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Archive for January, 2011

The Marmalade Awards : le prix international de la meilleure marmelade d’oranges…

Monday, January 31st, 2011

L’année dernière, nous vous présentions les Zombie Awards, des prix peu connus et humoristiques “récompensant” la photo de la célébrité britannique la plus fatiguée. Cette année, participez à la cinquième édition des ’Marmalade Awards’, prix culinaires décernés aux meilleures ‘marmelades d’oranges’, car il existe plusieurs catégories que l’on soit professionnel de la cuisine ou amateur. En tant qu’amateur, on s’identifie en tant que ”famille”, “homme”, “homme politique”, “militaire”, “religieux” ou “international”…
 
Car on peut poster son pot de marmelade si on ne peut pas se rendre aux différents points de collecte situés en Grande-Bretagne, dont le principal dans le comté de Cumbria, nord-ouest de l’Angleterre. De nombreux pots sont envoyés des USA, du Canada et du Japon, alors si vous voulez ajouter la French touch à cette compétition, vous savez ce qu’il vous reste à faire…
 
Si vous ne savez pas faire de marmelade d’oranges mais que vous avez envie de participer au concours, vous pouvez peut-être tenter votre chance. Mais il y a un mais… Il faut être propriétaire d’un chat roux qui sera peut-être élu ’Marmalade cat of the year’ (chat roux de l’année).  Inutile d’envoyer votre chat par la Poste ou de lui faire risquer la quarantaine en voyageant avec lui, une photo suffira ! 


  A vos oranges et chaudrons pour préparer la plus délicieuse des ‘marmalades’ qui devra être arrivée au jury pour le 6 février! Et à vos appareils photo jusqu’au 30 janvier pour mitrailler votre ’marmalade cat’. Si vous voulez tartiner votre chat de confiture d’oranges, ça vous regarde mais cela ne fait pas partie du concours, dont les résultats seront révélés lors du Marmalade Festival (Cumbria), les 12 et 13 février. Un week-end pour voir la vie en orange et assister à l’élaboration du plus grand pot de ’marmalade’ du monde…
 
F.A
 
http://www.marmaladeawards.com

 
 Crédit photo : presse

Burns Night : Haggis, whisky et … poésie

Tuesday, January 25th, 2011

Pour se remettre du Blue Monday, et surtout pour se féliciter d’y avoir survécu, rien de tel qu’une bonne fête ! La Burns Night tombe à point. Elle célèbre le soir du 25 janvier la vie et la poésie du grand poète écossais Robert Burns. Au programme : poésie, kilts, cornemuse, haggis et beaucoup de whisky !

 

Vous vous souvenez tous du chef d’oeuvre de Peter Weir, Le Cercle des Poètes Disparus, et de ses réunions secrètes dans les bois : des adolescents d’un pensionnat américain découvraient la poésie et à travers les mots, exprimaient les maux et les émotions qui secouaient leurs corps et leurs âmes en pleine transition. Mais les cercles de poètes ne datent pas de l’Amérique prude des années 50, ils remontent à la nuit des temps… Robert Burns, grand poète écossais né en 1759 en était un grand adepte. Pendant sa courte vie - il décède à l’âge de 37 ans - , il est l’auteur des plus grands poèmes écossais et inspire très vite une tradition de Burns  Suppers.

 

Près de 250 années plus tard, de ce côté-ci de la Manche mais aussi dans les pays anglo-saxons où les Ecossais ont largement émigré, la tradition des Burns Nights ne tarit pas, bien au contraire. D’un dîner entre amis à une fête plus formelle, elle garde les mêmes constantes : le fameux Haggis - panse de brebis farcie - , le kilt, la cornemuse, le whisky et bien sûr un ‘wee’ (un petit peu en écossais) de poésie… La tradition veut qu’on y récite le poème de Burns, spécialement dédié au Haggis : Address to Haggis ! Et bien sûr que l’on y aille de ses propres alexandrins.

 

Les Burns Nights peuvent finir au son de la cornemuse à danser en kilt sur la table ou en pleine exhaltation littéraire largement inspirée par le whisky, Robert Burns et sans doute les fameux Alcools d’Apollinaire…

 

Pour en savoir plus sur les Burns Nights : http://www.scotland.org/culture/festivals/burns-night/

 

Monday Gloomy Monday

Monday, January 24th, 2011

Blue Monday, c’est le titre d’une chanson du groupe de Manchester New Order mais c’est aussi le nom que l’on donne à la journée la plus gloomy (cafardeuse) de l’année. Et vous l’aurez vite deviné : Blue Monday is Today!

