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Archive for March, 2010

Columbia Market, une oasis de plantes aux accents Cockney

Wednesday, March 31st, 2010

Amoureux des plantes, des fleurs, des outils de jardinage et d’un dimanche matin au grand air en plein coeur de Londres, le marché de Columbia Road est votre destination idéale.

 

Cette rue de l’East End est une rescapée des bombardements de la seconde guerre mondiale, une oasis au milieu des HLM environnants. Chaque dimanche matin, les trottoirs des jolies petites maisons typiques de Columbia Road sont couverts de stands bardés de plantes et de fleurs en tout genre.

Les vendeurs, arrivés aux aurores, vous charment avec leur accent cockney à couper au couteau, “Three plants for a tenner!” (Trois plantes pour £10), crie l’un. “Come on darling, some roses for you !” (Allez chérie, des roses pour vous !), incite l’autre. Comment ne pas résister à cet accent mythique ? Car nous sommes dans l’Est, épicentre de la culture Cockney, et plus précisément dans l’ancien quartier des commerçants juifs. C’est d’ailleurs pour cause de Shabbat que le marché, qui existe depuis 1869, a lieu le dimanche et pas le samedi comme la plupart des marchés londoniens.

Depuis quelques années, comme beaucoup de trop jolis secrets cachés, Columbia Market, s’est boboïsé… Et de jolies boutiques de créateurs de bijous, de parfums, de vêtements ainsi que des brocanteurs se sont ouvertes au rez-de-chaussée des maisons. Mais la rue s’est aussi agrémentée d’un petit marché parallèle de produits frais qui vaut le détour.

 

Enfin, pour terminer la balade, restez anglais et optez pour un brunch dans un des cafés sympas de la rue ou pour un « Sunday Roast » *!

 

*le repas classique du dimanche midi au pub

 

Pour en savoir plus sur le marché et les magasins qui l’entourent :

http://columbiaroad.info/

 

Les Zombie Awards : prix des plus mauvais films d’horreur britanniques ?

Tuesday, March 30th, 2010

 

Les Césars ? Les Oscars ? Vous connaissez, quelle question ! Peut-être déjà moins leurs équivalents anglais, les BAFTA* Awards. Et au niveau des prix satiriques, lesquels vous sont familiers ? Les Gérard et les Brutus en France ? Les Razzie aux USA ? Au risque de vous décevoir, nous n’avons pas trouvé de prix ciné bidon décerné en Grande-Bretagne mais nous avons découvert de nouvelles récompenses appelées Zombie Awards. Comme vous vous en doutez, ces trophées sont attribués aux plus mauvais film d’horreur, le genre Shaun of the Dead…

 

Eh bien non ! Les Zombie Awards ont été créés par le Sleep Council (« Conseil du sommeil ») qui lui même émane de la National Bed Federation, l’association professionnelle des fabricants de lits !!! Un sacré coup de com pour ce conseil très scientifique qui a décrété que mars était le National Bed Month (”Mois national du lit”). Le Sleep Council se charge aussi d’étudier les habitudes de sommeil des Britanniques. D’ailleurs, au lieu de dormir les 8 heures “réglementaires”, nos voisins d’Outre-Manche font plutôt des nuits de 6 heures et demie… Oooooh, les zombies !

 

Alors, d’après vous, qui sont ces fameux zombies ? Des celebrities, bien sûr, prises en photo en plein bâillement ou en plein roupillon ! Parmi les stars British Zombie-isées : le prince Harry, le Premier ministre Gordon Brown

 

La preuve par les images !

 

F.A

 

Crédit photos: The Sleep Council

*BAFTA: British Academy of Film and Television Arts

 

http://www.sleepcouncil.com/

 

 

 

Un goûter presque parfait… à la mode d’Alice !

