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Archive for June, 2010

The Elephant Parade : une horde d’éléphants dans les rues de Londres

Monday, June 28th, 2010

Non, vous n’avez pas rêvé, c’est bien un éléphant, juste là, en plein cœur de Chinatown… ou plutôt une sculpture de bébé éléphant tout tigré. Bienvenue dans un Londres envahi par plus de 250 sculptures d’éléphants tous décorés par des artistes et designers connus…

C’est l’année du Tigre dans le calendrier chinois et Tigerphant a trouvé sa place à Newport Court dans Chinatown. Pourtant, les passants étonnés se demandent ce que ce bébé éléphant fait là, tout seul… Pas de panique : ses frères et sœurs ne sont pas loin, éparpillés à des coins de rue, sur des places, dans des parcs, ils font tous partis de la même parade et représentent la même famille, celle des éléphants d’Asie, une espèce en voie de disparition.

“L’ “Elephant Parade” est une initiative fantastique et unique. C’est un excellent moyen d’attirer l’attention sur les éléphants d’Asie qui sont en voie d’extinction et de mettre de la couleur dans la ville”, explique Mark Shand, l’un des fondateurs de l’association Elephant Family, coorganisatrice de l’événement. La force de cette exposition pas comme les autres est d’avoir embarqué dans l’arche des artistes et des designers de renom dans la décoration des sculptures d’éléphant. Parmi eux, Marc Quinn, Jonathan Yeo, Jack Vettriano, Diane Von Furstenberg… pour n’en citer que quelques-unset quelques unes. “Cette parade, c’est aussi bien sûr une excellente manière de collecter des fonds. Les sculptures seront en effet mises en vente chez dès juillet et nous espérons récolter 2 millions de Livres Sterling dans les enchères”, poursuit Mark. Quels que soient les résultats des ventes, la parade ne s’arrête pas aux portes de Londres et poursuit son chemin vers une nouvelle destination en 2011 : Copenhague… En attendant, vous pouvez vous amuser à faire de l’ “Elephant spotting” dans les rues de Londres !

http://www.elephantparadelondon.org/, jusqu’au 29 juin

E.B.

Cringe Parties : La honte !

Friday, June 25th, 2010

Partager son journal intime et ses émotions incontrôlées d’ados avec des inconnus, c’est la dernière tendance des soirées branchées londoniennes. Et ça s’appelle les “Cringe Parties”, littéralement : les “fêtes où on ne sait plus où se mettre”…

La fameuse Jodie Harsh, le DJ travesti des soirées londoniennes les plus branchées, vient de trouver une nouvelle façon de satisfaire son exhibitionnisme. Cette fois, il ne s’agit ni de sa dernière coupe de cheveux ni de son sac à main “qu’elle a dégotté dans un Charity Shop de Dalston” mais de son journal intime, descendu tout droit du grenier. Jodie n’est pas la seule à oser avoir honte, les “cringe parties”, tout droit venues des Etats-Unis, qu’on appelle aussi “share the shame” (partager la honte) ont de plus en plus d’adeptes à la redécouverte de leurs émotions d’ados perdues.

L’écrivain Sarah Brown, celle par qui la honte arrive, a retrouvé ses carnets en aidant ses parents à déménager. “Je les ai trouvés si mauvais que je me suis dit que je pouvais en faire quelque chose de totalement opposé”, raconte-t-elle. Et c’est ainsi qu’elle a incité d’autres nostalogico-exhibitionnistes à dévoiler leurs journaux intimes et leurs émotions adolescentes jusque-là enfouies au plus profond d’eux-mêmes.

Monter sur scène, lire à haute voix ses lettres d’amour restées à jamais terrées dans un cahier à spirale, raconter les émois de son premier “French kiss” et des premières expériences sexuelles embarrassantes, dévoiler les paragraphes d’un roman inachevé devant un public aux yeux à la fois écarquillés et moqueurs, c’est ce qui vous attend si vous décidez d’ouvrir vous aussi ce carnet poussiéreux et jauni, vestige de vos années de passage à l’âge adulte. “Nous sommes à la recherche de choses qui embarrassent le lecteur mais aussi auxquelles le public s’identifie, explique Neil Katcher qui organise des Cringe Parties aux Etats-Unis, on a tous eu le même sentiment de rejet quand la fille qui nous obsédait nous a rejeté. L’audience est là pour rire mais aussi pour encourager. C’est une sorte de thérapie de groupe”, poursuit-il.

Et qui sait ? Vous y rencontrerez peut-être l’âme sœur. Plusieurs participants de Cringe Parties ont eu le coup de foudre et se sont mariés. Mais attention, si les choses tournent mal, elles risquent de finir exposées dans un journal plus vraiment intime…

Pour en savoir plus sur les Cringe Parties à Londres :

http://www.queserasera.org/cringe.html

Damien Hirst, un artiste trop « conservateur » ?