 

Janvier n’est pas un mois facile… Certes, il commence par une armada de bonnes résolutions et de projets que l’on va enfin réaliser. On se dit tous : “Cette année, ce sera la bonne !” Et puis, la réalité revient vite au galop et nous rattrape le 3ème ou 4ème lundi du mois de janvier quand, dès le petit matin, le blues s’empare de nos esprits : on a trop dépensé pendant les fêtes - comment va-t-on  pouvoir finir le mois ? - , les résolutions tombent à l’eau les unes après les autres et on sait déjà que le beau projet dont on avait rêvé, ce ne sera pas pour cette année. Il y a aussi le facteur météo, on en a marre de cet hiver interminable et des nuits qui tombent à 4h de l’après-midi. Voilà, aujourd’hui, on est particulièrement gloomy et unis avec nos concitoyens par ce sentiment de cafard général.

 

La formule mathématique du Blue Monday

 

C’est en partant des hypothèses ci-dessus qu’un psychologue de l’université de Cardiff, Cliff Arnall, a établi que le jour le plus déprimant était le 3ème ou le 4ème lundi de janvier selon les années. Il a même échaffaudé la formule aux allures mathématiques que voici :

 

(W + D – d) TQ

    M Na

 

W = Météo

D - d = Différence entre le montant total de dettes et ce que l’on peut rembourser

T = Temps écoulé depuis les fêtes de fin d’anné

Q = Temps écoulé depuis la prise de bonnes résolutions et leur non réalisation

M = Manque de motivation

Na = Sentiment d’avoir envie d’agir

 

Mais on se demande quelles peuvent bien être les unités des différents paramètres ? Et en quoi le résultat peut-il être mesuré, sans doute en taux ou en pourcentage de gloominess mais Cliff Arnall n’est pas allé jusque là dans ses élucubrations mathématiques. D’ailleurs, certains n’ont pas hésité à critiquer sa mise en équation. En effet, il s’avère que l’agence de voyage Sky Travel ait largement sponsorisé Cliff Arnall pour mettre au point sa formule. Evidemment, pour éviter Blue Monday, la meilleure façon consiste à vous plonger encore plus dans l’endettement et par la même occasion dans une semaine de vacances dans les eaux turquoises des Caraïbes ! Le point commun reste la couleur bleue mais dans le bleu de Blue Monday n’est ni turquoise, ni azur, il fait référence à l’expression feeling blue qui signifie “se sentir cafardeux”.

 

Une campagne pour surmonter cette journée terrible

 

Sky Travel a beau en avoir fait un outil commercial pour vendre ses packages vacances sous les cocotiers mais le Blue Monday est bel et bien une réalité. Une personne sur cinq souffre de dépression à cette époque de l’année et se sent désespérement seul. D’ailleurs, depuis 4 ans, il existe même une campagne qui s’intitule Beat Blue Monday (http://www.beatbluemonday.org.uk/) truffée d’idées pour passer le cap et survivre jusqu’à minuit – et même plus longtemps ! - comme contacter un ami dont vous n’avez pas eu de nouvelles depuis longtemps, faire un break plus long ce midi et en profiter pour déjeuner avec des amis, s’acheter quelque chose qui vous ferait plaisir…

 

 

 

En tout cas, pour vous aider à vous sentir moins gloomy, évitez le Blue Monday de New Order et tentez plutôt les Happy Mondays ou le Blue Monday du groupe de jazz Fats Domino beaucoup moins cafardeux que celui de New Order ! Enfin, une autre date importante à laquelle vous raccrocher, celle du 24 juin, qui selon notre psychologue mathématicien Cliff Arnall, est le jour le plus heureux de l’année. Cette fois, ce n’est pas Sky Travel qui lui a financé sa recherche mais la marque de glaces Walls !

 

Campagne Beat Blue Monday : http://www.beatbluemonday.org.uk/

 

 

 

Pour plus de visuels : http://vimeo.com/18993647

 

Flower Power… ou comment des extraits de fleurs et de brandy peuvent venir à bout de vos angoisses

Tuesday, January 18th, 2011

Vous souffrez d’asthme ? N’essayez pas de soigner le mal en lui-même. Regardez plutôt du côté de vos émotions : vous êtes peut-être timide et l’idée d’avoir à vous exprimer en public vous angoisse. C’est le remède à base de mimulus qu’il vous faut. Vous travaillez trop et vous vous sentez surmené. Tournez-vous vers le remède à base d’olive. Quelle que soit votre angoisse, le Docteur Bach a le remède qu’il vous faut : un savant mélange d’extrait de fleur et de brandy : quelques gouttes quotidiennes et vous pourrez dire au revoir au cafard, à la timidité, au surmenage et toute autre méchante émotion qui vous rend votre vie misérable.

