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Archive for February, 2010

Fantômes made in Scotland contre vampires made in Hollywood…

Wednesday, February 24th, 2010

Castle Menzies, Aberfeldy (Ecosse), Anne Burgess / Wikipédia

En ce moment, l’étrange est à la mode même si le fantôme semble tombé en désuétude. On ne parle que de vampires, sauce ado et fashion, merci Twilight ! Pourtant, rien de plus vintage et de mystérieux que le château hanté d’Ecosse. Les esprits errants, sont-ils au pays du kilt, des attrape-touristes ou au contraire, des phénomènes à prendre au sérieux ? Et si vous alliez vérifier vous-même, le temps d’une soirée pas comme les autres ?

 

La société Ghost Events, qui ne compte que des experts du paranormal propose d’emmener sceptiques et curieux dans des lieux très chargés. Au programme, une visite guidée d’environ 6 heures ponctuée de tests vérifiant la présence d’entités. Vous serez escortés par un médium, qui comme son titre l’indique, est la personne la mieux placée pour contacter les esprits. A votre disposition, du matériel de pointe vous permettra de filmer et d’enregistrer les moindres signes de présence fantomatique… D’ailleurs, les résultats ne sont pas garantis ! La société Ghost Events certifie n’utiliser aucun trucage et décline toute responsabilité au cas où les spectres joueraient les abonnés absents.

 

Alors, si vous avez plus de 18 ans et  :

a- une nuit à tuer (euh ?!)

b- une réputation de trouillard(e) à sauver

c- une envie irrépressible de communiquer en live avec l’au-delà

vous n’avez plus qu’à choisir le spot qui vous convient. Bateau à Glasgow au pont hanté par des matelots trépassés, château à Aberfeldy où des dames d’un autre siècle se cachent dans le cellier… Et dans un souterrain d’Edinburgh, vous ferez peut-être la connaissance du Watcher, un fantôme souvent confondu avec le guide de visite !

 

Vous tremblez, rien qu’en lisant ces mots ? Si vous séjournez dans la capitale écossaise, vous pouvez toujours vous rabattre sur une option très soft mais tous publics. Elle s’appelle Murder and Mystery Tour. Là, pas de vrais fantômes mais de vrais comédiens grimés en fantômes et une promenade nocturne dans les rues de la ville. Après, bien sûr, il ne faudra pas vous plaindre de ne toujours pas croire aux fantômes alors que les vampires, vous les avez vus en vrai, sur un écran de ciné !!!

 

www.ghostevents.co.uk (chasse aux fantômes)

 

www.witcherytours.com (tour fantôme d’Edinburgh avec des comédiens)

 

 

F.A

Londres, la douce tendance des “slow parties”

Wednesday, February 24th, 2010

 

     Les “party animals” peuvent aller mettre leurs tenues de clubbers invétérés au placard et les remplacer par des coquilles d’escargots ! La tendance est aux “slow parties”, des soirées où l’on prend son temps, où les “energy drinks” sont remplacées par des “anti-energy drinks” aux noms prometteurs tels que le Mary-Jane’s relaxing soda et le Purple Stuff (mélange de codéine et de sodas), sans oublier le valium, pour les initiés …Quant à l’alcool, il est bu avec appréciation et surtout pas dans une course infernale à l’ivrognerie.

 

 

     Dans les slow parties, vous ne serez pas agressé par des amplis qui vous font vibrer de la tête aux pieds et vous laissent les tympans en compote. Au contraire, vous vous laisserez happé par les morceaux gentiment entêtants des groupes “cools” du moment The XX et Beach House. Et l’ambiance peut devenir tout doucement hypnotique, comme dans les soirées “Dub Spirit Nights” du célèbre DJ Barefoot Doctor qui pose sa propre voix sur des morceaux choisis et vous entraîne dans une sorte de méditation générale et dans une relaxation certaine… Pendant les sessions vocales du docteur aux pieds nus, on danse, on se love sur les coussins des sofas et on sirote des cocktails “maison”, et tout ça, au ralenti…

 

 

     Mais il n’y a pas que les “spirit nights”, au Notting Hill Arts Club, un pub trendy de Notting Hill, on vient passer des soirées “artisanat” : on vous distribue un kit et à vous de fabriquer votre propre joujou autour de plusieurs verres, en discutant avec vos compères et en prenant tout votre temps. Et il y a aussi les parties chez les uns et les autres. Crise et récession obligent, les Anglais s’invitent de plus en plus chez eux et prennent le temps de concocter des cocktails et des petits plats ensemble, la tendance porte le nom adéquat de “slow canapé”…  Alors une chose est sûre, si vous projetez de venir faire la fête à Londres, prévoyez du temps !

