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Archive for August, 2010

La Grande-Bretagne : les pays des apprentis écrivains

Tuesday, August 31st, 2010

Vous avez peut-être lu La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, Le jardin de ciment d’Ian McEwan, qui est aussi un film d’Andrew Birkin (The Cement Garden). Vous avez peut-être aussi entendu parler des Vestiges du Jour de Kazuo Ishiguro, porté à l’écran par James Ivory. Tous les auteurs cités ci-dessus ont un point commun : ils ont appris à écrire…

Tant mieux car en cette période de rentrée on choisit l’activité qui va occuper nos moments perdus, si l’on peut le dire ainsi. Alors, si au lieu d’aller muscler votre popotin le temps d’un cours d’abdo-fessiers vous décidiez plutôt de muscler votre cerveau en apprenant l’art de la fiction en V.O ? Une activité passionnante qui vous fera peut-être mal transpirer d’effort devant votre clavier d’ordinateur !

Une question d’abord : pourquoi apprendre à écrire selon des techniques britanniques ? Parce que pour nos voisins British, l’écriture ça s’apprend comme on apprend la plomberie, le secrétariat et caetera. Donc si vous voulez vraiment apprendre à écrire, vous en tirerez peut-être plus que dans un petit atelier amateur de quartier… Et comme les cours de l’université d’East Anglia se font sur le web (pas tous ! mais ceux dont il est question ici !), vous n’aurez qu’à libérer disons 2 heures de votre temps par semaine. Pour East Anglia comme pour les stages Author’s Retreat, il faut réserver très tôt, autant profiter de cette période de rentrée.

University of East Anglia

En Grande-Bretagne, la creative writing (écriture créative) est une discipline respectée qui s’apprend à l’université. Cette célèbre université d’East Anglia, située à Norwich, qui propose depuis 1970 un Master of Arts in Creative Writing (maîtrise de littérature spécialisée en écriture de fiction), propose des cours de fiction en ligne. Ce qui facilite la tâche de celles / ceux qui aimeraient marcher sur les traces d’Ian McEwan, de Tracy Chevalier, Kazuo Ishiguro mais aussi de Rose Tremain et beaucoup d’autres sans quitter Bar-le-Duc, Cape Town ou Le Caire. Testés et approuvés par nos soins, ces cours vous permettent d’apprendre à écrire nouvelles et romans (eh oui ! le mot est lâché !). Et les évaluations vous mettent au pied du mur, vous forçant à soumettre un texte pour pouvoir valider le module auquel vous vous êtes inscrit(e). C’est un peu plus qu’un loisir admettons-le, mais c’est bien plus passionnant que la Gym tonique du jeudi soir !

Author’s Retreat

Si vous voulez aller à la gym et consacrer un minimum de temps à l’écriture mais avec un maximum d’efficacité, tentez une Author’s Retreat animée par l’auteur et coach holistique Tom Evans, dans le Surrey, non loin de Londres. A la fin du stage, qui dure 3 jours (et que nous n’avons pas encore testé), les participants sont censés repartir avec un projet de livre bien avancé, ça fait rêver non ?

En Angleterre, le dilemme shakespearien en matière d’écriture, c’est plutôt : devenir ou ne pas devenir écrivain ? Alors, prêt(e) à sauter la gym ou le tennis pour taquiner la muse de l’inspiration, in English of course ?!

F.A

Infos pratiques / conseil : Inscrivez-vous le plus tôt possible, on ne vous le répètera jamais assez !

University of East Anglia :

http://www.uea.ac.uk/contedu/creativewriting (lien vers les cours d’écriture créative et les plannings. Module A pour débuter : liste d’attente pour fin septembre 2010. Prochain créneau disponible : avril 2011).

Author’s Retreat :

http://www.thebookwright.com (Author’s Retreat : 4, 5, 6 mai 2011)11)