Thursday, June 24th, 2010

Un cadavre à 12 millions de dollars ?

photo extraite du site : http://www.linternaute.com

Normal, c’est celui d’un requin conservé par Damien Hirst. Cet artiste déjanté, né en 1965 à Bristol, aime les animaux, surtout en bocaux…

En ce moment, au Musée océanographique de Monaco, à un étage des requins vivants, l’artiste britannique le plus en vogue du moment, a installé dans le cadre de son exposition Cornucopia, un requin tigre, toutes dents dehors, conservé dans le formol et appelé The Immortal. Damien Hirst, 44 ans, a choisi de centrer son œuvre sur la mort. Il aime ça et le public aussi, quitte à payer des sommes indécentes pour acquérir les cadavres pas franchement exquis qu’il met en scène dans ses créations. Le créateur déjanté, sanctionné d’une note E à l’option Arts au Bac anglais a pourtant une fortune estimée à 200 millions de dollars. Et parmi ses détracteurs, un grand nom du rock British, Morrissey.

L’ex-chanteur de The Smiths, bientôt 49 ans est un végétarien militant, abonné à la polémique sur différents domaines dont la politique… Ce dernier s’insurge contre le traitement irrespectueux qu’inflige Hirst aux animaux morts. En effet, si certains mangent du steak à chaque repas, Hirst pousse le vice en plaçant régulièrement dans le formol des animaux de toutes espèces dont nous ne citerons que quelques unes : requins (The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living), vache coupée en deux dans le sens de la longueur (Love’s Paradox), papillons peints et collés sur toiles (I Feel Love)…

Et l’artiste va encore plus loin quand il utilise des restes humains, même s’il semble moins aventureux que dans son traitement des animaux. Lorsqu’il était jeune et pauvre, Damien travaillait dans une morgue… Pour sa pièce maîtresse For the Love of God, il a utilisé le crâne d’un homme ayant vécu au XVIIIe siècle. Il en a fabriqué une réplique en platine et a greffé dessus les dents du mort, en plus de 8601 diamants qui en font l’œuvre la plus coûteuse du marché de l’art (100 millions de dollars). Il s’agirait aussi de la plus grosse pièce en diamants jamais réalisée depuis les Jewels of the Crown (Joyaux de la couronne). Si vous voulez savoir ce qu’il est advenu du crâne sans dents, l’artiste l’a gardé chez lui en l’affublant de dents en or…

La solution que propose le dandy-rockeur Morrissey pour punir l’artiste qui ose tout ? Conserver la tête de Damien Hirst dans un sac. En anglais dans le texte : ‘Damien Hirst’s head should be kept in a bag’. L’avis de l’intéressé,  dans un article au sujet du crâne qui a inspiré la création de For the Love of God ? ‘I wouldn’t mind if it happened to my skull after my death.’ Ce qui signifie : « Cela ne me gênerait pas, si cela arrivait à mon crâne, après ma mort. »

F.A

http://www.youtube.com/watch?v=cZRMIzCxXC0

Cette vidéo montre les ventes aux enchères des œuvres de Damien Hirst : entre autres, The Golden Calf (Le veau d’or) : un veau conservé dans du formol aux cornes et sabots en or…

BIBLIOGRAPHY :

http://www.nme.com/news/morrissey/50243

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1553281/Hirsts-50m-skull-goes-on-display.html

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/04/19/l-artiste-damien-hirst-un-requin-de-l-art-parmi-les-poissons-a-monaco_1338542_3246.html

Coupe du monde de foot : Londres au rythme des vuvuzelas

Wednesday, June 16th, 2010

Même si elle se joue à des milliers de kilomètres de Londres, la coupe du monde de football est au cœur de toutes les conversations et de tous les quartiers de la ville la plus cosmopolite d’Europe. Chaque nation a ses pubs, restos ou bars pour supporter son équipe et se lâcher sur les vuvuzelas !

Les marchands de drapeaux ont dû battre tous leurs records de vente. Londres ressemble à une véritable armada de croix de Saint-Georges (croix rouge sur fond blanc). Il y a toutes sortes de modèles : les petits que l’on peut fixer aux vitres des voitures, les grands modèles classiques que l’on peut arborer aux fenêtres de sa maison ou dont on peut s’enrober dans un moment de passion ou de but marqué…

Bref, Londres ressemble à un ballet en rouge et blanc avec, ça et là, des tâches de couleur des drapeaux des autres équipes sélectionnées. Vous l’aurez deviné, c’est à Trafalgar Square, devant des écrans géants, que la majorité des accros du foot se retrouvent et finissent dans les fontaines sous l’œil sévère de l’Amiral Nelson. Mais si les masses vous font peur et si vous préférez l’atmosphère feutrée d’un pub, vous n’aurez que l’embarras du choix. Et oui, vous compterez sur les doigts de la main les pubs qui ne retransmettent pas cette sacrosainte coupe du monde… Car, bien sûr, foot rime avec bière et profit. Et en ces temps de crise, quel patron de pub ou de bar serait assez suicidaire pour allumer la télé, vivre au rythme des vuvuzelas et des commentaires des docteurs ès foot ?

