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Archive for May, 2011

Des pubs cachés… à moitié prix !

Monday, May 30th, 2011

A l’heure où le prix d’une pinte est sur le point de passer la barre douloureuse des £ 4, il existe encore quelques refuges où l’on peut boire tout autant, mais pour la moitié du prix… Découvrez le monde mystérieux de la brasserie Samuel Smith, dont la stratégie publicitaire est de rester caché.

 

Vous pouvez toujours courir d’un pub à un autre, vous ne trouverez jamais d’enseigne Samuel Smith. Et oui, franchir les portes d’un pub Samuel Smith, ça se mérite, ou en tout cas, ça demande un petit effort d’investigation… Il y a plus de 10 ans, cette brasserie du Yorkshire vieille de 250 ans a volontairement décidé de retirer toute enseigne extérieure portant son nom. Derrière cette mesure drastique et que l’on pourrait qualifier d’anti-commerciale, se cache une volonté de redonner aux 300 pubs de la marque leur cachet d’origine.

 

 

D’ailleurs, dans un pub Samuel Smith, on n’écoute pas de musique et il n’y a pas de télé. On vient au pub, comme dans le temps, pour discuter avec les autres “local” ou lire tranquillement le journal en sirotant une bière. Et justement… c’est aussi pour cela qu’un pub Samuel Smith vaut l’investigation requise et le détour, la bière y est bonne : de la blonde à la rousse en passant par la blanche. De plus, hormis trois variétés, les bières Samuel Smith sont toutes “vegan”. Un plus pour nos amateurs végétaliens.

 

 

Bien sûr, les goûteurs invétérés de bières vieillies en fût seront un peu déçus par le choix limité des bières offertes mais les cordes de leurs bourses se ressereront deux fois moins vite : un véritable bonus en temps de crise économique où noyer sa morosité dans l’alcool peut aider à passer le cap (enfin avec modération tout de même). Une baignade que les dirigeants de Samuel Smith ont compris depuis le tout début de l’existence de la brasserie. En effet, le prix des bières n’augmente qu’en fonction de celui de l’alcool.

 

D’où des tarifs accessibles qui permettent à tous de s’offrir une bonne pinte dans un “vrai” pub. Ne reste plus qu’à le trouver… Pas de panique, le World Wide Web est là pour vous aider : des petits malins ont répertorié tous les pubs Samuel Smith du Royaume-Uni. Mais à vous de chercher. Une bière à moitié prix, ça se mérite !

 

Pour en savoir plus sur Samuel Smith Brewery : http://www.samuelsmithsbrewery.co.uk/

E.B.

Les Britanniques élisent le chap de l’année

Tuesday, May 24th, 2011

Chapschap est un terme désuet qui signifie “gars”- en herbe ou confirmés, à vos tweeds et petites robes vintage, l’heure de l’élection du chap de l’année est annoncée !

 

Après les inénarrables Chap Olympiads qui se déroulent chaque été dans un square de Bloomsbury à Londres, Gustav Temple, celui par qui le chapisme arrive, a décidé d’organiser un nouvel événement d’envergure internationale : l’élection du chap de l’année. “Après les olympiades en été, notre bal de Noël en hiver, il nous manquait un événement social et mondain au printemps“, explique Gustav, quadragénaire tout de tweed vêtu. C’est suite au succès de sa rubrique “Am I a chap?” dans le magazine The Chap (1) - le magazine du gentleman moderne - créé par Gustav en 1999, que l’idée d’organiser une compétition est arrivée.

 

Chapisme, mode d’emploi

 

Mais qui sont donc les chaps et les homologues féminins, les chapettes ? leurs allures upper class - costumes en tweed aux tailleurs années 40 -, les chaps sont la cible de toutes sortes d’idées reçues. Mais détrompez-vous : les chapsne sont ni des conservateurs arrogants, nostalgiques de Maggie Thatcher, ni des défenseurs invétérés de la chasse à cour et encore moins des fashionistas en manque de nouvelles tendances ! Mais alors comment définir le chapisme qui les unit ? “j’ai horreur qu’on me pose cette question, s’indigne presque Gustav, qui est aussi l’auteur du Manifeste chap (2). Il se décide à faire un effort, tire une bouffée de tabac de sa pipe en bruyère et y va de sa définition : Le chapisme, c’est essayer de faire une différence dans le monde d’aujourd’hui par le biais du flair vestimentaire, du panache et du charme. C’est proposer une révolution par le style contre les tendances de la mode et le règne des chaînes.

