutes, inhérents à ce sport de contact…
 
3-Vous avez un mental de champion(nne) !
Le quidditch est un sport sérieux qui a sa propre coupe du monde et ses nombreuses règles d’arbitrage : il y en aurait environ 700. Quant aux règles exactes du jeu, assez complexes à exposer, elles sont beaucoup plus compréhensibles quand on assiste à un match. Alors, pour savoir si vous êtes à 100 % fait(e) pour jouer au quidditch, allez voir un match, en contactant les équipes françaises via Facebook ou en assistant à la prochaine Coupe du monde, les 12 et 13 novembre 2011 à New York.
 
*quidditch des moldus (littéralement “quidditch des non-sorciers”)
 
F.A

http://www.internationalquidditch.org

Source : Courrier international

 

 

French Letter : le préservatif British « vert » pour draguer utile…

Wednesday, June 22nd, 2011

A coup sûr, vous êtes écolos jusqu’aux sous-vêtements… mais l’êtes-vous jusqu’au bout de la… biiiiiiiiip ?

 

Cet été, l’ingrédient indispensable de toutes vos soirées hot pourrait bien être le préservatif signé French letter. Parce que des préservatifs British écologiques, c’est en soi plus exo /éro-tique que des préservatifs lambda, une véritable invitation à un voyage sensuel… Mais pas seulement !

 

Le préservatif vert, pour draguer « culturel »…

La seule appellation « French letter » vaut bien une leçon particulière d’histoire coquine. Déjà, il faut savoir que le terme « condom » (préservatif en anglais) ne vient pas du nom d’un certain docteur Condom, médecin anglais qui aurait vécu au XVIIIe siècle. Il aurait inventé un étui pénien en boyau de mouton, visant à protéger de la syphilis.

 

En réalité, « condom » est l’adaptation du terme latin condum du verbe latin condere (cacher, protéger). Quant à l’objet, il existerait apparemment depuis l’Egypte ancienne…

 

Au sujet de la « French letter, » littéralement : « lettre française », son origine est incertaine. La France est synonyme de sensualité et de sexualité et inspire dans de nombreux langues des expressions à caractère sexuel : « French kiss » en anglais, « Der Pariser » pour « préservatif » en allemand… De plus, « French letter » (lettre française) est une expression à la fois romantique et puritaine car volontairement peu évocatrice de l’utilisation de l’objet qu’elle désigne. Avec une histoire aussi variée et complexe, vous aurez des soirées entières pour débattre de la capote anglaise (terme apparu dans la deuxième moitié du XIXe siècle) avec votre partenaire, peut-être écologiste convaincu(e) ?!

 

Le préservatif vert pour draguer écolo…

Même si la marque French letter n’a pas dans son nom de connotation écologique, son produit et sa démarche, y vont carrément.

 

Au niveau matière première, le caoutchouc entrant dans la composition des préservatifs French Letter est un produit naturel issu du commerce équitable. Ainsi, les employés des plantations de latex d’Inde et du Sri Lanka bénéficient de salaires plus conséquents et d’une amélioration de leurs conditions de vie et de travail (accès à l’éducation, aux soins médicaux, à une retraite).

La compagnie French Letter peut aussi se vanter d’avoir un bilan carbone neutre et travaille actuellement à son prochain objectif : devenir une entreprise à « Zéro déchet ».

 

Pensez donc, même dans l’euphorie de l’amour à ne pas « oublier » votre French letter usagée dans la nature, où que vous passiez votre été. Thank you!

  

F.A

 

http://www.frenchlettercondoms.co.uk

 

Sources : Arte, leroidelacapote.com

 

London squatters calling !

Monday, June 20th, 2011

Alors que les squatteurs londoniens étaient plutôt connus pour leur discrétion, la nouvelle génération n’hésite pas à allier coups de force et coups médiatiques pour attirer l’attention sur une ville et une société où l’écart riches-pauvres ne fait que se creuser

 

Il y a un peu plus d’un mois, un groupe d’activistes répondant au nom de Really Free School offraient gratuitement des cours de dessins avec des modèles en chair et en os dans un ancien pub squatté à deux pas de la National Gallery. Depuis, les propriétaires, domiciliés quelque part dans un paradis fiscal des Caraïbes, ont eu raison des squatteurs et les ont fait expulser. Mais la Really Free School n’a pas dit son dernier mot et propose sans doute déjà d’autres cours – ils ne se limitent pas à l’art. Vous trouverez au programme de “l’espagnol pour activistes” ou encore “Comment occuper un bâtiment”- derrière les murs d’un nouveau squat londonien.

