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Archive for January, 2010

Yorkshire gothique

Monday, January 25th, 2010

 

Deux fois par an, la station balnéaire de Whitby, dans le Yorkshire, devient le théâtre du plus grand festival gothique d’Europe. Les derniers weekends d’octobre et d’avril, des milliers de Gothiques venus
du monde entier déambulent dans les rues de ce charmant port du pêche. Des ruines de l’Abbaye du 16ème siècle qui surplombent la mer à la jetée qui s’y jette, le spectacle est dans la rue : Gothiques cyberpunks aux cheveux fluos, Gothiques à l’ancienne aux costumes victoriens somptueux, Gothiques en famille qui mangent des fish and chips sur la plage… Au programme : rencontres, marché gothique, concerts et, le clou du weekend, le match de foot entre l’équipe locale et une équipe gothique !
Bram Stoker s’en retournerait dans sa tombe ! C’est en effet dans cette station balnéaire particulièrement appréciée par la reine Victoria que l’écrivain anglais a écrit les premiers chapitres de Dracula… Mais pour les Gothiques du 21ème siècle, l’accueil chaleureux de la ville est aussi important que son passé littéraire. “Les habitants de Whitby nous ont toujours accueillis à bras ouverts. Ici, vous pouvez être qui vous voulez, vous ne serez pas jugé”, explique Jo, 39 ans, fondatrice du
weekend gothique de Whitby. “Ca a commencé en 1994 par accident : une fête que j’avais organisée dans un pub. J’attendais 20 personnes et on a fini à 200!”, poursuit Jo. Et chaque année, le nombre ne fait qu’augmenter. Dix-sept ans plus tard, ce sont des milliers de festivaliers qui se retrouvent à Whitby pour un weekend hors des conventions et hors du temps.
 
Où dormir ?
- Bats and Broomsticks, 11 Prospect Hill (00441947605659,
www.freespace.virgin.net/batsand.broomsticks) : Si vous n’avez pas
peur de vous trouver dans un décor de film d’horreur, cette auberge, la
plus “gothique” de Whitby, est pour vous !
 
Où manger et boire un verre ?
- Le Magpie Café, 14 Pier Road (00441947602058, www.magpiecafe.co.uk).
Réputé pour être un des meilleurs “fish and chips” de Grande-Bretagne,
installez-vous, commandez une bouteille de vin blan frais et dégustez un
haddack and chips ! Attention, préparez-vous à faire la queue.
- L’Elsinor, Flowergate (00441947603975), le pub spirituel du week-end
gothique. Vous pouvez y déguster des bières locales et apprécier la
compagnie colorée des Gothiques

 

 

E.B.

L’Angleterre défend la petite culotte bio…

Monday, January 25th, 2010

Débarrassons-nous une bonne fois d’un cliché qui demeure dans l’imaginaire collectif : les féministes n’ont jamais brûlé leur soutien-gorge. Des New-Yorkaises prévoyaient de le faire en 1970 mais ce happening n’a pas eu lieu, contrairement à ce qui a toujours été raconté… 

Les  choses une fois  au clair au « rayon lingerie », il est temps d’évoquer le symbole qu’est devenu la petite culotte en Angleterre. Un symbole inattendu d’écologie et d’égalité. Jenny White, créatrice d’Eco-boudoir, une marque de sous-vêtements bio, a imaginé un site « manifesse-te » avec film-choc et autres arguments solides. Ce site, c’est morethanprettyknickers.com. Pour la traduction française : plus que de jolies culottes.

Une culotte en coton, c’est a priori banal et porté par tellement de femmes. Pourtant, le coton a été traité avec des pesticides qui ont empoisonné les agriculteurs et leurs champs. La personne qui a fabriqué cette culotte est peut-être un enfant privé de scolarité, dans un pays en voie de développement. Enfin, pour acheminer cette culotte de l’autre bout de la planète, il a fallu recourir au fret aérien. Que de polluants liés à quelques centimètres carrés de tissu qui habillent notre intimité !!!