 

 

Est chap qui veut

 

De plus, selon Gustav, est chap qui veut : “Tout est dans la démarche, l’effort de trouver des vêtements qui correspondent à sa personnalité, d’avoir de bonnes manières et de redonner un peu de civilité à un monde qui en manque de plus en plus. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les chaps viennent de tous les milieux sociaux, ont de 14 à 80 ans, sont de toutes nationalités. Et ils ne sont pas seulement de sexe masculin, bien au contraire, il y a de plus en plus de chapettes qui joignent nos rangs d’insurgés ! “, poursuit-il.

Vous avez de bonnes manières, du style et du panache… Alors pourquoi pas vous ? Les pré-selections de la compétition du chap de l’année sont ouvertes ! Et si vous ne vous sentez pas de taille à rivaliser avec vos camarades chaps, le spectacle est aussi dans la salle. Vous ne manquerez pas de papoter et de commencer votre révolution, par le style !

 

Pour prendre vos billets ou participer aux sélections : http://thechap.net/content/section_news/?p=547

(1) The Chap : http://www.thechap.net/

(2) Le Manifeste Chap de Gustav Temple et Vic Darkwood, publié en français aux Editions des Equateurs

 

 

 

E.B.

British Sandwich Week du 16 au 21 mai : les sandwiches en folie !

Monday, May 16th, 2011

La semaine dernière, la France célébrait son pain, envié du monde entier. Cette semaine, la Grande-Bretagne fête le sandwich : la British Sandwich Association a donc décidé de lancer un concours du sandwich le plus innovant, réservé aux plus grandes marques vendant ce produit. En effet, le sandwich serait la  plus belle invention des Britanniques, même si le plus gros vendeur de sandwiches dans leur pays est aujourd’hui l’Américain Subway. Mais nos voisin British ont bien d’autres bonnes raisons de faire tout un plat du sandwich… Les voici !
 
Tout d’abord, sachez qu’en Grande-Bretagne, ce sont chaque année 11 milliards et demi de sandwiches qui sont consommés. Acheté dans le commerce, le sandwich best-seller est au poulet. Fabriqué à la maison, il se compose de fromage et de jambon… Mais le sandwich se décline aussi façon produit de luxe. En 2006, un sandwich a été vendu sur E-Bay pour la coquette somme de 345 livres. Cette création appelée Lancaster Cheese Sandwich par son créateur, le chef Tom Bridge, contenait des truffes blanches d’Ombrie à 1700 livres le kilo !!!
 
Si la Grande-Bretagne se vante d’avoir a son actif le sandwich le plus cher du monde, elle peut aussi se targuer d’avoir élaboré le sandwich pré-emballé le plus long du monde. Ce sandwich “Marmite, thon et mayonnaise” mesurait tout simplement 2,50m et avait été réalisé par la Roberts Bakery de Norwich… C’aurait été autrement plus drôle si ce sandwich avait été fait à Sandwich, une ville du Kent connue pour être le berceau du Viagra !!!
 
Pour clore le chapitre “sandwich”, une petite page d’histoire plus sérieuse s’impose. Vous savez certainement que le sandwich est ainsi nommé car il porte le nom du Duc de Sandwich. En 1762, cet amateur de jeux de cartes demanda la préparation de tranches de viande intercalées dans des tranches de pain toasté afin de pouvoir se restaurer tout en jouant. C’est ainsi que le sandwich gagna ses lettres de noblesse car il était jusqu’alors, dans sa version non toastée, un plat du pauvre, mangé par les paysans.
 
Et vous, comment aimez-vous votre sandwich ? Toasté ou non ? Chic ou rustique ?
 
 http://www.britishsandwichweek.com
 
Source : britishsandwichweek.com


 
Crédit photo : BLT (Bacon Lettuce Tomato Sandwich) / Ollylain / Wikimédia

F.A.

Vivienne Westwood from A to Z…

Wednesday, May 11th, 2011

Même si la styliste septuagénaire la plus déjantée de Grande-Bretagne n’a pas habillé la princesse Catherine le jour de son mariage, elle reste la reine incontestée de la mode outre Manche.