Tuesday, March 23rd, 2010

 There was a table set out under a tree in front of the house, and the March Hare and the Hatter were having tea at it… (Alice in Wonderland, ch 7 A mad tea-party).*

 

Alice est partout, bientôt au cinéma, actuellement dans les pages mode et déco des magazines féminins où elle nous relooke en petites filles rêveuses en robes vaporeuses et transforme nos apparts en maisons de poupées…

 

Depuis sa sortie en 1865, Alice in Wonderland, roman de Lewis Carroll, illustré par Sir John Tenniel, n’a jamais cessé de titiller notre imagination. Si le trip « Pays des merveilles » vous parle, voici un moyen de le faire partager à vos amis, le temps d’une Mad Hatter’s Tea Party (Thé du Chapelier Fou), le nom que vous pouvez donner à un véritable goûter ou à une soirée sur le thème d’Alice…

 

Sachez qu’il y a eu quelques précédents. Oxfam, la charity** qui lutte contre la pauvreté a organisé en novembre dernier une Mad Hatter’s Tea Party, sous la forme d’une soirée dansante décorée dans l’esprit du célèbre roman et où il fallait venir chapeauté.

 

Voici quelques conseils si vous voulez créer l’événement chez vous le temps d’un quatre-heures pas comme les autres.

 

The place to be :

Un jardin où dresser votre table à nappe blanche. Si vous n’avez pas de jardin, pensez à un parc où les pique-niques sont autorisés…

 

Timing :

16-19h (le roman indique 18h mais c’est peut-être un peu tard…).

 

Dress-code :

Chapeau obligatoire

 

Fooding:

Tout type de finger food, petits gâteaux et amuse-gueule colorés à picorer. Et, of course, de grandes théières proposant idéalement diverses variétés de thé.

 

Fun :

Pour être fidèle au roman dans lequel on joue aux devinettes, vous devez proposer une activité à vos invités. Alors, pourquoi ne pas jouer aux jeux des étiquettes, post-it sur le front portant le nom d’une célébrité, le but étant de deviner qui vous êtes ?! Vous pouvez également prévoir des jeux de cartes, en l’honneur de la Reine de Coeur…

 

En effet, si le Chapelier Fou est ainsi attablé avec ses invités, c’est parce que depuis sa condamnation à mort par la fameuse Reine, le temps s’est arrêté à l’heure du thé !

 

F.A

 

 

*Sous un arbre, devant la maison, se trouvait une table servie où le Lièvre de Mars et le Chapelier étaient en train de prendre le thé… (Alice au pays des merveilles, ch VII : Un thé chez les fous).

 

**Association de charité

 

Rough Luxe Hotel : Moitié luxe, moitié “rough”

Friday, March 19th, 2010

Un petit peu de luxe dans un quartier “rough” 1 de Londres. Un petit peu de “rough” dans un Londres luxueux“, c’est ainsi que les propriétaires du Rough Luxe Hotel définissent leur petite perle londonienne.

 

          Littéralement à deux pas de Saint Pancras International, le Rough Luxe Hotel ne dépareille pas, vu de l’extérieur, de ses Bed & Breakfast voisins, pas chics et pas chers. Et pourtant, une fois la porte franchie, c’est un univers unique que vous découvrez : des meubles luxueux et des pièces d’art moderne de grande valeur, comme un magnifique portrait des célèbres Gilbert et George qui trône dans l’entrée, se mélangent allégrement à une décoration “rough” : de vieux planchers repeints à la va-vite, des couches de papiers-peints déchirés sur les mûrs qui remontent sans doute aux origines de cette jolie maison georgienne…

 

          Vous l’aurez compris, les propriétaires du Rough Luxe Hotel aiment jouer avec les contradictions, mélanger les genres, n’avoir que des pièces uniques qu’elles soient de grande valeur ou de récupération. Les chambres sont toutes différentes, ainsi que les salles de bain qu’il faut parfois partager en fonction de la chambre qu’on occupe. L’accent est particulièrement mis sur la qualité du linge de maison, des couettes, des couvertures…

 

          Au Rough Luxe Hotel, on se sent aussi volontairement en retrait du temps : pas de  télé à écran plat mais quelques postes de télévision des années 80, où chaque bouton correspond à une chaîne. “La perfection, ça ne veut pas dire la beauté, explique le designer Rabih Hage - l’homme qui se cache derrière la décoration du Rough Luxe Hotel -, ce qui fait qu’on est bien dans un hôtel, c’est l’endroit où il se trouve, la façon dont on est accueilli et dont on s’occupe de vous“, poursuit-il.

 

 

Et le Rough Luxe Hotel offre une belle combinaison de ces trois ingrédients dans un décor de musée où toucher n’est pas interdit, au contraire !