Morethanprettyknickers encourage les acheteuses à consommer bio et éthique, tout en leur rappelant que ce qui est écolo peut être sexy, comme en attestent la liste des marques prestigieuses en accord avec le manifeste. Soie végétale, coton bio et chanvre… Et si vous allez faire le tri dans votre bac à lingerie, sachez que vos dessous de polyester ne seront jamais biodégradables. Réfléchissez bien avant de les jeter (à la poubelle !) ou de les brûler, façon de parler !  La prochaine fois,  pensez à acheter des culottes « vertes » !

www.morethanprettyknickers.com

 

F.A.

Mangez local, découvrez les cafés communautaires

Tuesday, January 19th, 2010

En ces temps de crise et de prise de conscience du réchauffement de la planète, l’heure est au local. On achète local, on échange de plus en plus ses objets, ses ustensiles, ses services. On socialise aussi de plus en plus localement. Comment ? En allant au “community café” de son quartier. La GB en compte de plus en plus. Créés par des associations de quartier ou tout simplement par des groupes d’amis, ils ont tous une personnalité différente liée à leurs créateurs. Il y a les précuseurs tel que le fameux Bonnington Café, dans le quartier londonien de Vauxhall, né dans un squat dans les années 80 et qui n’a jamais fermé ses portes depuis plus de 20 ans. Au Bonnington, les chefs cuistots, tous du quartier, changent à tour de rôle chaque soir. Chacun a sa spécialité. Ce soir, c’est Carlo qui cuisine des lasagnes. Demain, ce sera Drayek avec au menu une des ses recettes végétariennes… Et il n’y a pas un soir sans que le café soit plein. Non seulement on dîne mais on échange avec ses voisins qu’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Et le Bonnington a de plus en plus de petits frères comme le Pogo Café à Hackney, issu de groupes anarchistes alternatifs, où on mange végétalien et discute politique, ou encore le Café Forever dans les Docklands fameux pour ses activités culturelles, notamment pour les enfants. Bref, il y en a pour tous les goûts, à la fois culinaires, sociaux et culturels. Laissez-vous tenter !

Quelques adresses londoniennes :
- Bonnington Café, http://s208303316.websitehome.co.uk/, 1 Vauxhall Grove, London SW8 1TD
- Pogo Café, www.pogocafe.co.uk, 76 Clarence Rd, London, E5 8HB
- Café Forever, http://www.cafeforever.org/, 3 Glengall Grove, Isle Of Dogs, E14 3NE.

E.B.

Un club anglais bien particulier : the Left-Handers Club…

Tuesday, January 19th, 2010

Quelles sont les conditions d’admission ? Etre gaucher, tout simplement. Et où se retrouve-t-on ? Sur Internet et non dans un salon chic, pour gentlemen, même si un tel lieu conviendrait mieux au Prince William, gaucher royal…

 

Le Left-Handers Club, né en 1990, est l’initiative des responsables de la boutique londonienne Anything Left-Handed, qui ne vend que des objets pour gauchers. Sa mission : simplifier la vie quotidienne de cette minorité.

 

 En effet, le monde compte 90% de droitiers… Les 10% restant ont longtemps été forcés d’écrire de la main droite car la main gauche était perçue comme celle du Diable. Les écoliers gauchers contrariés, main attachée dans le dos, se retrouvaient en souffrance, souvent manifestée par des problèmes de langage et d’énurésie, terme scientifique pour « pipi au lit »… Malgré cela, en Angleterre, on surnomme encore les gauchers cack-handed, main couverte d’excrément*…

 

Il était donc urgent de réhabiliter les gauchers et le club a réussi !  Il est à l’origine de la Journée des Gauchers, née en 1992. Le monde entier célèbre désormais cette date tous les 13 août. Mais ce n’est pas tout. Grâce à la pression du Left-Handers Club, les gauchers travaillant sur les chantiers ont pu acquérir des outils spécifiques, évitant de nombreux accidents. Ce groupe a également obtenu des banques l’édition de carnets de chèques adaptés aux « Lefties » ** !

 

 Ok, les gauchers ne seront jamais autorisés sur un terrain de polo, un sport  British uniquement pour droitiers. En revanche, les Lefties peuvent se vanter d’une plus grande créativité et d’un plus gros Q.I ? Alors, si vous êtes gaucher/-ère et que vous lisez ces lignes, sachez que vous serez toujours le/la bienvenue au Left-Handers Club !