 

Créatrice de vêtements mais aussi de bijoux, chaussures et parfums, la Dame se console en ayant créé la robe de Carrie Bradshaw dans le film Sex and The City (2008). Elle trouve d’ailleurs la nouvelle princesse un peu trop lisse et se ferait un plaisir de la relooker plus trash si la jeune femme venait à faire appel à elle… Il faut dire que le jour de 2006 où elle avait été anoblie par la reine, Vivienne avait volontairement oublié de mettre une culotte !  Vous pensez tout savoir sur Vivienne W ? Eh bien, non ! La voici maintenant de A à Z.

 

A  comme « Anglomania », collection emblématique de Vivienne Westwood imaginée dans les années 1990 et composée de tweeds, kilts et tartans.

B comme « Boudoir », premier parfum de la créatrice, lancé en 1998.

C comme couronne. Eh oui, Vivienne Westwood aime la famille royale. Quant au symbole de la couronne, il lui a inspiré le logo de sa marque.

D comme directeur artistique. En 1992, la créatrice a épousé son directeur artistique,l’Autrichien Andreas Kronthaler.

E comme écologie, une des causes pour laquelle Vivienne milite le plus activement.

F comme fourrure. Par conviction écologique, la dame n’a jamais utilisé de véritables poils d’animaux dans l’élaboration de ses modèles.

G comme Jean-Paul Gaultier. En effet, l’Anglaise Vivienne est comme notre JPG national, parfois appelée «l’enfant terrible de la mode ».

H comme histoire. Vivienne Westwood est passionnée de littérature et de lecture. Pour elle, chaque vêtement a pour mission de raconter une histoire.

I comme institutrice, le premier métier de Vivienne Westwood.

J comme Joseph, fils cadet de Vivienne et créateur de la marque de lingerie Agent Provocateur, qui existe depuis 1994.

K comme King’s Road, rue choisie par la styliste pour y ouvrir son magasin originellement appelé « Paradise Garage » au numéro 430.

L  comme « Let it Rock », l’un des premiers noms de la boutique de Vivienne Westwood.

M comme Malcolm McLaren, manager des Sex Pistols, qui fut le compagnon de Vivienne et le père de leur fils, Joseph.

N comme New York Dolls, un groupe punk habillé par Vivienne pour la scène.

O comme officier de l’Empire britannique, titre acquis par Vivienne en 1992. En 2006, Vivienne Westwood est devenue noble et s’appelle désormais : « Dame Vivienne Westwood ».

P comme punk, le mouvement musical et artistique dont Vivienne Westwood fut à l’origine, au cœur des Seventies.

Q comme « Queen Viv’ », le surnom de Vivienne Westwood.

R comme rebelle. Révoltée par essence, la dame a publié un manifeste intitulé Active Resistance to Propaganda. Cet écrit fait l’apologie de l’art et de la culture et la critique de la société de consommation.

S comme « Sex », nom donné à la boutique de Vivienne Westwood en pleine période punk. S  aussi comme Sex Pistols, les rockeurs punks dont les costumes étaient créés par Vivienne W.

T comme « Top 6 ». Eh oui, la reine Vivienne est reconnue comme l’une des 6 plus grandes stylistes du monde.

U comme université de Westminster. Quand Vivienne y étudia la mode, l’université s’appelait encore la « Harrow School of Art ».

V comme les peintres Vélasquez et Vermeer, deux des artistes favoris de Vivienne.

W comme « World’s End », nom actuel de la boutique de Vivienne Westwood située sur King’s Road.

X comme classé X. Le fils aîné de Vivienne Westwood, Benjamin dit « Ben » est photographe, spécialisé dans l’érotisme.

Y comme Yves Saint Laurent, THE couturier de tous les temps selon Queen Viv’.

Z comme ?? mais Vivienne nous le pardonnerait bien !

 

F.A

 

www.viviennewestwood.co.uk

Sources : Madame Figaro, Wikipédia

 

 

Crédit photo: Elisabeth Blanchet

Street Photography and the City

Monday, May 9th, 2011

Le Museum of London dévoile au public sa collection de photographies de rue dont les premiers clichés remontent à 1860. A travers 150 années de photo prises à la sauvette pour s’amuser ou plus savamment pour capturer l’instant décisif, l’exposition  révèle une multitude de facettes inattendues et surprenantes de la ville.

