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Archive for April, 2011

Alexcellent à Reims : un bus londonien transformé en restaurant…

Tuesday, April 26th, 2011

Devenu symbole de Londres, le bus rouge à deux étages s’appelle en V.O double-decker. Cet autobus existe aujourd’hui en modèle hybride pour limiter la pollution. En 2005, les bus de la marque Routemaster, construits entre 1956 et 1968, ont été  retirés du service des transports londoniens. Certains entrepreneurs ont décidé de recycler ces bus. C’est ainsi que s’est créé en 2006 à Londres le restaurant végétalien Rootmaster (admirez le jeu de mots !).  Mais manger à bord d’un bus Routemaster, c’est aussi possible en France grâce à un cuisinier prénommé Alex.

 

 Ce chef, à la recherche d’un local commercial pour ouvrir son restaurant a finalement décidé d’acheter un Routemaster et de le faire acheminer en France par ferry. Il n’avait plus qu’à le garer à quelques pas du Manège de Reims, célèbre salle de spectacle.

 

Cuisine en bas, restaurant en haut, l’Alexcellent mitonne ses spécialités pour celles et ceux qui se rendent à une représentation. A la carte, de la world food et de nombreux desserts qui font voyager d’Italie aux Caraïbes en passant par la Grande-Bretagne avec un détour par l’Asie.

 

Le chef stationne aussi devant les maisons des clients qui souhaitent privatiser le bus pour un anniversaire par exemple, dans la bonne humeur et pourquoi pas au son d’un album des Beatles.

 Désormais, pour monter à bord d’un bus londonien, vous avez le choix entre l’Eurostar et le TGV Est !


Infos pratiques :

  Alexcellent
3, Esplanade des Capucins 51100 REIMS
TEL: 06.88.35.12.67
site : alexcellent.fr
mail : contact.alexcellent@free.fr
facebook : alexcellent restau

 

Source : Wikipédia (à propos des bus britanniques)

 

 

Egg rolling : à Pâques en Grande-Bretagne, on roule des oeufs…

Wednesday, April 20th, 2011

Au pays des pierres qui roulent*, à l’occasion d’Easter (Pâques), une tradition veut que l’on joue à faire rouler des oeufs le long d’une colline. Ce jeu d’egg rolling vient d’une coutume liée à Eostre, déesse païenne du printemps.

 

La déesse Eostre, dont l’animal est le lièvre est aussi associée à  l’oeuf pour la renaissance de la nature. Avec l’arrivée du christianisme en Grande-Bretagne, le roulement de l’oeuf s’est apparenté au mouvement de Jésus faisant rouler le rocher fermant sa tombe, avant sa Résurrection.

 

Les courses d’egg rolling sont encore très populaires dans certains coins de l’Angleterre, en particulier le Berkshire et le Lancashire. Une superstition de ce comté veut que les coquilles d’oeufs cassés soient impérativement écrasées car sinon, elles seront volées par les sorcières ! Les oeufs ayant servi aux courses sont ensuite mangés le dimanche de Pâques ou donné aux « pace-eggers ». Ces comédiens d’un jour se produisent le Vendredi saint et jouent sur des places de villages une pièce de théâtre sur le thème de Pâques.

 

Si vous voulez essayer l’egg rolling chez vous ou dans votre jardin, vous n’avez plus qu’à faire cuire des oeufs durs et à les décorer. Sinon, gare aux oeufs cassés et aux sorcières !

 

Source : Wikipédia

*traduction littérale de Rolling Stones

 

Crédit illustration : Pace Egg Plays (domaine public)

 

Mariage royal : le boum irrévérencieux des souvenirs en tout genre

Monday, April 18th, 2011

On ne parle plus que de “ça”où que l’on aille, quoi que l’on fasse. L’imminent mariage princier remplit non seulement les colonnes des journaux britanniques mais aussi les poches d’entrepreneurs malins dont le business des souvenirs n’a jamais autant prospéré.