 

F.A

 

 

*surnom courant des gauchers en anglais

**celle avec laquelle on s’essuie, par opposition à la main droite, celle avec laquelle on mange !

 

www.anythingleft-handed.co.uk

All Saints, la marque “rock and chic” anglaise fête ses 15 ans

Tuesday, January 12th, 2010

En 1994, en pleine ère brit pop, naît au coeur de Spitafields la marque de vêtements pour hommes All Saints. Son magasin devient très vite le point de chute de la génération des jeunes branchés du moment attirés par les créations rock-pop de la marque. Forte de son succès auprès de la gente masculine, All Saints lance en 1998 sa première collection pour femmes. Le succès prend alors une ascension exponentielle. Aujourd’hui, All Saints compte plus de 100 magasins au Royaume-Uni, a ouvert un magasin à Paris cette année et pour fêter ses 15 ans, vient de partir à la conquête de New York.
Sur le sol britannique, All Saints est déjà devenue la marque “chouchou” d’Agyness Deyn, des Kooks, Kings of Leon et du capricieux Pete Doherty - pour n’en citer que quelques uns -.
Le style, toujours décliné autour du thème rock chic, garde sa signature tout en développant une touche vintage et un brin d’originalité sur chaque pièce (fermetures en biais et autres jeux sur l’antisymétrie). La marque propose aussi une ligne enfants et toute une gamme d’accessoires et de chaussures. La “patte” All Saints se retrouve aussi dans l’unité des couleurs. Les tons flashy et les couleurs pétantes sont bannis chez All Saints. Si vous aimez les nuances de gris, de beige et de marrons, sans oublier le noir et blanc, vous trouverez votre bonheur. Si votre porte-monnaie ne vous permet pas de faire des folies (un t-shirt coûte dans les 40 € et une robe au moins 80 €), allez-y au moins pour le plaisir des yeux. Le design “All Saints” ne s’arrête pas aux fringues, il s’étend aux magasins. Tous différents les uns des autres, ils sont adaptés à l’architecture et à l’ambiance du quartier où ils sont implantés.

http://www.allsaints.com/

 

E.B.

The Blackpool revival

Tuesday, January 12th, 2010

 

 

Blackpool n’est pas réputée pour être une destination particulièrement attrayante. Et pourtant, elle regorge de trésors cachés. Si vous cherchez à éviter les destinations balnéaires “bateau”, à partir à la recherche d’une station désuette et kitsch, une sorte de Las Vegas balayée par les vents de la Mer d’Irlande, alors Blackpool vous enchantera.

Blackpool, c’est la ville de bord de mer des classes populaires. Née sous l’ère victorienne, les ouvriers des pôles industriels locaux tels que Manchester et Liverpool y passaient leurs vacances. Très vite, elle est devenue la capitale de l’ “entertainment for the masses” : parcs d’attraction, music halls, cirques, casinos… sans oublier sa fameuse tour, une réplique de la Tour Eiffel, de quelques années sa cadette et moins haute de quelques mètres. Mais depuis deux décennies, Blackpool a perdu de son aura. L’essor des destinations low cost et le mauvais temps récurrent ont eu raison des beaux jours de la station balnéaire. Pourtant, la ville remonte la pente et vise un nouveau public plus hétéroclyte et cosmopolite. Un nouveau festival qui se tient en février, Showzam, particulièrement dédié à l’”entertainment” et à son histoire fait venir des artistes de renom de tout le pays. Et puis, il y a les fameuses illuminations : de septembre à novembre, depuis plus de 100 ans, les rues de la ville sont illuminées de lumières les plus extravagantes les unes que les autres. Des gros champignons côtoient des sirènes ou encore des appareils photos ! Les illuminations ajoutent aux néons habituels de Blackpool une touche féérique et unique qui attire chaque année des millions de visiteurs, dixit le syndicat d’initiative, Visit Blackpool, particulièrement efficace. Depuis quelques années, la ville met en effet la gomme pour redorer son image et attirer un nouveau public, plus “chic”. Visit Blackpool a même produit un petit court-métrage très glamour mettant en scène une jeune française : Elle aime tellement Blackpool qu’elle ne veut pas que son petit ami local parte travailler à Londres… Un conseil, visitez Blackpool !

 

- Showzam 2010 : http://www.showzam.co.uk/

- Blackpool Illuminations : http://www.blackpool-illuminations.net/

- Visit Blackpool : http://www.visitblackpool.com/

 

E.B.