 

C’est chronologiquement que l’on découvre les clichés de l’exposition. Des boîtes noires grand format des débuts de la photographie au numérique des années 2000, les photos exposées entraînent le visiteur dans un voyage certes historique et documentaire mais aussi humoristique et émouvant.

 

Il y a ce garçon qui s’amuse, pendu à une corde sur une aire de jeux, une cigarette et le sourire aux lèvres, prise en 1965 par John Drysdale. Il tend sa main comme une invitation aux jeux ou pour nous montrer ce qu’il est capable de faire, tout en gardant la cigarette au bec.

 

 

Il y a cet homme au chapeau de paille en forme de stretton qui ne veut pas rater une miette du mariage royale de Charles et Diana en 1981. Il est photographié par Jime Rice, de profil l’oeil rivé sur un giroscope en carton spécialement vendu pour l’occasion.

 

 

Et cette photo de deux enfants au regard dur derrière les grilles et la fenêtre d’un misérable appartement de l”East End des années 30, prise par Margaret Monck en 1935. En un coup d’oeil, on comprend la misère du peuple d’en bas, comme le nommait l’écrivain Jack London.

 

Plus récémment, les photographes de rue se sont mis au numérique et à la couleur, certains puristes eux, prefèrent le bon vieux noir et blanc. Mais qu’importe ! L’idée est toujours la même : se balader dans la rue le regard alerte, prêt à déclencher dès qu’une scène plaît. “La photographie de rue, c’est la photographie dans sa forme la plus simple - c’est le médium lui-même”, déclare Nick Turpin, créateur du collectif de photographes de rue, In-Public.

 

La capture des scènes de rues, des expressions des visages des passants, de leurs attitudes, de leurs mouvement donne une impression d’arrêts sur images. Comme si chaque photo faisait partie d’un film ou plutôt d’une scène de film. Et comme si  ce dernier avait volontairement été arrêté au meilleur moment : quand le personnage est à un moment crucial d’une action.

 

Car la photographie de rue, c’est aussi et surtout photographier des gens, des vrais. Et ce sont eux, par leurs attitudes, leurs vêtements, leurs expressions qui nous font découvrir des bribes éparpillées de l’histoire de Londres… Des inconnus attachants qui nous en disent long sur le siècle dans lequel on vit.

 

London Street Photography, jusqu’au 4 septembre au Museum Of London : http://www.museumoflondon.org.uk/London-Wall/Whats-on/Exhibitions-Displays/London-Street-Photography/

E.B.

God Save The Cook! Recettes So British par Julie Schwob (Editions Mango)

Wednesday, May 4th, 2011

Un cliché du plus mauvais goût circule de par le monde : « Au paradis, les cuisiniers sont français. En enfer, les cuisiniers sont britanniques. » La vérité se trouve sur terre : la gastronomie britannique est une véritable inconnue et ce sont ces mystères qui sont sources de sarcasmes. Tout le monde se demande ce qu’il y a vraiment dans le Christmas pudding, gâteau très longue conservation (un an, dit-on !) qui a tendance à effrayer…  De nombreux curieux tenteraient bien la jelly mais se laissent un peu intimider par sa consistance qui pourrait faire penser à une tranche de cellulite passée aux colorants fluo…

 

Pourtant, quand Jamie Oliver officie en cuisine, souvent italienne, avouons-le, il redonne à la cuisine britannique ses lettres de noblesses. Et quand William et Catherine, duc et duchesse de Cambridge se marient, c’est le monde qui apprend l’eau à la bouche qu’ils vont déguster de l’agneau bio. De quoi donner envie de cuisiner Brit dans toutes les maisons pour changer du sempiternel steak-haricots verts-salade quotidien.

 

Raison de plus pour remercier Julie Schwob, auteure et styliste culinaire, qui a compilé toutes les recettes de Grande-Bretagne en un ouvrage design et ludique. God Save The Cook ! nous propose de nous régaler du petit déjeuner au dîner de gala en passant par un déjeuner sur le pouce ou pas, avec la cuisine anglaise et ses influences indiennes mais aussi les cuisines galloise, écossaise et irlandaise.

