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Archive for February, 2011

Hoxton Monster Supplies : Le retour de la petite boutique des horreurs

Monday, February 21st, 2011

Les monstres londoniens sont aux anges - ou aux démons -. Leur fournisseur officiel, le Hoxton Monster Supplies, vient de rouvrir ses portes dans l’est londonien. Et ce n’est pas tout… il abrite désormais un atelier d’écriture pour nos petits monstres. Bienvenue dans la petite boutiques des horreurs.

 

Il aura fallu près de deux siècles pour que ce magasin spécialement dédié aux monstres et à leurs besoins en tous genres rouvre ses portes. Depuis novembre 2010, la communauté des monstres de Londres peut de nouveau faire ses amplettes : marmelade d’organes, du sang extra-vierge, de la morve humaine etc… Au-delà des produits consommables et 100% comestibles, l’oeil est attiré par les fameuses “Tinned Fears” : des boîtes de conserves contenant des nouvelles écrites par des écrivains de renom. Mais ce n’est pas tout, la réouverture du magasin est la façade de tout un concept : The Ministry of Stories. Non seulement la boutique et ses produits sont censés nourrir nos amis les monstres mais aussi susciter l’inspiration de leurs petits frères et soeurs. Ainsi, c’est tout un projet d’incitation à l’écriture qui se cache dans l’arrière-salle de notre jolie boutique des horreurs dont on doit le design au fascinant collectif de designers We Made This.

 

Inspiré du projet américain 826 créé par l’écrivain Dave Eggers, dont le but est d’inciter les enfants et les ados à l’écriture, Hoxton Monster Supplies est le lieu idéal pour exercer sa plume : “L’endroit a été spécialement conçu pour créer une ambiance spéciale, propice à l’écriture et à l’imagination. Il y a même une entrée secrète au Ministère”, expliquent les designers de We Made This. Parrainé par le célèbre écrivain anglais, Nick Hornby, le “Ministère des Histoires” accueille des écoles tous les jours. Et le magasin est ouvert au public le weekend. Les monstres en tout genre sont les bienvenus ainsi que les amateurs de produits monstrueux.

 

http://www.ministryofstories.org/monster-supplies/

 

Crédit photo: www.feedgeeks.net 

Elite Titles : devenez Lord ou Lady pour quelques centaines d’euros*…

Wednesday, February 16th, 2011

« Ah si j’étais riche ! », fredonnez-vous souvent le matin sous la douche. Mais les jours passent et rien ne change. Votre compte en banque et votre quotidien ne bougent pas d’un iota : pour vous, un voyage en avion se résume à un vol en charter, chaque jour, point de limousine pour vous conduire, uniquement un RER. Si vous en avez assez de passer votre vie dans une file d’attente car vous n’êtes pas une célébrité et que vous rêvez de bénéficier des avantages en nature qu’ont les stars dans les meilleurs restaurants et magasins, il existe un moyen de ruser. En toute légalité…

 

La société anglaise Elite Titles propose à qui veut de se créer et d’acheter un titre de noblesse, afin de devenir Lord ou Lady, Sir ou Dame, Count ou Countess… Car selon la loi internationale et anglaise : ‘You have the right to call yourself, and be known as anything you like.’ (« Vous avez le droit de vous donner le nom que vous voulez et d’être connu(e) sous ce nom »). Il y a une condition bien sûr, il faut que ce choix de nom ne soit pas fait à des fins frauduleuses. C’est pourquoi la société Elite Titles vérifie la disponibilité du titre demandé pour éviter les usurpations éventuelles d’identité. Mais attention, cette noblesse acquise, contrairement à la “noblesse de sang”, n’est pas héréditaire !!! Ce n’est pas demain la veille, messieurs, que vous siègerez à la Chambre des Lords…

 

A défaut, vous bénéficierez certainement d’une meilleure chambre d’hôtel, d’un surclassement dans les avions et de promotions inattendues dans certaines enseignes. En effet, celles et ceux qui achètent un titre de noblesse voient leur vie changée du jour au lendemain ou presque, car ce titre peut figurer sur des papiers d’identité, dans QUELQUES pays seulement.. Il n’en demeure pas moins que même si le titre de noblesse n’apparaît que sur des cartes de visites, papiers à lettres ou adresses mail, petit à petit leurs titulaires se mettent à mener la vie de château. Et les nobles insatisfaits de leur achat de titres sont intégralement remboursés par Elite Titles. Royal, non ?