 

1- Dur/violent/brutal

Rough Luxe Hotel

1 Birkenhead Street,

King’s Cross,

London WC1H 8BA,

www.roughluxe.co.uk

 

E.B.

SECRET CINEMA : “Ne le dis à personne !”

Wednesday, March 17th, 2010

 

     Oubliez les salles de cinéma aséptisées des multiplexes, leur déco insipide, leur pop corn hors de prix et les voisins pénibles ! Ce soir, c’est au “Secret Cinema” que vous vous rendez. Pas question de choisir ni le film, ni le lieu. C’est un secret.

 

     Chaque mois, des endroits les plus insolites de Londres deviennent le théâtre de projections cinématographiques uniques et rocambolesques. Les organisateurs du “Secret Cinema” choisissent une oeuvre du grand écran et  bâtissent tout un univers et un spectacle inspirés par le film.

  

     Une fois votre ticket acheté sur internet, vous recevrez quelques indices sous forme d’emails énigmatiques. On s’adressera à vous comme si vous étiez un personnage du film. Quelques jours avant la séance tant attendue, on vous dévoilera la station de métro la plus proche.

  

     Ce soir, c’est vers une ancienne salle de Music Hall de l’East End que des acteurs habillés en costumes années 20 vous entraînent. Sur la scène, des “showgirls” dansent tandis que dans un coin de la salle, des combats de boxe se jouent sur des rings. On vous fait assoir à des petites tables couvertes de nappes à carreaux. Ambiance cabaret. Le Music Hall est truffé d’acteurs. L’un d’eux se met à sonner le gong.

     Le film commence ! Bugsy Malone, of course… Vous étiez à deux doigts de trouver. Vous voilà les yeux rivés sur l’écran et après quelques minutes de film, vous vous mettez à espérer que ce n’est pas tout, que le spectacle va reprendre dans la salle. Et vos voeux sont exaucés. Un réglement de comptes  à l’arme à feu sur l’écran se transforme en pugilat général à la mitraillette à mousse. Les armes sont savamment distribuées par nos acteurs de chaire et d’os et c’est bardé de mousse qu’on vous replonge dans Bugsy Malone… jusqu’au prochain interlude !

 

Pour connaître la prochaine séance : http://www.secretcinema.org/

 

E.B.

 

Tiny Ninja Theater : le tout petit théâtre de Shakespeare…

Wednesday, March 10th, 2010

  

   

Selon le grand Shakespeare (1564-1616) :

‘All the world’s a stage,
And all the men and women merely players:
They have their exits and their entrances;
And one man in his time plays many parts’.
(As You Like It, 1600)

 

Autrement dit :

« Le monde entier est un théâtre,

Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs (…)

Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles »… (Comme il vous plaira, 1600)

 

Dans l’esprit de l’Américain Dov Weinstein, marionnettiste, metteur en scène et créateur du Tiny Ninja Theater en 1999, ce serait plutôt :

« Des boîtes en carton sont les décors de mon théâtre et plein de petits bonshommes de plastique en sont les acteurs. Et ils sont là pour vous jouer tous les rôles des plus grandes pièces de Shakespeare ».

 

Vous vous y verriez, vous, jouer tout(e) seul(e) avec des figurines de plastoc à un dollar devant un public averti ou curieux ? Vous, non, mais Dov, oui ! Il s’est même produit dans le cadre du Festival de la Royal Shakespeare Company en 2007 ! Ainsi, devant des spectateurs muni de jumelles, il donne vie à son tout petit théâtre qu’il a construit lui-même, peuplé de petits personnages format Playmobil, le temps d’interpréter Roméo et Juliette, Macbeth ou Hamlet.

 

 

photo extraite de http://www.tinyninjatheater.com/photos/ 

 

En environ 40 minutes de spectacle, ce comédien multitâches propose une version condensée d’une des trois pièces, mais avec une partie du texte original, semble-t-il, tout en maniant ses Tiny Ninjas, achetés dans des distributeurs de jouets new-yorkais. Et le directeur de cette troupe pas comme les autres, maintenant réinstallée à Jérusalem, Israël, est persuadé que si Shakespeare avait connu les Tiny Ninjas, il les aurait aussi fait jouer sur la scène de son “grand” théâtre…

 

F.A

 

www.tinyninjatheater.com

http://www.youtube.com/watch?v=GsM9DnaF7t8 :

Dov Weinstein explique le fonctionnement du Tiny Ninja Theater et présente personnages et décors de Romeo and Juliet. Impossible de trouver un extrait vidéo des spectacles sur le net, il faut aller les voir !!!