 

 

- Barefoot Doctor Dub Spirit Night : http://www.facebook.com/thebarefootdoctor

- “Craft night”, Notting Hill Arts Club : http://www.myspace.com/craftnight

 

E.B.

Comment traîner votre boyfriend au salon de thé ? Les bonnes adresses du Kara-thé Guide !

Wednesday, February 17th, 2010

  

     Mais qui diable fréquente les tea rooms* ? Les mamies anglaises chapeautées vert pomme façon Queen Mum ? Oui, mais pas que ! Oublions un peu le cliché qui envoie les hommes au pub et les dames au salon de thé, sirotant leur cup of tea** le petit doigt en l’air…

     En Angleterre, il existe au moins un homme accro au tearooms.   Joe Ellis, karatéka, répertorie sur son nouveau site, Tea Room Guide, les meilleurs lieux pour profiter d’un teatime traditionnel. Il visite avec beaucoup d’attention les salons de thé de la campagne anglaise et les recommande ou pas, en se livrant à une critique très précise des endroits, de leur déco, de la qualité des produits et du service…

     Si cela n’est pas un argument de taille pour traîner votre homme sweet homme dans un salon vieux rose aux murs tapissés Laura Ashley, on ne pourra rien pour vous ! Et puis, vous pourrez toujours l’emmener dans un tea garden, en plein air, aux abords d’un château !  Vous y trouverez le même cream tea qu’ailleurs : thé, scones, crème et confitures. A la différence près que votre darling ne pourra pas invoquer la claustrophobie pour écourter votre cérémonie British du thé, tant attendue…

     Et si vraiment, votre boyfriend fait de la résistance, vous n’aurez qu’à lui dire que Mick Jagger et Sting sont addicts du teatime. Mais si Joe les cite sur son site, il ne nous donne malheureusement pas les coordonnées téléphoniques des intéressés… What a pity !

F.A

NB : 98% de nos voisins britanniques savourent le thé avec un cloud of milk (nuage de lait). Si vous voulez que votre thé soit servi sans, c’est-à-dire, black, pensez à le préciser en passant commande !!

*salons de thé

**tasse de thé

***Quel dommage !

http://www.tea-room-guide.org.uk/

Photo extraite de  Wikipédia/Carloxx

 

Anthropologie : l’enseigne américaine embellit Regent Street

Wednesday, February 17th, 2010

 

     Grande soeur huppée de la chaîne américaine Urban Outfitters, Anthropologie a ouvert son premier magasin européen sur Regent Street en octobre dernier. L’enseigne américaine culte propose une gamme de vêtements pour femmes et d’articles pour la maison produits par des marques américaines indépendantes, ainsi que quelques rares pièces exclusives de designers londoniens, toujours un peu décalés.

 

     Une visite à Anthropologie commence par un accueil sympathique, à l’américaine : Une jeune femme charmante vous souhaite la bienvenue dans l’univers du magasin. Et la mayonnaise prend. Tous les ingrédients sont là.

 

     Pour commencer, la décoration est étonnante. Un mûr végétal qui s’étend sur les trois étages du magasin donne une sensation de fraîcheur au coeur de l’asphalte environnant. Happé par la verdure et par le raffinement simple des objets et de la déco, vous vous laisserez embarquer dans un univers à la fois chic et “cosy” , vintage et moderne. Des vestes en laine irrésistibles aux bijous en passant par la vaisselle, vous vous laisserez tenté à chaque coup d’oeil. Même les tabliers vous donneront envie de faire la cuisine !