Le Jour J approche et la tension monte dans le Royaume : Will et Kate, leurs proches, leurs serviteurs et même leurs animaux domestiques font la une des journaux britanniques. Des millions d’Anglais et sans doute tout autant d’étrangers attendent le 29 avril avec une impatience dotée d’un consumérisme exacerbé. Et oui, ce n’est pas tous les jours qu’un prince se marie : l’achat de souvenirs s’impose. Cela tombe bien, Napoléon l’avait déjà dit, l’Angleterre est une nation of shopkeepers et passer à côté d’un tel évènement serait une véritable hérésie commerciale. “Nos designs sont prêts depuis 2 ans, déclare Peter Jones, directeur d’une entreprise de porcelaine spécialisée dans la vaisselle commémorative, quand le mariage a été enfin annoncé, nous étions les premiers sur le marché. Il ne nous manquait plus que la photo officielle des fiançailles de Kate et William”. Pour l’entreprise Peter Jones Ltd, comme pour beaucoup d’autres, le mariage est une aubaine et relance un business légèrement terni et souffrant de la concurrence des pays d’Asie. “Mais attention, insiste-t-il, la qualité de nos produits n’a aucun rapport avec celle des souvenirs importés de Chine ou de je ne sais où”. “C’est un événement royal britannique, il doit être célébré par des produits fabriqués en Grande-Bretagne”, affirme son beau-fils, gérant de la société.

Des tasses vieillottes aux préservatifs “Bijoux de la Couronne”

Des centaines de milliers de produits cheap (assiettes, petites cuillères, tee-shirts…) ont en effet envahi ces derniers mois toutes les boutiques de souvenirs de la capitale et les allées du marché de Camden… jusqu’à l’overdose ou du moins l’indigestion. D’où la création par l’illustratrice Lydia Leith de sacs à vomi, les “Royal Sick Bags” ! Car si les entreprises rétros et un tantinet vieillottes de souvenirs retrouvent un second souffle de vie, l’événement princier inspire une nouvelle vague de créateurs. La marque de jouets Sylvanian a créé un set spécial Royal Wedding avec deux petits lapins appelés William et Catherine, Procter & Gamble va lancer une série de produit vaisselle commémorative du mariage, des tisseurs écossais (the Lochcarron Weavers) ont inventé un nouveau tartan : le “tartan mariage royal”. Sans oublier la cerise sur le gâteau : La boîte de 3 préservatifs produite par la marque au nom plus qu’évocateur de Crown Jewels (bijoux de la couronne) ! A en croire la publicité sur le site de Crown Jewels, il s’agit d’une édition de préservatifs unique “qui combinent la force d’un prince et d’une future princesse soumise…” Difficile de résister et d’ailleurs, les boîtes partent comme des petits pains !

Selon Harriet Hastings, pâtissière spécialisée dans la confection de gâteaux sur mesure – elle a déjà prévu toute une gamme de biscuits “royal wedding” -, les tendances ont changé ces dernières années en ce qui concerne le marché des souvenirs, “c’est plutôt irrévérencieux de nos jours, et je trouve cela plutôt intéressant !”, souligne-t-elle. Oui, les temps changent mais les contes de fées font toujours rêver et même plus, si affinités !

– En cas d’indigestion, le site des “Royal Sick Bags” : http://www.lydialeith.com/
En cas de besoin, les préservatifs “Bijoux de la Couronne” : http://crownjewelscondoms.com/

 

The Icecreamists, glaciers givrés à Londres

Wednesday, April 13th, 2011

Le monde entier parle de la glace au lait maternel appelée Baby Gaga, une création à 15 livres la boule signée The Icecreamists. Découvrez ces glaciers londoniens franchement mabouls…

 

De la glace au lait maternel…

Retirée du commerce pour subir des tests d’innocuité, source d’étonnement pour tous, de bon goût pour certains, de dégoût pour d’autres, la glace Baby Gaga créé par The Icecreamists est à nouveau vendue dans la boutique londonienne. En effet, des laboratoires ont déclaré ce parfum sans danger pour la santé des consommateurs. Quant à la glace dont le nom a déplu à Lady Gaga au point d’engager une poursuite, elle devrait prochainement être rebaptisée… A suivre !

 

…à la glace à l’absinthe !

Quand The Icecreamists ne font pas parler d’eux avec une glace au lait maternel, ces glaciers complètement frappés proposent des parfums qui changent de nos traditionnelles coupes vanille-chocolat. Chez The Icecreamists, vous trouverez par exemple une crème glacée aphrodisiaque baptisée The Infamous Sexbomb. Cette glace à l’italienne est mixée à des stimulants naturels comme le guarana et se nappe de quelques gouttes d’absinthe La Fée Verte.  Après dégustation, ça risque d’être très chaud ! Ce n’est pas pour rien que The Icreamists décrivent leur boutique comme un « sex shop pour accros à la glace » !