National Picnic Day : 30 août 2010

Monday, August 30th, 2010

Le dernier lundi d’août est un célèbre Bank Holiday (jour ferié) et c’est désormais la date officielle du National Picnic Day britannique. Oubliez le Babybel et la bouteille de vin rouge (voir image !) et découvrez le ingrédients essentiels aux pique-niques de nos voisins British !
Le premier ingrédient ne se mange pas : c’est un manteau de pluie avec capuche. N’allez pas demander pourquoi !
Ensuite, pour pouvoir vous asseoir bien confortablement dans l’herbe, prévoyez un plaid, célèbre couverture écossaise.
Enfin, nos voisins Brits conseillent de procéder à un pique-nique en musique en prévoyant une sono pas trop forte et qui ne nécessite pas de branchement (comprendre smartphone ou lecteur MP3). Pensez à ajouter à votre playlist The Picnic Song du groupe de rock anglais The Maccabees.
Une fois les détails matériels réglés, quelques ingrédients typiques pour remplir votre panier d’osier : des sandwiches, bien sûr, mais aussi un Victoria sponge cake (génoise) et des muffins à la myrtille. Côté boissons, ce sera de la bière, du cidre anglais et pour finir, du thé dans un thermos !!!
Pour trouver les plus beaux spots où déballer votre repas préparé avec amour :
http://www.picnicday.co.uk
Pour écouter The Picnic Song gratuitement :
http://www.lastfm.fr/music/The+Maccabees/_/The+Picnic+Song
F.A
*miam-miam

L’envol de la taxidermie anglaise

Wednesday, August 25th, 2010

On la surnomme la “taxidermiste des stars”. Mais Polly Morgan est avant tout une artiste qui, avec ses créations mêlant objets et animaux empaillés, apporte un nouveau souffle de vie à un art plutôt macabre.

Oubliez les paysages bucoliques et les petits lapins des romans de Beatrix Potter, la campagne anglaise est, en réalité, beaucoup moins idyllique qu’on l’imagine. Elle se révèle en effet truffée d’animaux morts et fait le bonheur de l’artiste-taxidermiste Polly Morgan qui a ses petits arrangements avec des chasseurs pour se faire envoyer régulièrement des animaux morts, et tout particulièrement des oiseaux.

Dans le congélateur de son atelier londonien, on compte 61 corbeaux et 59 pigeons, prêts à subir le traitement particulier de Polly. “J’ai grandi à la campagne, dans une maison un peu chaotique, entourée par des millions d’animaux”, se souvient Polly qui avoue vite ne jamais avoir eu la “fibre animale” de ses parents : “Je me sentais un peu en compétition avec tous ces animaux. Mes parents leur portaient beaucoup trop d’attention à mon goût”. Ne verrait-elle donc pas dans son art une sorte de revanche à l’encontre de nos amies les bêtes ? “Oui, peut-être, il y a sans doute un peu de ça !”, concède-t-elle.

C’est un rat enroulé dans une flute à champagne qui l’a fait connaître lors d’un salon artistique en 2004, alors que l’objet était exposé sur le stand d’un ami. Depuis, Polly a fait son chemin et compte parmi ses clients Kate Moss et Courtney Love. Et dans son atelier de l’East End, la jeune femme coquette aux ongles faits n’a pas peur de continuer à dépecer toutes sortes de créatures, surtout des oiseaux, et à leur donner une nouvelle vie. Ses dernières œuvres, comme la très belle installation Systemic Inflammation - une installation où des pinsons et des canaries emmènent dans les airs une cage en métal- en sont la preuve presque vivante !

Ne manquez pas l’exposition de Polly Morgan à la galerie londonienne Haunch of Venison :

http://www.haunchofvenison.com/en/#page=london.current.polly_morgan

Jusqu’au 21 septembre

E.B.

Mick Jagger chantera-t-il l’Arlésienne ?

Tuesday, August 24th, 2010

Crédit photo : Jean-Marie Périer, 1966

Allez savoir s’il chantera un air de l’opéra de Bizet, en tout cas, il devrait venir honorer l’exposition de sa visite. Quand ? That is the question car nous aimerions TOUTES (ou presque !) l’apercevoir. Car si Mick Jagger, le bad boy narcissique à la beauté androgyne, a aujourd’hui 67 ans, ses lèvres pulpeuses et son déhanché féminin ont fait rêver et font peut-être toujours rêver plus d’une, sans compter ses ex… Et en plus, il parle français !

Sachez donc que le rockeur reconnu comme le plus sexy de tous les temps et à en croire la presse people retraité en 2012, nous donne rendez-vous à l’Eglise des Trinitaires à Arles. Les Rencontres photographiques, qui ont lieu jusqu’au 19 septembre 2010 ont créé une exposition entière sur le leader des Rolling Stones, avec des photos prises entre les sixties et nos jours.

Si l’expo ne comporte que des clichés signés des plus grands noms de la photo, ce n’est pas un hasard. Photographier Sir Michael Philip Jagger (eh oui, il a été anobli par le prince Charles en 2003 !) est un privilège réservé à une élite artistique.