 

www.elitetitles.co.uk

 * à partir de 195 livres (environ 230 euros), on peut devenir Lord ou Lady, Count ou Countess… 

 F.A

Crédit photo: Elite Titles

Shadow Catchers : une expo photo sans appareil-photos

Monday, February 14th, 2011

Une expo de photographies prises sans appareil-photo ? Non, vous ne rêvez pas, c’est possible et ce que nous propose le prestigieux V&A (Victoria & Albert Museum) : des images uniques fixées sur du papier photo argentique savamment exposé à la lumière et à toutes sortes de manipulations. Découvrez un monde photographique unique en son genre…

 

La photographie est-elle un art ou simplement du reportage ? La question est plus que jamais d’actualité au cœur de cette exposition qui ose relancer un débat qui dure depuis l’invention de la photographie. Vous ne trouverez ni négatifs, ni diapos et aucune présence de camera obscura. Les sujets sont directement figés sur du papier photo argentique sensible à la lumière par cinq artistes aux recettes et aux techniques différentes.

 

Cependant, ils ont tous une obsession, celle du temps qui passe et une passion commune pour la nature. Adam Fuss aime les serpents, Gary Fabian Miller les feuilles des arbres, Floris Neussüs utilise des modèles et capture leurs ombres, leurs mouvements… Quant aux “Arches” de Susan Derges, elles apparaissent comme les œuvres les plus traditionnelles. Sur le papier, des fougères et des branchages sont exposés à la lumière. C’est ainsi que l’artiste britannique raconte les saisons. Alors, est-ce de l’art ou simplement une façon d’archiver le temps qui passe ?

 

Le Suisse, Pierre Cordier, quant à lui, a une démarche plus scientifique, chimique, voire gastronomique ! Et oui, il fait réagir sur son papier révélateur, fixateur mais aussi des sauces en tout genre, des œufs, du sirop jusqu’à donner un donner un nom à son procédé : le chimigramme … Résultat une série qui ne rime pas avec homogénéité… On peut aimer une de ses images et détester les autres.

 

A quelques mètres des œuvres gastro-chimiques de l’artiste suisse, se trouve sans doute l’œuvre la plus poignante de cette exposition. Elle s’intitule “Be right back” (de retour de suite). Il s’agit d’une installation de l’Allemande Floris Neussüs : une chaise en bois est posée sur l’image d’une ombre de femme qui se lève. Appareil-photo ou non, art ou reportage, peu importe, on y perçoit ce que le grand photographe Henri Cartier-Bresson qualifie d’instant décisif. Le papier a su figer la beauté et la fixer pour toujours. C’est toute la magie de la photographie.

 

Pour en savoir plus : http://www.vam.ac.uk/collections/photography/shadow-catchers-camera-less-photography/, jusqu’au 20/02

 

 

Illustration : http://www.vam.ac.uk/collections/photography/shadow-catchers-camera-less-photography/videos/susan-derges/index.html

 

 

 

Shadow Catchers: Camera-less Photography - Susan Derges from Victoria and Albert Museum on Vimeo.

Anglais première langue : Evolving English à la British Library

Wednesday, February 9th, 2011

Do you speak English? Yes, I do and I have to, anyway. L’anglais, on ne peut pas y échapper.  La langue de Shakespeare, des Beatles et des Rolling Stones, de Lady Gaga et de Sa Majesté la Reine d’Angleterre n’est plus une matière qu’on apprend à l’école, comme les autres. C’est une nécessité, un gage de liberté pour qui veut survivre dans le monde moderne. Alors pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près, découvrir ses origines et son évolution. C’est ce que nous propose l’exposition de la British Library, Evolving English.