 

Une nouvelle génération de squatteurs

 

Généralement, les squatteurs n’aiment pas attirer l’attention sur eux mais depuis quelques années et les coups de force médiatiques de groupes tels que le DA! Collective ou la RFS, la donne a changé. Leurs cibles : des demeures ultra-cossues de Mayfair (dont une appartenant à Guy Ritchie), quartier le plus riche de Londres, laissées inoccupées par des propriétaires sans doute trop occupés ailleurs d’une autre propriété à l’autre… Un de leurs messages : attirer l’attention sur l’écart riches-pauvres qui se creuse et toutes ces maisons vides alors que tant de Londoniens bataillent pour payer leurs loyers et sont devenus les rois et les reines de la colocation… En effet, jamais Londres n’a eu autant de maisons inoccupées (plus de 82 000 selon l’association Empty Homes Agency) et malgré la récession, les prix de l’immobilier continuent à grimper ne faisant qu’accroître les inégalités sociales.

 

Des squats artistiques aux galeries huppées

 

Pendant que le DA! Collective et la RFS commençaient à se faire remarquer, une autre scène “squats” évoluait doucement mais sûrement, celle des squats artistiques : des collectifs d’artistes, notamment The Oubliette, s’emparaient d’anciens entrepôts, de maisons inoccupées et en faisaient des galeries, des théâtres, organisaient des fêtes et des raves mémorables comme à la 491 Gallery à Leytonstone ou dans les squats de Peckham comme la “Art House” sur Lyndhurst Way (les artistes de cette dernière sont aujourd’hui représentés par une galerie de Bond Street qui a pignon sur rue : la Hannah Barry Gallery). Et il n’y a pas que ces derniers qui sont sortis de la scène “squats”. Des pièces de théâtre ont eu des critiques dans des magazines d’envergure nationale. Des groupes de rock ont fait leurs premiers pas sur le bitume d’entrepôts squattés où la température polaire obligeait le public à pogoter…

 

 

 

Les squatteurs s’unissent

 

Certains choisissaient ce mode de vie pour le lifestyle et n’étaient que des artistes prétentieux”, constate un étudiant activiste de 26 ans de la RFS qui souhaite rester anonyme. “Ce qu’on peut voir depuis décembre – et notamment les révoltes étudiantes – c’est un lien sans précédent entre les différentes communautés de squatteurs : il y a les étudiants, les artistes, les squatteurs “professionnels”, les agitateurs politiques, les hackers… Tous ces gens partagent leurs contacts, leurs infos…”, poursuit-il.

 Bien sûr, il y a le cas particulier de la maison du fils Kadhafi squattée depuis le début du conflit lybien par le groupe “Topple the Tyrants”. “Des occupations étudiantes à la maison Kadhafi, il existe un point commun : la réappropriation de l’espace”, conclut notre étudiant.

 

Mais le monde des squatteurs n’est pas seulement constitué d’artistes, d’étudiants et d’activistes… “Vous seriez surpris de voir qui sont les squatteurs”, affirme Dan, un des fondateurs de The Oubliette. “J’ai connu des anciens des services secrets britanniques, des docteurs, des profs, des fascistes, des malades mentaux, des petites frappes et des gangsters…”, poursuit Dan, qui a vécu 9 ans dans des squats. “Et puis surtout il y a ceux qui cherchent refuge, tout simplement”, conclut-il. A l’heure où le gouvernement annonce un renforcement des lois anti-squats, qu’annonce-t-il pour améliorer sa politique de logement social ?

 

 

E.B.