 

F.A

 

Infos pratiques :

The Icecreamists :15 Maiden Lane, Covent Garden, London WC2E 7NG

+ 44 (0)7595 219 240

Ouverture 7 jours / 7, de 10h à minuit. Pas de réservations.

http://blog.theicecreamists.com/

http://www.theicecreamists.com

 

 

Alexa Chung : nouvelle icône fashion British…

Monday, April 11th, 2011

Elle a 27 ans, s’habillerait en taille 34, a un passé de top model et est une prescriptrice mondiale de tendances. Inutile de lui chercher un homologue français, elle n’en a pas… Si, peut-être Inès de la Fressange, pour son mannequinat et son rôle d’ambassadrice de la mode française. Mais elle appartient à une autre génération, même si sa fille ainée Nine semble prendre la relève…

 

Bref, Alexa Chung, top model Vivienne Westwood, présentatrice d’émissions mode et journaliste fashion pour Vogue entre autres est  ‘weird’ (bizarre) comme elle aime à se décrire. Et son style tout aussi ‘weird’ fait la une de toutes les magazines féminins de la planète. Les ados copient sa dégaine, le plus souvent fripes + accessoires siglés. En 2009, la jeune Britannique a inspiré à Mulberry un modèle de sac, l’Alexa.

 

Vous pourrez bien sûr rétorquer que Lancel a créé le B.B. Ok, mais en 2010 alors que BB avait presque 75 ans. Vous pourrez aussi rappeler le sac de voyagé Hermès créé en 1935 auquel Grace Kelly donna son nom de Kelly 21 ans plus tard ! Quant au Birkin créé par Hermès en 1984 exprès pour Jane B, la trentaine, notons que la chanteuse au charmant accent est une concitoyenne de la grande Alexa. Tiens, tiens…

 

Sachez d’ailleurs que Miss Chung cite Jane Birkin parmi les plus belles femmes du monde… Ah, on oublie Kate Moss, reine absolue de la planète mode et représentée sous forme de sculpture d’or par l’artiste Marc Quinn ? En tout cas, Alexa, Jane et Kate nous montrent que l’Angleterre reste une référence, peut-être pas en matière de chic mais en matière de style. God Save the Queen !

 

PS : Pour Alexa Chung, la reine d’Angleterre est l’une des femmes les mieux habillées du monde car elle porte toujours la bonne tenue dans laquelle elle semble très à l’aise…

 

F.A

 

Bibliography !

http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2009/feb/28/alexa-chung-fashion-celebrity

www.carolinedaily.com

 

 

John Stezaker : des visages coupés au couteau

Wednesday, April 6th, 2011

C’est à la Whitechapel Gallery que l’ensemble de l’oeuvre de John Stezaker était exposée. De ses fameux collages mélangeant vieux portraits noirs et blancs et cartes postales de paysages à une série de photos microscopiques et voyeuristes, voyage dans un univers chirurgical et esthétique d’images découpées au scalpel.

 

John Stezaker aime la précision. La lame de son cutter ne tremble jamais. Et pourtant, il admet ressentir une certaine angoisse avant de passer à l’acte. A la manière d’un chirurgien, il dissèque de vieux portraits noirs et blancs issus de films des années 50. Parfois, il utilise son scalpel et laisse deux espaces vides à la place des yeux comme dans ce portrait d’homme qu’il intitule - à juste titre - “Blind”. Ou alors, il s’amuse du regard de cette femme en découpant une bande horizontale de ses yeux. Puis il la colle sur un tirage de son portrait qui n’a pas été touché. L’angoisse de l’artiste au moment du découpage se transmet au spectateur qui ne sait comment recevoir ce regard décalé, troublant. L’image s’appelle “Love”.