 

Mais comment ce médecin de Birmingham a-t-il pu, il y a près de 100 ans, avoir l’idée géniale d’essayer de guérir les émotions négatives et non les maux ? C’est en observant ses patients qu’il réalise que la maladie est bien souvent la conséquence d’un déséquilibre mental et émotionnel. Il se spécialise dans l’homéopathie et devient ainsi expert dans les vertus guérisseuses des plantes et des fleurs. Il prend alors son bâton de pélerin et se consacre à la cueillette de fleurs dans la campagne anglaise, du côté d’Oxford où il s’installe avec son épouse. Leur jolie maison est entourée de fleurs, de plantes et d’arbustes. Elle devient le laboratoire d’Edward Bach qui, après avoir établi une classification des émotions négatives, met au point ses premiers remèdes dans les années 30.

 

Aujourd’hui, la petite maison dans la prairie du docteur Bach est devenue le Bach Centre. Les remèdes sont toujours fabriqués sur place à partir des fleurs du jardin, toujours cueillies au moment de la rosée du petit matin, au moment où leurs vertues guérisseuses sont à leur apogée. Le reste du procédé de fabrication est un secret bien gardé que les praticiens formés au Bach Centre font perdurer.

Les remèdes fleuris du docteur n’ont jamais cessé d’avoir du succès. Même s’il est difficile scientifiquement d’affirmer qu’ils peuvent effectivement soulager des émotions néfastes, pourquoi ne pas essayer ? Quelques gouttes de concentré de fleurs et de brandy n’ont jamais fait de mal à personne, au contraire…

 

Pour en savoir plus sur le remède qu’il vous faut, en fonction de vos angloisses :

http://www.bachcentre.com/centre/firstpag.htm

 

Black Cab Sessions : une chanson, une prise, un taxi !

Wednesday, January 12th, 2011

Cet article ne sera pas un énième éloge de l’amabilité des taxis londoniens, de la sécurité qu’ils assurent à leurs passagers et de leur excellente connaissance de leur ville.

 

Cet article ne s’éternisera pas non plus sur le fait que les taxis londoniens sont pour toutes les raisons citées ci-dessus les meilleurs au monde comme le prouve un sondage mené en octobre 2010.

 

Cet article a pour but de vous présenter les Black Cab Sessions, mini shows rock tournés dans les Black Cabs de Londres. Le principe est simple et se résume ainsi : « Une chanson, une prise, un taxi ! ». Tout se passe très vite : un taxi est hélé par la prod qui explique au conducteur ce qui l’attend.  Un cab driver* sur dix refuserait d’ailleurs de se prêter au jeu et passerait son chemin. Mais si le chauffeur accepte ce tournage dans son véhicule, c’est à lui qu’il incombe de présenter le groupe qui va chanter et d’indiquer le titre de la chanson.

 

Si vous n’avez jamais vu cette émission, c’est parce qu’elle est exclusivement diffusée sur le site des Black Cab Sessions et également sur Youtube. Vous pourrez donc vous offrir une session de rattrapage et visionner les vidéos des Flaming Lips, de Daniel Johnston, Death Cab for Cutie (voir extrait)…

 

La prochaine fois que vous prendrez un taxi à Londres, pensez à demander au chauffeur s’il a déjà accueilli une Black Cab Session !

 

www.blackcabsessions.com

 

F.A
 
*chauffeur de taxi en anglais

 

 

Vous avez dit « cheese » ? Petite initiation aux fromages britanniques

Monday, January 10th, 2011

Il y a la France, le pays n°1 du fromage. Il y a la Hollande, « l’autre pays du fromage ». Et il y a la Grande-Bretagne, au cas où on l’oublierait. Car à part le cheddar que l’on connaît par sa présence dans les sandwiches et la cuisine tex-mex, les fromages britanniques sont en France d’illustres inconnus.

La Grande-Bretagne répertorie plus de 700 variétés soit presque le double de la France qui totaliserait entre 300 et 400 sortes. Quand on y réfléchit, à part le Camembert de renommée internationale, les fromages français sont plus connus de réputation que de noms. Demandez par exemple à un Anglais de vous citer de noms de fromages made in France et vous en aurez la preuve. S’il vous parle de Brie, là, vous saurez qu’il y a triche car les Britanniques en fabriquent aussi en Cornouailles et dans le Somerset. 