 

http://www.theatreroyal.org.uk/the-egg/shows/hamlet-and-romeo-juliet/ 

Romeo and Juliet et Hamlet sont représentés lors du Shakespeare Unplugged Festival de Bath 7-10 mars 2010

L’Angleterre, pays du tea-shirt

Tuesday, March 2nd, 2010

Alors qu’elle sirotait une cup of tea au Victoria and Albert Museum, Susan Waters, créatrice de la marque Cotton Roots, eut l’idée d’utiliser le thé comme teinture pour sa ligne de vêtements. La chef d’entreprise venait d’observer dans des vitrines du célèbre musée des vêtements d’antan richement colorés et superbement conservés. Ces habits anciens étaient teints de manière artisanale, avec des couleurs naturelles, issues de minéraux ou de végétaux.  La tasse de thé que Susan tenait dans la main lui permit de jeter son dévolu sur ce breuvage ancestral, que l’Inde utilise depuis toujours pour colorer des étoffes, par une méthode de trempage et d’essorage. En effet, on se sert de feuilles de thé infusées pour obtenir un fini beige, pas forcément uniforme, qui donne un aspect vieilli au vêtement.

Vous êtes tellement addict au thé que vous aimeriez même lui donner une place dans votre penderie ? Si vous voulez un vêtement par la marque de Susan, Cotton Roots, certifiée bio et commerce équitable, ce ne sera pas chose facile. Sa griffe habille les professionnels ayant besoin d’un uniforme, tels que les cuisiniers ou  les barmen.

Rien ne vous empêche de faire votre cuisine maison et de customiser votre t-shirt préféré ; certaines internautes confient sur la toile leurs petits secrets maison. A défaut, utilisez le thé comme produit de beauté (rime purement fortuite !) : un sachet de thé infusé et réfrigéré (pas glacé !) ferait merveille sur des cernes et poches… Le thé est également réputé pour donner un hâle aux jambes, les beaux jours venus… Mais il va falloir encore patien-thé, façon de parler !

L’Angleterre, pays du tea-shirt et de la beau-tea ?!

www.cottonroots.co.uk

http://www.ehow.com/how_2044773_dye-fabric-tea.html (si vous voulez tenter une teinture au thé chez vous, procédé non testé par nos soins !)

F.A.

Last night, the DJ saved our family life!

Tuesday, March 2nd, 2010

Vous avez envie de sortir, de danser, de retrouver l’ambiance électrique et hypnotique des stromboscopes, bref de vous éclater en écoutant Abba ou Gloria Gaynor. Mais que faire des enfants ? Une solution miracle : le Baby Disco ! Une discothèque pour les bébés, les enfants, les pré-ados, les ados, les grandes soeurs, les grands frères, les cousins, les cousines, les tontons, les tatas, les parents et même les grands-parents ! Une fois tous les deux mois, un club londonien se transforme, le temps d’un samedi ou d’un dimanche après-midi, en discothèque transgénérationnelle : un espace bébé bardé de tapis de jeux et de coussins surplombe la piste de danse où s’agitent petits et grands sur des musiques aussi hétéroclytes que le public. Le DJ connaît bien son affaire et passe allègrement de “Mama mia” à “I will survive”. Madonna, Michael Jackson, Amy Winehouse et Lily Allen sont aussi de la partie. Les tubes sont entrecoupés d’animations et de concours de danse. La mayonnaise prend et pendant que les plus grands se détendent au bar, où on ne sert pas que du jus d’orange, les plus jeunes font une orgie de bonbons et de biscuits… Les trois heures de fiesta passent à toute vitesse. Les petits comme les grands veulent encore plus de cette ambiance bon enfant ! Il faudra attendre deux mois avant le retour du Baby Disco. Pendant ce temps-là, le club prendra d’assaut d’autres grandes villes du Royaume-Uni, de Birmingham à Stirling en Ecosse en passant par Leeds . Laissez-vous gagner par la fièvre du samedi après-midi, goûtez au Baby Disco !

 

Pour en savoir plus sur les dates et les lieux : http://www.babylovesdisco.co.uk/

 

E.B.