F.A

Plus d’infos sur l’exposition : www.rencontres-arles.com (qui accueille aussi au sein de sa promenade rock une exposition sur le punk !)

NB : Quelques fun facts sur les Rolling Stones, pour le plaisir…

Le groupe des Rolling Stones existe depuis 1962, le nom du groupe est inspiré de la chanson Rollin’ Stone de l’Américain Muddy Waters, chanteur de blues

La bouche-logo le groupe serait bien inspirée de celle de Mick Jagger

Mick Jagger et Keith Richards, guitariste des Stones ont fréquenté la même école maternelle

Avant de se consacrer à la musique Mick Jagger suivait des Etudes à la London School of Economics, école de sciences politiques et sociales mondialement réputée

Mick Jagger a un jour déclaré : « Plutôt mourir que de chanter Satisfaction à 45 ans. ». No comment.

Straftford-Upon-Avon (Warwickshire): Dig for Shakespeare, archéo-shakespearologie…

Monday, August 23rd, 2010

Ah ! La maison natale de William Shakespeare à Stratford-Upon-Avon dans le Warwickshire, étape quasi obligée sur la route d’Oxford pour de nombreux collégiens et lycéens en séjour linguistique, n’ayant d’ailleurs jamais lu une seule ligne de Shakespeare…

Le dramaturge le plus célèbre au monde aurait poussé son premier cri en 1564 dans une petite maison de Stratford. Après un long séjour à Londres, Shakespeare aurait regagné sa ville en 1611, jusqu’à sa mort en 1616. Si l’on considère que Shakespeare a vraiment existé car il y a toujours eu débat là-dessus…

Si vous passez par Stratford-Upon-Avon pour y visiter vous aussi la maison de l’homme aux trente-sept œuvres dramatiques parce que vous êtes passionné par son théâtre ou tout simplement curieux de culture, vous serez peut-être tenté(e) par Dig for Shakespeare (fouilles pour Shakespeare en V.F).

Ce chantier est d’ailleurs matérialisé par un trompe-l’œil, inauguré le 30 juillet aux Bancroft Gardens et représentant le bureau de Shakespeare, tel que les experts se l’imaginent. Mais attention, cette œuvre d’art qui vous plonge littéralement dans l’univers de l’homme de théâtre est exposé de manière éphémère et vise à présenter le chantier de fouilles, accessible au public qui pourra observer le travail des archéologues moyennant finances…

Ces derniers n’ont pour l’instant trouvé qu’un dé à jouer, des pièces et des fragments de poterie. Un bon début sachant que le chantier ferme en septembre ? Allez donc encourager ces chercheurs en leur déclamant quelques vers… de Shakespeare et en anglais !

www.digforshakespeare.com

F. A.

Quand Spartacus Chetwynd adapte David Copperfield de Dickens (Festival Entre cour et jardins, 27 et 28 août, Barbirey)

Friday, August 20th, 2010

Mais qui est Spartacus Chetwynd ?

Cette année, le Festival français Entre cour et jardins a décidé d’inviter des artistes londoniens parmi lesquels UNE certaine Spartacus Chetwynd…

Derrière le nom de cet esclave et gladiateur, grande figure de l’histoire antique, se cache Lali Chetwynd, artiste née en 1973, diplômée du Royal College of Art. Egalement anthropologue de formation, elle est férue de culture populaire, de déguisements et manie l’art du décalage dans ses tableaux et performances. Pour l’événement qui nous intéresse, il sera question d’une réécriture très contemporaine d’un roman semi-autobiographique de Charles Dickens (1812-1870), David Copperfield (1850).Prenez un peu d’avance en découvrant de quoi est il question, tant dans le livre, que dans son adaptation filmée…

Mais qui est David Copperfield ?

Petit rappel sur le personnage du livre de Dickens :

Orphelin travaillant dans une usine, le jeune héros de quitter Londres pour retrouver sa tante Betsy Trotwood à Dover (Douvres en français) et lui demander de l’aide. Sur son chemin, victime d’un voleur, le jeune homme doit subvenir à ses besoins pour mener à bien son voyage, qui connaît d’ailleurs une happy end, vu qu’il est adopté par la dame.