Vous vous croyez incollable en matière de « bleus » ? Vous citez à l’aise le Roquefort, la Fourme d’Ambert, le Bleu d’Auvergne, le morbier (bicolore !!), vous ne savez peut-être pas qu’en Grande-Bretagne, il en existe des dizaines comme le Stilton (ah, vous le connaissiez ?) mais certainement pas le Oxford Blue, le Cheshire Blue, le Dorset Blue… Et nos voisins britanniques utilisent également le lait de chèvre, pour, entre autres, un bleu appelé Ribbestale Blue Goat. Pas la brebis, pensez-vous ? Si, si ! Même qu’en Angleterre, on fabrique une Yorkshire Feta, devenue Yorkshire Fine Fettle car la Feta est une appellation d’origine grecque…

Pour toutes ces raisons, les British Cheeses gagnent à être goûtés, souvent mariés à une bière à la différence de l’Hexagone, férue d’accords vins et fromages. En France, certains fromages auraient des noms à sonorité gentiment grivoise comme le Cacouillard, le Claquebitou et le Trou du Cru. En Grande-Bretagne, les noms sont peut-être un peu plus sages et désignent majoritairement des provenances. Ah, non ! Il y a bien le « stinking bishop » (en français « l’évêque qui pue »), ce qui est nettement plus trash que « Pont-L’évêque », fromage très odorant, fabriqué à … Pont-L’évêque ! D’ailleurs, dans le film Wallace et Gromit : la malédiction du lapin-garou (2005), Wallace laissé pour mort est ressuscité grâce à un morceau de « Stinking Bishop ».

Vous savez à présent que « cheese » n’est pas un vain mot qui ne sert pas qu’à faire sourire les gens quand vous prenez une photo !

F .A

Pour tout savoir sur le fromage britannique, visitez le site du British Cheese Board :

http://britishcheese.com/

 

Jack Wills : la petite marque chic qui monte

Monday, January 3rd, 2011

Plus British que British, la marque de vêtements Jack Wills, l’”uniforme” des étudiants aisés, pulvérise les records de vente et part à la conquête d’un nouveau public, outre-Atlantique…

 

Jack Wills, c’est la petite marque chic qui monte : depuis deux ans, alors que les autres marques souffrent de la crise, elle double son chiffre d’affaires.

C’est en 1999, après avoir étudié l’économie à UCL (University College London) que Peter Williams décide de créer sa propre marque de vêtements. Il lui donne le nom de son grand-père et part à la recherche de fonds pour financer sa première collection et monter sa boutique, dans le Devon, d’où il est originaire. “Le meilleur conseil que j’ai jamais reçu d’un homme d’affaires que je connaissais à l’époque, est de contracter le plus de cartes de crédit possible …”, raconte Peter Williams dans une des rares interviews qu’il a accepté de donner. Ainsi, en additionnant les milliers de Livres pris à crédit et en convaincant un de ses amis d’université, il réussit à investir 40 000 Livres dans la production de sa première collection. “Nous sommes encrés dans la tradition britannique. Jack Wills, c’est la combinaison du tweed, du hoodie et du pantalon de survêtement”, explique Peter. Tout est dit. Et la cible : un public que Peter connaît bien, celle des étudiants et des étudiantes aisés. Jack Wills offre en effet du haut de gamme : un hoodie coûte au moins 80 €.

 

Dix ans après sa création, Jack Wills est plus qu’une marque, c’est aussi un mode de vie. Les 35 magasins du Royaume-Uni sont volontairement établis dans des villes universitaires, des stations balnéaires chics ou des quartiers à la fois huppés et branchés des grandes villes, comme Islington à Londres. Le site internet de la marque présente non seulement les collections, mais est aussi un réseau social. La rubrique “community” y est particulièrement active : forums, promotions d’événements et notamment de matchs de polo que la marque sponsorise.

 

Forte de son succès, Jack Wills s’est donné cette année un grand défi : partir à la conquête du marché américain, de la culture “shopping mall” et “Abercombie and Fitch”… Les trois premiers magasins Jack Wills viennent d’ouvrir sur la côte Est, à proximité d’universités prestigieuses. La stratégie reste identique mais il est encore trop tôt pour dire si Jack Wills trouvera son public américain. Suite aux prochains résultats de son exercice comptable !

 http://www.jackwills.com/