Il vous reste à choisir les meilleurs endroits pour supporter votre équipe. Les Français ont installé leur QG à Clapham au Bar des Magis, tenu par des supporters de l’OL, les Italiens envahissent Soho et le minuscule Bar Italia, les Danois se retrouvent dans Fitzrovia pour des cocktails scandinaves au Nordic Bar et les Ghanéens au cœur de Brixton au Gold Coast où plats et boissons bon marché garantissent une ambiance de fête et de joie de vivre, avec ou sans vuvuzela !

Enfin, si le foot n’est décidément ni votre tasse de thé ni votre pinte de bière, il vous reste au moins une solution pour vous mettre à l’abri, essayez le restaurant Dans le Noir, au cœur de Clerkenwell, où vous dînez dans l’obscurité la plus complète !

Le Bar des Magis, 7-9 Battersea Rise, London SW11 1HG, www.lebouchon.co.uk

Bar Italia, 22 Frith Street, London W1D 4RP

Nordic Bar, 25 Newman Street, London W1T 1PN, www.nordicbar.com

Gold Coast, 40 Acre Lane, London SW2 5SP

Dans le Noir, 30-31 Clerkenwell Green, London EC1R ODU, www.danslenoir.com

E.B.

Le freak (show), c’est chic ! The Gaiety Engine, spectacle et tradition du freak show

Monday, June 14th, 2010

Bonnes gens, approchez, approchez !  Venez faire la connaissance du garçon-loup, de Terence la sirène et du fakir sensible…

Laissez le Monsieur Loyal du cirque, le bien-nommé Isaiah Crank (crank signifie loufoque en anglais) et son assistant vous faire découvrir gratuitement le dernier freak show (exposition de monstres) de l’époque victorienne, en plein centre ville d’Amiens, les 18, 19 et 20 juin prochains… Ce freak show hilarant est proposé par The Strangelings, compagnie londonienne de théâtre de rue qui se produit pour ce spectacle sur une ancienne charrette de fruits et légumes. Un freak show pour de rire qui est aussi l’occasion d’évoquer l’histoire de ces expositions d’être humains considérés comme des erreurs de la nature.

Nains, géants, femmes à barbe, siamois, hommes, femmes et enfants, vivants ou en bocaux… Mais aussi hommes tatoués, cracheurs de feu… L’exhibition de ces êtres hors normes vit le jour aux Etats-Unis au milieu du XIXe siècle et connut un grand succès en Angleterre grâce à Mr Barnum au credo peu scrupuleux : “Il naît un idiot toutes les minutes.” Ce businessman américain fit découvrir au public londonien le nain General Tom Thumb. Barnum était aussi l’heureux propriétaire de la Feejee Mermaid, sirène des Iles Fidji. Mais le corps momifié de cette dernière s’avéra l’assemblage d’une tête et d’un torse de singe sur la queue d’un poisson… Le plus célèbre des freaks demeure incontestablement The Elephant Man, né Joseph Merrick, un homme au visage déformé, exposé à Londres en 1884, qui inspira son film à David Lynch en 1980.

Et comme la tradition des freak shows n’est pas complètement passée de mode en Angleterre, il est possible d’aller visiter le Ripley’s Believe it or not, à Picadilly Circus pour y découvrir oeufs de dinosaures, têtes réduites, dents de requins.

Approchez, approchez, bonnes gens…

F.A

Petite sociologie des Wives and Girlfriends dites WAGS, femmes et girlfriends de footballeurs

Friday, June 11th, 2010

photo extraite du site : http://pixmi.fr/loto-foot.php

Proxénétisme et infidélités gênent le paysage footballistique français à l’approche de la Coupe du Monde qui commence aujourd’hui en Afrique du Sud. En Angleterre, l’une des grandes questions du moment : comment vont se comporter les WAGS pendant la World Cup ? A tel point qu’Alison Kervin, écrivain, leur a consacré un roman intitulé Wags At The World Cup, sorti le 27 mai chez Ebury Press.