Pour son adaptation filmée d’un passage de David Copperfield, Chetwynd a mené pendant 7 jours avec deux autres marcheurs, un voyage de Londres aux falaises blanches de Douvre sur les traces de David Copperfield. Comme le personnage du roman, les héros du film se font voler et doivent se nourrir gratuitement, en utilisant la cueillette. Mais les randonneurs sont plus favorisés que le pauvre David et bénéficiant de bonnes chaussures, de compléments alimentaires et d’une personne chargée de les ravitailler…

Si, pour les critiques d’art, la scène du vol est caricaturale, les retrouvailles avec la tante dignes d’un spectacle pour enfants, ce qui interpelle, ce sont les jours et nuits passés à camper dans la nature, sans le confort moderne, malgré les aides citées plus haut. C’est donc pour son côté « jardin » que ce documentaire intéresse et se place dans ce Festival.

C’est d’ailleurs à la tombée de la nuit, sur grand écran et en pleine nature que le public découvrira The Walk to Dover. .

Spartacus Chetwynd

The Walk to Dover

Jardins de Barbirey (21), les 27 et 28 août, 18-23h et 29 août, 17-19h

diffusion

www.ecej.fr

F.A

BIBLIOGRAPHY !

http://www.frieze.com/issue/article/the_walk_to_dover

Chapeau de paille et bottes de cuir

Friday, August 20th, 2010

Et oui… C’est la mode des bottes, des Uggs aux Santiags, par tous les temps et toutes les saisons. Mais c’est aussi la mode du chapeau de paille… Cet été, le panama courronne les têtes britanniques.

Juin 2010, la saison des festivals démarre et les célébrités débarquent sur scène et dans les verts patûrages. Cette année, elles arborent un signe de distinction commun que l’on repère de loin : le “trilby” de paille (panama). Mettant à leur avantage toutes les formes de têtes, quelles soient rondes, carrées ou encore ovales, le panama devient vite l’objet du désir des “fashionistas” britanniques et s’échappe vite des frontières des champs festivaliers.

L’été avance et de tête en tête, le “trilby” envahit les villes et les villages du Royaume-Uni. L’effet pourrait être rébarbatif et répétitif mais grâce à l’excentricité de nos voisins britanniques, il n’en est rien : les chapeaux sont volontiers personnalisés, affublés d’une touche unique : un foulard ou un ruban qui s’enroulent autour du haut du “trilby”. D’autres sont ornés de plumes ou de badges. Et, en cas de soleil de plomb, certains les assortissent même d’une visière en paille…

Avant que l’automne arrive, osez vous aussi le panama sans oublier la touche essentielle d’excentricité.

E.B.

Les 10 plus beaux “trilby” de l’été selon le Telegraph:

http://www.telegraph.co.uk/fashion/7930465/Ten-of-the-best-summer-hats.html

Les femmes-coquillages (The Shell Ladies) d’Ann Carrington à Margate (Kent)

Monday, August 16th, 2010

Leurs noms : Mrs Booth, Baroness Orczy ou encore Phyllis Broughton. La première fut la  maîtresse du peintre Turner à partir de 1833. La deuxième était l’auteure d’une célèbre pièce de théâtre The Scarlet Pimpernel (1905). La troisième était une comédienne de la fin du XIXe siècle qui faisait partie de la troupe des Gaiety Girls. 9 de leurs amies, autres dames qui firent les beaux jours de Margate vous donnent également rendez-vous sur le Harbour Arm de cette station balnéaire du Kent. Si Mrs Booth habite le port toute l’année, ses amies la rejoignent en période estivale.

Depuis 2008, enfants et personnes âgées viennent se faire photographier avec ces élégantes, mais aussi les admirer et qui sait, leur parler ? Peut-être leur racontent-elles les anciens temps, avec le souffle du vent qui s’insinue dans leur chapeau ou leur corsage, fait de coquillages…

Ces Shell Ladies sont des sculptures monumentales, réalisées en coquilles Saint-Jacques et fibres de verre, par la sculptrice Ann Carrington, née en 1962. La célèbre et discrète « reine de la récup », habituée à travailler entre autres boutons, chutes de jeans et épingles à nourrice, a remporté un concours artistique pour la réhabilitation de Margate. Car ces femmes en coquillages sont, en miniature, des souvenirs kitsches à souhait, fabriqués dans la station balnéaire et vendus dans les boutiques du bord de mer…

Pour découvrir l’oeuvre d’Ann Carrington, un site qui vaut le détour :

http://www.anncarrington.co.uk/

NB : Sur le site vous trouverez un timbre-tableau géant qui ne tiendra pas sur vos cartes postales d’été de Margate ou d’ailleurs, mais à découvrir absolument ! Pearly Queen of Bow, boutons sur toile par Ann Carrington.