 

C’est dans le sous-sol de cet imposant temple de la lecture, au coeur de galeries aux mûrs volontairement revêtus de noir et aux lumières tamisées que l’on découvre d’où vient la l’anglais et les différents chemins qu’il a pris au cours du temps. Des Scandinaves aux tribus germaniques, en passant par l’invasion du roi Guillaume et par la même occasion du français, on apprend comment la langue s’est formée et comment elle a évolué. Des ouvrages médiévaux sous-verres aux écritures minuscules aux pubs pour la fameuse marque de chocolat Cadbury, l’expo nous montre aussi les différentes utilisations de la langue. On découvre des objets étonnants comme ce petit alphabet rédigé sur une sorte de corne d’animal qu’on appelle le “Hornbook”. Les enfants du 15ème siècle l’attachaient à leur ceinture pour ne pas oublier les lettres. On n’échappe pas aux fameux gros titres des tabloïds britanniques et à leurs jeux de mots, ni aux projections des bribes des discours politiques de Gandi, ni à l’histoire de l’argot et du fameux Cockney. Et si vous êtes nostalgique d’un séjour linguistique en Ecosse, vous pouvez redécouvrir l’accent charmant de votre petit(e) ami(e) de l’été de vos 15 ans… Il suffit de vous brancher à un des nombreux “points écoute” que l’expo propose.

 

Enfin, avant de quitter le sous-sol du temple de la lecture, on vous invite à contribuer à l’évolution de cette langue plus que vivante. Vous pouvez enregistrer votre propre accent, raconter une anecdote ou, pourquoi pas, apporter de nouveaux mots…

 

Evolving English, jusqu’au 3 avril 2011 : http://www.bl.uk/evolvingenglish/

 

Quand les Anglaises fabriquent leurs petites culottes elles-mêmes…

Monday, February 7th, 2011

On a beau dire que les Françaises sont à présent les femmes les plus consommatrices de lingerie au monde, les Anglaises les suivent de très près. Ces dernières sont, comme vous vous en souvenez certainement, accros à la petite culotte bio, aux sous-vêtements vintage mais aussi à une sorte d’atelier plutôt original… Non, nous n’allons pas évoquer les ateliers bondage, même si très populaires outre-Manche, en raison du caractère tous publics du blog. Il est question aujourd’hui des ateliers couture de petites culottes, qui fleurissent dans différentes villes anglaises. Attention : débutantes en couture s’abstenir, il faut réellement savoir piquer à la machine… Précisons cependant que l’atelier londonien The Scarlet Peacock accueille chaleureusement les néophytes et leur laisse le choix entre cousu main et machine !  
 
Le concept est simple : une créatrice de lingerie, des machines à coudre, tissus fleuris, dentelles et rubans à gogo, une tasse de café pour la convivialité… Le reste est l’affaire d’un peu de technicité et de créativité. A la fin de l’atelier, chaque participante repart avec la petite culotte qu’elle a confectionnée. A Bath, l’atelier The Makery donne dans la petite culotte à frous-frous, réhaussée d’une étiquette “Handmade by me” (”Faite par moi-même). A Londres, The Make Lounge propose aux stagiaires d’apprendre à coudre tous types de culottes : du string au shorty, sans oublier la culotte tradi, quand même. On murmure que ces activités séduisent les copines qui souhaitent célébrer des hen nights (enterrements de vie de jeune fille) d’une manière originale.  Et à l’approche de Valentine’s Day (la Saint Valentin), de nombreuses femmes choisissent de rejoindre ces cours afin de surprendre leur conjoint avec leurs modèles perso ! Surtout si l’intitulé de l’atelier promet la création de culottes sexy en prévision de la célèbre fête des amoureux…
 
F.A 

 

Crédit photo: The Makery de Bath 

 

Adresses :
 
The Makery
146 Walcot Street
Bath
BA1 5BL
Tel: 01225 421175
http://www.themakeryonline.co.uk
 
The Scarlet Peacock
34 East Dulwich Road
London SE22 9AX
07904 265 789
http://www.thescarletpeacock.co.uk
 
The Make Lounge
Venue 1:
49-51 Barnsbury Street
London N1 1TP
(with the red window graphics; closest to Liverpool Road)
Venue 2:
41½ Barnsbury Street
 London N1 1TY
(with the blue window graphics; halfway along Barnsbury Street)
Tel: 020 7609 0275
http://www.themakelounge.com