Les Gypsy Kings d’Appleby

Tuesday, June 14th, 2011

Chaque année, le charmant village d’Appleby dans le Cumbria au nord-ouest de l’Angleterre, est le spectacle d’un rassemblement hors du commun : celui des gens du voyage du Royaume-Uni. Du 2 au 6 juin s’est tenue la grande foire aux chevaux d’Appleby qui est, depuis des siècles, le prétexte idéal pour des milliers de Travellers (en majorité Irlandais) de retrouver famille, amis et de faire la fête !

 

“On vient tous les ans. Pour rien au monde, on ne raterait Appleby. C’est important pour notre culture, s’exclame Danny un Irish Traveller qui vit au nord de Londres, on retrouve des amis ou de la famille, on se balade le long de la rivière pour regarder les chevaux se baigner, c’est magique Appleby !”, poursuit-il. Et oui, c’est magique, même si on n’est de passage qu’en simple touriste. L’endroit,est digne d’une carte postale d’un village tout droit sorti d’un roman d’Agatha Christie : vieilles maisons en pierre, petit pont qui traverse le village et relie les rives de la rivière Eden. Ca ne s’invente pas : on est aux portes du paradis. La rivière devient d’ailleurs une des attractions majeures de ce long weekend de foire. C’est là que les Gypsies viennent laver leurs chevaux. Un moyen aussi de les exhiber. Les milliers de Travellers qui ont installé leurs caravanes sur la colline qui surplombe le village sont aussi là pour vendre et acheter des chevaux. Et pas n’importe lesquels : les gitans britanniques sont connus pour élever une race de  poneys particulièrement recherchée, celle des Fell Ponies.

 

 

Du village pittoresque au campement kitsch sur la colline

 

“Vous voyez, c’est sur ce chemin qui sépare les deux champs là-haut que les vendeurs et les acheteurs font leur business, indique Danny. C’est là-bas qu’ils les font courir”. poursuit-il avant d’entamer sa petite balade d’un stand à l’autre de la foire. Car Appleby, ce n’est pas seulement les chevaux mais tout le folklore qui va autour : des étals de fringues et d’accessoires cheap et kitsch, des caravanes de burgers, de beignets, de frites, de la porcelaine et du mobilier pour caravane clinquants au possible ! Sans oublier les traditionnelles caravanes de diseuses de bonne aventure qui pour un fiver (billet de5) vous prédisent que l’argent va finir par arriver et qu’un bel étranger vous attend quelque part. Bref, se balader dans les allées bordées de stands et de caravanes des champs d’Appleby est un dépaysement assuré…

 

Le monde inconnu des Irish Travellers

 

… et la découverte d’un autre monde, d’une communauté inconnue de la majorité d’entre nous. Quand on pense au terme “gens du voyage”, les premières images qui nous viennent à l’esprit sont celles de Roms originaires d’Europe de l’Est. Mais de ce côté-ci de la Manche, les gitans sont en majorité des Irlandais. Danny fait partie des 20 à 30 000 Irish Travellers installés en Grande-Bretagne. Leur origine remonterait à la grande famine de 1840 ayant contraint des dizaines de milliers d’ouvriers agricoles affamés à prendre la route à la recherche d’emplois journaliers. Depuis, beaucoup sont venus tenter leur chance en Grande-Bretagne et ont gardé ce mode de vie nomade en continuant à travailler comme saisonniers, ferrailleurs ou encore ouvriers dans le bâtiment. Quant aux filles, elles sont élevées dans le respect des traditions catholiques et se marient très jeunes au sein de la communauté. D’ailleurs, c’est samedi soir : les filles sont sur leur trente et un : talons hauts et tenues hyper sexy sur bronzage carotte à l’auto-bronzant. C’est souvent pendant le long weekend d’Appleby que l’on rencontre l’âme sœur… Et, surtout, ce n’est pas tous les jours que l’on arpente les rives de l’Eden !

 

 

 

E.B.

Pour en savoir plus : http://www.applebyfair.org/

L’œuvre photographique remarquable de Paul Graham à la Whitechapel Gallery

Wednesday, June 8th, 2011

Jusqu’au 19 juin, la Whitechapel Gallery expose 25 années de l’œuvre du photographe anglais Paul Graham. Une œuvre sociale et artistique à couper le souffle, une vision de notre monde à ne manquer sous aucun prétexte.