 

     Bref, Anthropologie est une enseigne qui donne envie. Plus qu’un magasin, c’est un concept art de vivre, qui non seulement vous habille, vous, mais aussi votre maison et votre façon de vivre.

 

Anthropolgie : 158 Regent Street, Londres, http://www.anthropologie.com/

 

E.B.

“Be my Anti-Valentine!”, ou comment fêter l’anti Saint-Valentin à Londres

Friday, February 12th, 2010

 

    Dimanche, c’est la Saint-Valentin et comme chaque année, les Anglais vont dépenser presqu’autant d’argent que pour le réveillon du 31 décembre.

    

     Et oui, la fête des amoureux est devenue outre-Manche une grande affaire commerciale qui, à force de matraquage publicitaire à coups de coeurs rouges à toutes les sauces, a  fini par en écoeurer plus d’un.

      Amoureux ou pas, mais surtout armés de leur sens de la dérision légendaire, de plus en plus d’Anglais passent leur soirée de la Saint-Valentin dans des soirées anti Saint-Valentin ! Une des plus réputées porte le titre évocateur de “Down With Dating” (déprimé par le “dating”).

     Organisée par les instigateurs éternellement déprimés des soirées “Feeling Gloomy” (se sentir cafardeux), vous n’y entendrez que des chansons ultra-déprimantes, aux mélodies anti-romantiques et qui ne parlent que de désespoir amoureux.

     Plus coquine, la soirée “The Seven Sins of Soho” (les sept péchés de Soho) vous entraînera dans un savoureux mélange de burlesque, de cocktails qui portent les noms des sept péchés capitaux et de rythmes électro envoûtants…

    Et pour les couche-tôt, pourquoi ne pas essayer les “Valentine’s Bedtime Story Nights” (histoires de “valentine” pour s’endormir le soir) ? Mais attention, le dress code est strict : pyjamas ou robes de chambres sont de rigueur pour pouvoir écouter des histoires horribles à ne pas dormir la nuit…

   

     Et la liste de ces soirées alternatives n’est pas exhaustive. Alors oubliez les bouquets de fleurs et les coeurs rouges et laissez-vous tenter par une aventure anti Saint-Valentin.

    

     Qui sait ? Vous y rencontrerez peut-être l’anti-Valentin(e) de vos rêves !

 

 

- Down with Dating, http://www.feelinggloomy.com/main.html

- The Seven Sins of Soho, au Kingly Club : http://www.kinglyclub.co.uk/

- Valentine’s Bedtime Story Nights, à l’hôtel 40 Winks : http://www.40winks.org/

E.B.

Mais où est passée l’English Rose ?

Friday, February 12th, 2010

 

     Si la rose est le symbole de l’Angleterre, l’English Rose est, dans l’imagerie populaire, une femme au teint de porcelaine, élégante, douce et proche de sa famille. On l’imagine, assise dans un salon et sirotant un thé avec d’autres dames, aussi délicates qu’elle.  Elton John, dans son hommage à Lady Di, Candle in the Wind, faisait allusion à cette English Rose, qui venait de s’éteindre. Parmi les survivantes de cet idéal féminin, on cite régulièrement Keira Knightley et Kate Winslet, sexy certes, mais chics et discrètes,  que l’on pourrait opposer à Amy Winehouse et Lily Allen (encore elle !), les bad girls de service.

      En effet, certains déplorent que les jeunes Anglaises soient à présent plus célèbres pour leurs tops échancrés portés sur micro-jupes rose fluo et leur langage fleuri… L’English rose aurait-elle disparu ? Ce cliché fait d’autant plus débat qu’il pourrait avoir des connotations racistes, sous-entendant que seule une Anglaise de souche pourrait être une authentique English Rose

       Pourtant, l’English Rose s’offre un revival depuis 2004. Elle est belle et solide, malgré son apparente fragilité et on la trouve encore dans un salon. Mais il ne s’agit pas d’une femme. Cette fois, c’est une fleur, artisanalement fabriquée en cuir. Sa créatrice s’appelle Louise Hugill et sa griffe (les roses ont des épines, mais bon…) : The English Leather Rose. Cette rose de cuir, disponible dans divers coloris, reprend donc le symbolisme de l’amour éternel propre à la rose, d’autant plus qu’elle car ne fane jamais, ornant salons, comme nous le disions mais aussi bouquets de mariée ou chambres à coucher… Effectivement, la rose de cuir bleu et noir reprend les couleurs du drapeau SM. Si le noir symbolise l’autorité, le bleu symbolise la confiance ; vous comprendrez donc le message de votre bien-aimé s’il vous offre pareille fleur…