 

Mais la chirurgie esthétique de cet artiste anglais de 49 ans ne s’arrête pas à la manipulation de vielles photos noirs et blancs. Dans la série “Mask”, il découpe - toujours avec un extrême soin - des visages, les amputant de leurs yeux, de leurs nez ou de leurs chevelures et insère savamment de vieilles cartes postales colorées à la main. Les contours des visages brutalement coupés trouvent dans les paysages des cartes postales de nouveaux traits. Ainsi les yeux d’un couple qui se regarde deviennent les arbres d’une forêt qui s’ouvre vers une vallée pleine de promesses. Le résultat est troublant : comment ne pas s’empêcher d’imaginer à quoi les visages entiers de ce couple auraient ressemblé ? On s’insurge presque… Ils ont l’air si beaux. Comment l’artiste a-t-il pu ? Et puis on se laisse emporter par le surréalisme de la situation, par la beauté du paysage, la beauté perdue des visages et par leur beauté gagnée.

 

De la série “Mask” à la succession de photos microscopiques, de la taille de timbres postes qui ne sont autres que des photos d’inconnus dans la rue prises de loin, des photos volées et de voyeur, l’oeuvre de John Stezaker trouble et dérange. Derrière ses images, on visualise ses outils, ses gestes et ses dissections, impeccablement opérées, à la façon d’un meurtrier en série qui laisserait sur ses cadavres des blessures identiques perpétrées avec les mêmes outils. Mais pour le bonheur de tous, John Stezaker répare, transforme et embellit. Il donne une deuxième vie aux images dont il se sert et nous emmène dans un univers aux frontières de la quatrième dimension.

 

http://www.whitechapelgallery.org/exhibitions/john-stezaker

 

Les nuits aux chandelles du Candlelight Club

Monday, April 4th, 2011

Aux frontières du mouvement “chap”, du burlesque, du dandysme et des années sombres de la prohibtion, le Candlelight Club nous fait voyager dans le temps et découvrir la tradition des Speakeasies des années 20.

Devant une porte identique à ses voisines, deux chaps (terme désuet qui signifie “gars”) fument tranquillement, tout de tweed vêtus. A leurs pieds, une bougie qui indique que vous êtes à la bonne adresse. Suivez l’étroit corridor et descendez les marches. Poussez la porte et c’est un pas franchi vers les années à la fois noires et explosives de la prohibition : Vous êtes dans un club clandestin, avec un bar tout aussi clandestin mais généreusement fourni en champagne et mousseux, cocktails sophistiqués et inévitables sandwichs au concombre. Bienvenue au Candlelight Club, une soirée aux chandelles. Les protagonistes naviguent gracieusement de tables en tables, swinguent sur la piste de danse au son d’un groupe qui joue du ragtime.

Clayton Hartley - costume trois pièces, noeud papillon et coupe de cheveux impeccable, sans oublier les manières - est le chef d’orchestre du club ou plutôt le capitaine du bateau pirate qui navigue en pleine clandestinité. C’est l’atmosphère des speakeasies des années 20 qu’il recrée avec succès dans un endroit secret uniquement éclairé de bougies. Les tables sont couvertes de nappes blanches et de colliers de perle. Les femmes sont vêtues de petites robes noires ou de tailleurs cintrés, de boas autour du cou et de plumes dans les cheveux. Les visages sont maquillés, soignés. Quant aux hommes, ils portent costumes, chemises blanches, cravattes ou noeuds papillons.

Le style n’est pas seulement dans l’habillement mais aussi dans l’attitude, l’élégance, les bonnes manières et la politesse. Un beau garçon se faufile entre les gens et leur offre des chocolats. Une jolie femme débarrasse les verres vides avec un grand sourire, comme si de rien n’était. Et sur la piste, les femmes ont quitté leurs talons hauts pour danser le charleston. Puis la musique baisse et Clayton prend la parole pour nous présenter la charmante Miss Vicky Butterfly, star de la scène burlesque, venue offrir un numéro de stripease explosif et raffiné. Un soupçon de décadence à une heure avancée de la nuit où les couples se font et se défont, où les danses reprennent et s’enchaînent. Les langues et les corps n’ont pas fini de se délier à l’ombre et à la lumière des bougies du Candlenight Club.

A l’extérieur, Londres vit au rythme de la Saturday Night Fever… Aux antipodes des sirènes de police, des néons et des musiques agressives des bars qui ressemblent tous, le Candlelight Club est plus qu’un refuge. L’esprit de fête rime avec respect, grâce, élégance et un tantinet de débauche et de coquinerie… La clandestinité du lieu ne fait qu’ajouter au piment de la soirée. On en demande plus.

Prochaine soirée au Candlelight Club : http://www.thecandlelightclub.com/