 

Ce sont d’abord des visages de Japonaises qui accueillent le visiteur, des visages pâles, dont l’expression est difficile à définir : étonnée, amusée et réservée à la fois. Des inconnues que l’on aurait voulu rencontrer mais dont on aurait jamais pu saisir et garder une si belle image. Paul Graham, lui, a su.

 

Puis, on passe derrière ce premier pan de mur, et c’est la misère sociale anglaise des années 80 qui sautent aux yeux. On se trouve plongé dans l’univers sordide des salles d’attente des services sociaux qui attribuent les allocations. “Beyond Caring”, ce sont des gens qui attendent, assis, avachis, ternes, des gobelets et des journaux froissés jonchent le sol des ces salles glauques. Au centre d’une des photos de la série, une seule personne se tient debout, une toute petite personne tout de rose vêtu. Du haut de ses 2 ou 3 ans, elle fixe l’appareil photo, un éclair d’espoir dans la misère résignée qui l’entoure.

 

En face de cette série poignante, le regard se repose de la misère des années Thatcher et se pose sur des paysages magnifiques aux allures de campagne anglaise. A première vue, on se demande ce que cette soudaine verdure, certes très joliment photographiée, apporte à l’exposition. Puis l’œil se fige sur un détail qui fait toute la différente : A la cime d’un arbre sans doute plusieurs fois centenaire et centré dans la photo, flotte l’”Union Jack”. Et la campagne n’est pas anglaise mais irlandaise. Sur une photo voisine, c’est un hélicoptère qui vient déranger la tranquillité d’un autre paysage champêtre. On est en Irlande du Nord, au temps des “Troubles”, en pleine guerre civile – la série s’intitule “Troubled Land” - . Et plutôt que nous montrer le conflit en noir et blanc, au cœur des émeutes et des affrontements urbains, c’est la suggestion que Paul Graham choisit volontairement. La violence des “Troubles” n’en est pas pour autant atténuée. Au contraire, les images du photographe montrent à quel point – jusqu’aux confins de champs déserts – le pays était imprégné par des décennies de conflits.

Quant à l’armistice, il choisit de la représenter par une série de tirages en noir et blanc qui représentent des cieux nuageux. Le titre de la série : “Ceasefire” (Cessez-le-feu).

 

Il est temps de monter à l’étage, de changer de continent et de découvrir la vision de Paul Graham sur l’Amérique où il vit aujourd’hui. Son œil britannique et “social” se pose sur des quartiers de banlieue délabrés. Et son esprit suggestif et aventurier s’en donne à cœur joie. L’artiste n’hésite pas à toucher à la technique pour accentuer son message. Il surexpose ses images à outrance ou les assombrit en saturant les couleurs, comme s’il avait voulu se mettre à la place du citoyen moyen américain qui ne veut pas voir cette misère.

 

C’est sur ces images délavées ou trop foncées d’une Amérique qui manque de nuances que l’exposition se termine, malheureusement, car on en demande plus. Le regard de Paul Graham sur le monde est captivant et sait, superbement, lier art et politique. A ne manquer sous aucun prétexte.

 

E.B.

 

Paul Graham à la Whitechapel Gallery jusqu’au 19 juin : http://www.whitechapelgallery.org/exhibitions/paul-graham-photographs-1981-2006

 

 

Festival Street Arts in Amiens / La rue est à Amiens : du 17 au 19 juin 2011

Monday, June 6th, 2011

En 2010, le Festival Street Arts in Amiens nous invitait entre autres à prendre part à un freak show. L’édition 2011 décline le cirque et la Grande-Bretagne à l’infini qu’il s’agisse de manière monumentale, musicale ou féminine… Présentation de trois incontournables.