 

Ainsi, la prochaine fois que vous inviterez des amis, vous pourrez les surprendre avec des « angels and devils on horseback » (petits canapés à base de lard fumé), un « lamb with mint sauce » (gigot d’agneau à la menthe) et une « jelly» (comme elle sera faite maison, vous saurez exactement ce que vous aurez mis dedans). Ce n’est qu’un exemple de grandes recettes extraites du livre où vous trouverez très certainement celles qui vous réconcilieront avec la gastronomie britannique. Si vous n’avez pas de prétexte pour organiser un repas British, dites simplement que vous célébrez avec retard le mariage royal. N’oubliez pas drapeaux, chapeaux et belle porcelaine !

 

*parfaite tasse de thé

F.A

God Save The Cook ! Recettes So British par Julie Schwob (14,95 euros)

http://www.fleuruseditions.com

 

Plus fort ! Vous êtes dans une bibliothèque

Monday, May 2nd, 2011

British Sea Power, le groupe de rock anglais indie par excellence, chouchou des critiques britanniques, et ce à juste titre, aime les challenges et les lieux incongrus. Cette fois, c’est la Westminster Reference Library qu’ils ont encensée de leurs mélodies percutantes et envoûtantes.

 

Les bibliothèques sont presque des endroits pieux, où l’on vénère le silence… en tout cas, pendant les heures d’ouverture. Car quand les portes se referment, la poussière danse, tout comme les souris. Les bibliothèques municipales britanniques ont en effet une deuxième vie nocturne grâce au projet Get It Loud in Libraries (Faites du bruit dans les bibliothèques). Elles se transforment en salles de concert et accueillent les groupes les plus en vogue du moment. “L’essence même du projet Get It Loud in Libraries est d’inciter les jeunes et les moins jeunes amoureux de la musique à fréquenter plus leurs bibliothèques, à découvrir les lieux d’une manière inattendue et qui leur plaît”, explique Stewart Parsons, bibliothécaire dans le Lancashire, et créateur du projet.

 

Des bibliothèques qui font du bruit

 

Imaginez-vous une scène plantée au milieu d’étagères de livres, de bacs à CDs et DVDs, enveloppée de la lumière tamisée des lampes de bureau… Et un de vos groupes préférés qui monte sur cette scène incongrue : un vrai bonheur aux antipodes des salles de concert aux odeurs rances, des verres de bière en plastique qu’on vous renverse sur les épaules, et surtout à un prix qui ne dépasse jamais 15 euros. Depuis ses débuts en 2005, dans le Lancashire, le projet s’étend dans toutes les régions du Royaume-Uni. Suite à la crise et au changement de gouvernement l’an passé, ses objectifs ont dû évoluer et lutter pour la survie des infrastructures. L’heure est en effet aux coupes budgétaires drastiques dans tous les secteurs du service public et nos amies les bibliothèques ne sont malheureusement pas épargnées. De plus en plus de groupes se mobilisent et y vont de leurs couplets pour que les bibliothèques survivent.

 

De plus en plus de groupes engagés

 

“Nous tenons à rappeler que le “gars Cameron” crie sur tous les toits qu’il aime The Smiths*. Conséquemment, il doit augmenter le nombre de bibliothèques et non le diminuer”, a récemment déclaré British Sea Power. Et ils sont de plus en plus à partager l’avis du groupe. Get It Loud in Libraries a en effet était la scène atypique de nombreux noms de la pop et du rock britannique. De Florence and The Machine à Ellie Goulding en passant par la starlette Daisy Dares You qui en 2005 était l’ambassadrice du projet, les groupes les plus branchés et engagés du moment se battent presque au portillon pour aller faire du rafut dans les bibliothèques.

 

Dans un contexte économique de plus en plus morose pour les secteurs publiques, on ne peut que souhaiter longue vie au projet Get It Loud in Libraries et espérer que Morrissey, l’ex-chanteur des Smiths, qui a passé le plus clair de sa jeunesse à la bibliothèque municipale de Manchester, viendra aussi un jour donner de son couplet et convaincre son admirateur, monsieur Cameron.

 

E.B.

 

 

Pour connaître le prochain concert dans une bibliothèque : Projet Get It Loud in Libraries : http://www.getitloudinlibraries.com/