Vyner Street : L’art est dans la rue !

Thursday, January 7th, 2010

Imaginez-vous une rue truffée de galeries d’art installées dans des anciens entrepôts du siècle dernier, qui tous les premiers jeudis du mois organisent des vernissages ouverts à tous. Et oui, ça existe… Welcome to Vyner Street.
Oubliez les rues ultra-branchées de Shoreditch dans l’East End et dirigez-vous vers le Nord. C’est à Hackney, quartier populaire du nord-est de Londres, qu’il faut désormais jeter l’ancre si on est jeune, branché, artiste, designer… Vyner Street, c’est la rue phare du quartier. N’hésitez pas à bloquer votre jeudi soir, commencez à arpenter les pavés de cette rue étroite dans un décor à la Dickens revu par Philippe Starck et découvrez de nouveaux artistes. Au programme de la douzaine de galeries de Vyner Street : de l’art contemporain, novateur voire explorateur : photos, installations vidéos et multimédia, projets qui mélangent les genres et les supports… En quelques années, les galeries de Vyner Street se sont fait un nom dans l’avant-gardisme.
N’oubliez pas non plus que partout, on vous servira à boire. Vyner Street, c’est aussi le paradis des pic-assiettes !
Mais le spectacle est aussi dans le public : des étudiants en art aux looks hyper soignés à la génération d’avant en quête de nouveaux talents, Vyner Street est le zoo de la nature humaine m’as-tu vu. Heureusement, il y a aussi ceux qui ne se prennent pas au sérieux, s’intéressent à l’art et que l’ambiance de Vyner Street rend curieux. Ceux-là passeront un excellent moment, totalement dépaysant. Comme vous sûrement…
Vyner Street, London E2
Le Top 3 des meilleures galeries :
- Ibid Projects, 21 Vyner Street, London E2, http://www.ibidprojects.com/ : Sans doute la plus branchée de toutes. Ibid Projects représente de nombreux artistes berlinois
- Wilkinson Gallery, 50-58 Vyner Street, London E2, http://www.wilkinsongallery.com/ : La plus connue. Elle représente notamment l’artiste new-yorkais Joan Jonas
- Kate MacGarry, 7a Vyner Street, London E2, http://www.katemacgarry.com/ : Elle représente notamment des artistes nominés au Turner Prize.

E.B.

Ann Summers Parties : pour les girls de 18 à 99 ans…

Thursday, January 7th, 2010

Si de nombreuses ménagères françaises ont souvent invité leurs copines pour des réunions Tupperware, il existe en Grande-Bretagne une institution d’un tout autre ordre : les Ann Summers Parties. Le principe est le même ? Normal, en 1981, Jacqueline Gold, créatrice de la marque coquine s’est inspirée des réunions dans lesquelles on achetait les fameux bols de plastique, pour promouvoir ses accessoires…

A défaut de vous procurer des récipients pour votre cuisine, vous pourrez, lors d’une Ann Summers Party, acquérir le dernier sex toy à la mode, comme le Rabbit G-Pulse ou essayer un déguisement d’esthéticienne sexy, avant de vous décider à le porter devant votre homme.

Chips, boissons et filles… et une organisatrice vient présenter les nouveautés de la marque et proposer quelques petits jeux, drôles et hot, histoire de détendre l’atmosphère. Une manière originale de célébrer anniversaires, enterrements de vie de jeune fille ou encore, simplement l’occasion de se réunir entre voisines, collègues, copines ou femmes d’une même famille…

Certaines marques françaises se sont calquées sur ce principe de réunions sex toys, mais visent une clientèle beaucoup plus urbaine et aisée. Si en France, il est encore un peu gênant pour une jeune femme de franchir les portes d’un sex shop, souvent glauque et fréquenté uniquement par des hommes, Outre-Manche, la chaîne de magasins Ann Summers, à la déco colorée se visite en famille, avec bébé dans le caddie. Cette ambiance bon enfant est ce sur quoi mise la célèbre enseigne pour ses parties, même si elles sont strictement réservées aux plus de 18 ans !

Pour Ann Summers, le principe cher aux Spice Girls du girl power est toujours de mise… On ose, on assume, on s’amuse et personne ne vous juge !

F.A.