Le terme WAG remonterait à 2002 mais aurait vu son utilisation se multiplier en 2006 durant la Coupe du monde. Les tabloids se sont servi de cet acronyme pour désigner les petites amies et épouses des joueurs de l’équipe d’Angleterre. Leur chef de file dite Queen of the Wags est Victoria Adams, ex-Spice Girl devenue Mrs David Beckham, qui ne disputera pas le Mondial 2010, pour cause de blessure. Une autre WAG célèbre est Coleen, épouse de Wayne Rooney, attaquant du Manchester United que nous verrons sur le terrain dès demain, samedi 12 juin. Nous aurons aussi l’oeil sur le footballeur Ashley Cole, défenseur de Chelsea divorcé de la célèbre chanteuse-WAG Cheryl Cole.

En 2006, lors de la précédente Coupe du monde, l’Angleterre riait du trébuchement des platform shoes sur tapis rouge qu’il s’agisse de Coleen citée plus haut et pas encore mariée à Wayne, d’ Alex Curran, future épouse de Steven Gerrard, milieu de terrain du Liverpool FC et Carly Zucker, future épouse de Joe Cole, milieu offensif à Chelsea. Nous les observerons encore cette année avec attention : messieurs ballon aux pieds, mesdames, chaussures griffées sur French manucure aux pieds. Lors de la précédente Coupe du monde, les jeunes filles enviaient ces jolies poupées people qui avaient réussi à coincer un homme riche, célèbre et a priori, musclé…

Pourtant, la réalité serait beaucoup moins glamour que l’impression que donnent les WAGS. C’est ce qu’a observé Alison Kervin après enquête. Ces femmes, si désirables en apparence sont indésirables à l’approche des matches pour ne pas déconcentrer leurs époux. En plus d’être estampillées “gênantes”, elles sont victimes de “gêneurs”, si on peut le dire ainsi. Imaginez un peu celles qui, à l’année, doivent accepter la présence des 10 autres joueurs de l’équipe sans compter coaches et fans, souvent des femmes. A côté, amies lectrices, les potes de votre mec, font figure d’hommes invisibles !

Bref, les WAGS ne sont pas des épouses heureuses. Les anonymes ont peut-être moins de mal à retenir leur mari car la concurrence est moins rude et les déplacements moins fréquents- pas toujours, vous diront les épouses de routiers et de commerciaux  pour ne citer qu’elles…

D’ailleurs qu’on soit WAG ou pas WAG, le foot fait des ravages dans les couples. 4 millions de divorces en Grande-Bretagne seraient dus à des disputes liées au suivi des matches, l’homme délaissant sa femme à une heure où son statut ne l’autorise pas à des séances de shopping privé…


F. A

BIBLIOGRAPHY!

Cosmopolitan (May 2010), Wikipedia

The Last Tuesday Society

Tuesday, June 8th, 2010

La téléréalité, le foot et les discours vains des people vous font horreur. Vous cherchez un ailleurs où votre esprit sera en éveil, où vos sens seront titillés et où vos idéaux artistiques ne seront pas déçus.  The Last Tuesday Society est une société pataphysique** créée en 1878 à Harvard, qui existe à Londres depuis 2007, sous la houlette de Viktor Wynd et de Suzette Field. Trois bonnes raisons de rejoindre cette Society :

1-Parce que votre dernière séance de spiritisme remonte à un séjour linguistique en Angleterre, quand vous aviez voulu invoquer l’esprit de John Lennon, dans le cimetière attenant à l’église du village où vous séjourniez…

Effectivement, si vous cherchez un endroit où pratiquer le spiritisme, la Society organise des seances en présence de la médium Margot Forbes, qui excelle dans l’art de faire tourner les tables…

2-Parce que pour vous La petite boutique des horreurs est un film épouvanto-romantico-musical sorti en 1986…

Viktor Wynd’s Little Shop of Horrors, c’est la boutique-galerie du Chancelier de la Society, façon cabinet de curiosités, ouverte du mercredi au samedi, dès midi, sise au 11 Mare Street (Tube Station : Bethnal Green ou Old Street). On y trouve par exemple têtes réduites, animaux empaillés, organes conservés et autres objets du Musée d’anatomie de Dresde. Pour les curieuses et les vantards, à moins que ce soit le contraire, venez y voir le plus long pénis momifié du monde : celui d’un pendu du XVIIIe siècle. Si vous cherchez une idée de cadeau original, apparemment il est toujours à vendre…

3-Parce qu’en matière de Bal masqué à part la chanson de la Compagnie Créole, vous manquez sérieusement de références.

La Society organise régulièrement de grands bals masqués, riches en performances d’artistes avec un dress code très simple : le masque est obligatoire, pas les habits… A vos masques, prêts, partez pour le prochain grand rendez-vous du Londres arty et sexy !

http://www.thelasttuesdaysociety.org (un site qui vaut vraiment MAIS VRAIMENT le détour, tant pour son design que son contenu)

*mouvement artistique de la fin du XIXe siècle à rapprocher du symbolisme
** pour le dire très simplement : qui tourne tout en dérision

F.A.