F.A.

Vintage à Goodwood

Tuesday, August 10th, 2010

Nouveau festival glamour, aux antipodes de Glastonbury

Créer un nouveau festival au coeur d’une saison qui en regorge… Il fallait oser et le celèbre créateur de mode Wayne Hemingway l’a fait. Son objectif : célébrer la créativité “british” des années 40 aux années 80…

“Vintage à Goodwood, ce n’est pas un festival pour des ados qui veulent se déchirer à coup de cannettes de cidre et échapper à leurs parents, prévient Wayne Hemingway, c’est une fête pour les gens qui aiment le style et le glamour, qui préfèrent les restaurants aux stands de hamburgers, et qui vont danser en talons hauts plutôt qu’en bottes en caoutchouc”.

Le ton est donné et c’est au coeur du Sussex, à Goodwood, temple du rallye automobile à l’ancienne à l’atmosphère très “Agatha Christie” que Wayne a choisi de planter son décor vintage. Au programme : un assortiment de musique, de mode, de design et d’art représentatifs des cinq décennies antérieures aux années 90. Ainsi, des artistes tels que Sandie Shaw, The Buzzcocks, The Damned et Lily Allen -pour n’en citer que quelques-uns- ont répondu à l’appel avec le plus grand enthousiasme.

Pour cette première édition, Wayne a volontairement souhaité limiter le nombre d’entrées à 20 000. “Je voulais réitérer l’idée du Festival of Britain de 1951, il n’y a pas eu d’apologie de l’esprit créatif des Britanniques depuis… Tout ce qui existe, c’est la London Fashion Week ou la London Design Week, des événements qui sont restreints aux milieux de la mode ou du design…”, explique Wayne avant de conclure qu’après 20 ans d’écumage de festivals, c’est l’esprit “grosse machine” et surtout le manque de glamour et d’attention au détail qui l’ont toujours agacés. Du coup, à Goodwood, on reste volontairement “petits” et même les toilettes sont classes !

Vintage à Goodwood, du 13 au 15 août, http://www.vintageatgoodwood.com/home.aspx

Broadway Market : le marché en vogue de l’East End londonien

Friday, August 6th, 2010

Oubliez Camden ou Portobello et aventurez-vous un peu plus loin vers l’est pour découvrir le Broadway Market. Hyper “hype”, on y vient au moins autant – sinon plus - pour se montrer que pour faire ses courses.

Si, en vous réveillant un samedi matin, l’envie vous prend de partir à la recherche des derniers looks du moment tout en faisant vos courses, une destination s’impose : le Broadway Market, dans le quartier de Hackney à l’est de Londres. Au milieu des étals de produits frais – fruits et légumes, viande, poissons, fromages, pâtisseries, pains, cafés et thés en tous genres etc -, se déroule un véritable défilé de mode : des jeunes hommes aux moustaches soignées et aux jeans légèrement retroussés côtoient des filles aux robes vintages serrées à la taille et aux coiffures dont le “je-ne-sais-quoi” de laisser-aller est le fruit d’heures passées dans la salle de bains…

Pourtant le marché de Broadway n’a pas toujours été le théâtre de ce spectacle ravissant. Il y a encore six ans, il était en pleine décrépitude : quelques vendeurs de fruits et légumes le faisaient vivre tant bien que mal jusqu’à ce que les habitants du quartier se mobilisent pour lui donner une nouvelle vie. Aujourd’hui, la mission est plus qu’accomplie. Le Broadway Market est devenu l’un des marchés les plus prospères de Londres, avec plus de 80 étals qui marchent du tonnerre et qui au-delà des produits frais, offrent des fringues vintage, de bijoux etc…

C’est aussi l’un des marchés les plus “bobos” de Londres. Il est en effet situé au cœur de Hackney, le quartier de prédilection des jeunes artistes, designers etc… Si un bain de foule trendy vous tente ou si, vous aussi, vous voulez vous montrer avec votre panier en osier sous le bras (les sacs en plastiques sont bannis dans Broadway Market), vous avez trouvé l’endroit rêvé pour démarrer votre weekend.

Pour en savoir plus sur Broadway Market : http://www.broadwaymarket.co.uk/home.html

E.B.