     Qui a osé penser que l’English Rose avait complètement disparu ? Cette fleur, version cuir, s’invite maintenant dans votre alcôve et pourquoi pas en cette Saint Valentin ? Pour célébrer un amour (coquin ?!) qui ne fane jamais…

http://www.englishleatherrose.com/

F.A

Body piercing in the UK…

Tuesday, February 2nd, 2010

 Photo extraite du Guinness 2010

     S’il se fait surnommer « Prince Albert », c’est une very private joke sur certains de ses piercings génitaux… D’ailleurs, cela fait des années qu’il a renoncé aux voyages en avion à cause des détecteurs de métaux !
     Drôle de vie pour John Lynch, banquier en retraite de la Barclays, âgé de 78 ans, qui comptabilise 241 piercings dont 150 au visage…

 
     L’Angleterre, pays du recordman des piercings, enregistré au Guinness 2010 des Records. L’occasion d’évoquer le sujet du piercing au pays des punks et de toutes les excentricités… Effectivement, en Grande-Bretagne, environ un adulte sur 10 a décidé de parer son corps d’ornements métalliques, un record européen voire mondial !!!

 

     En 2008, un document du très sérieux BMJ, British Medical Journal, faisait un état des lieux sur le nombre de piercés in the UK. Presque une femme sur deux entre 16 et 24 ans aurait un piercing. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la plupart des femmes adeptes du piercing ne sont pas des Londoniennes. Le top 3 des parties les plus percées chez la femme : le nombril, le nez et la langue. Et chez l’homme : le téton, l’arcade sourcilière et les parties génitales. Ouch ! *

    Alors, si on se rend dans un piercing studio* et qu’on demande un Prince Albert ? Pour ne pas entrer dans des détails trop intimes, disons que c’est le piercing pénien le plus fréquent. Il doit son nom au mari de la reine très stricte Victoria qui en aurait porté un pour lui faire plaisir… No comment !
 

*salon de piercing en V.O
*aïe !
F.A.

 

Silent Disco : port du casque obligatoire !

Tuesday, February 2nd, 2010

Si, en matière de clubbing, vous partagez le credo de Depeche Mode, Enjoy the Silence (NDT : savoure le silence), c’est peut-être Silent Disco, qu’il vous faut !

Non, Silent Disco n’est pas le nom d’une boîte londonienne en particulier mais celui d’un concept, qui, sacrilège ! n’est pas né in the UK, mais en Hollande, au début des années 2000. Mais pourquoi a-t-il sa place dans ce blog ? Parce que, nos voisins British en sont beaucoup plus friands que les clubbeurs Français. D’ailleurs, un matin d’avril 2006, Victoria Station fut le théâtre d’un bien curieux spectacle : à une heure précise, chacun devait danser sur la musique contenue dans son lecteur MP3. Une flash mob restée dans les annales. Mais n’allez pas croire que Silent Disco n’existe que dans le métro londonien. C’est aussi l’apanage des festivals rock et de nombreuses discothèques…

Imaginez donc une salle avec 2 DJs qui mixent et dans laquelle chaque danseur est coiffé d’un casque sans fil et choisit la chanson qu’il veut écouter. Imaginez également l’effet produit sur le dancefloor : certains peuvent se livrer à un pogo sur du AC/DC tandis que d’autres se balancent doucement au rythme d’un reggae. Il est vrai qu’une soirée Silent Disco peut a priori ne pas faciliter les rencontres, car c’est plutôt chacun pour soi. Et pourtant, il existe au moins une bonne raison d’aborder, un certain silence aidant, celui ou celle qui vous plaît. « You look great with headphones **, la chat-up line *** des années à venir ?

F.A

*NDT : note du traducteur
** : Le casque te va à ravir !
*** : phrase pour draguer