 

 ”Barricade” par la compagnie Nofit State

“Barricade” est l’un des spectacles les plus attendus du festival. Cette performance de cirque a pour thème la construction d’un chapiteau, entreprise entrecoupée de nombreuses surprises. Quoi de British dans ce thème ? La compagnie Nofit State et l’énergie qu’elle dégage. La compagnie Nofit State est née au Pays de Galles en 1986 au coeur de l’ère Thatcher, frappée par le chômage. C’est alors qu’un groupe d’étudiants se lance dans des spectacles de jonglage pour faire un pied de nez à la crise, en refusant d’avoir un métier comme tout le monde. 25 ans plus tard, la compagnie s’est professionnalisée et reçoit des subventions mais garde le côté authentique, passionné et engagé de ses débuts ! Spectacle Nofit State : vendredi 17 juin 22h30 et samedi 23h15, devant le cirque d’Amiens.

 

“Mario Queen of the Circus”

Casquette et tenue cuir de biker façon Freddie Mercury, voici Mario, jongleur latino féru du groupe British Queen… L’Américain Clarke McFarlane alias Mario fait du monocycle sur Bicycle Race , étonne les demoiselles avec son numéro de balles sur Love Of My Life, fait chanter le public sur We Are The Champions…  Ce super Mario-là, héros de la scène et non d’un jeu vidéo a su concocter avec très peu de matos mais beaucoup de malice un show rock and drôle qui nous fera ressortir nos vieilles compils de Queen !

Spectacle Mario Queen Of The Circus : samedi 18 juin : 17h30, rue Vion, Quartier Saint-Acheul (Amiens) ; dimanche 19 juin spectacles 16h15 et 18h30 rue des Trois Cailloux, centre ville (Amiens) 

 

“Femme exposée” avec Abigail Collins

Danseuse et comédienne londonienne, Abi(Gail) Collins se produit seule dans la rue. Dans le spectacle “Femme exposée”, elle incarne Katinka, unique rescapée d’un cirque russe qu’elle va chercher à recréer en prenant le public à partie… Ainsi, les valeureux spectateurs se retrouvent assignés au rôle de danseurs classiques. le décor urbain sert de scène et d’accessoires à l’artiste, prête à prendre tous les risques car le ridicule n’a jamais tué personne. Une once de Monty Python pour une performeuse qui nous rappelle que clown n’est pas qu’un métier d’homme ?!

Spectacle Abi Collins, samedi 18 juin : 18h30 avenue de Londres, Quartier Saint-Acheul (Amiens)

 

http://w2.amiens.com/artsdelarue / 03 22 35 40 41

 

 

F.A


Crédit photo: “Mario, Queen Of The Circus”

English Wine Week : jusqu’au dimanche 5 juin 2011 !

Wednesday, June 1st, 2011

Depuis le samedi 28 mai jusqu’au dimanche 5 juin 2011, l’Angleterre fête ses vins.  Cette semaine festive propose une série de rendez-vous aux amateurs et aux curieux.

Ces jours-ci, de nombreux vignobles anglais s’ouvrent au public pour des visites, des cueillettes mais aussi des dégustations vins-fromages et des repas gastronomiques. L’English Wine Week s’invite également dans les restaurants pour des menus autour du vin et des leçons d’alliance vins et mets.

Ces événements vous surprennent : vous n’imaginiez pas que l’Angleterre était un pays producteur de vin ?

Eh bien, si ! Qu’il s’agisse de vin pétillant inspiré du Champagne, de vin rouge et de vin rosé ! Le vin anglais bénéficie d’ailleurs d’une renommée de plus en plus importante. La Cornouailles peut se vanter de ses 23 vignobles, ainsi que d’autres régions du Sud de l’Angleterre au climat propice comme le Devon, le Kent et East Anglia. Pourtant, le vin anglais se produit aussi dans le nord, comme dans les environs de Leeds.

Voici les noms de deux grands crus, médaillés à l’international,  à goûter lors d’un voyage en Angleterre : un Camel Valley Bacchus, vin de Cornouailles. Le Nyetimber 2003 Classic Cuvee, vin du West Sussex.

Tout cela vous donne envie de goûter à ces English wines ? Avec modération, bien sûr ! Alors, « A votre santé ! » ou plutôt « cheers ! » en V.O !

http://www.englishwineweek.co.uk

Source : http://www.choosebritish.co.uk

 

 F.A.