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Archive for December, 2009

Santanarchy in the UK!

Tuesday, December 22nd, 2009

 

 

 

Samedi 12 décembre 2009, plus de 1000 Pères Noël s’emparent des rues de Londres ! Non, ils ne sont pas embauchés par les grands magasins, payés pour distribuer des bonbons ou attirer les têtes blondes dans les grottes en plastique de Hamleys ou de Harrods, ce sont tout simplement des farceurs déguisés en “santas”, décidés à passer une journée à faire un pied de nez à la tradition et surtout à la folie shopping qui caractérise la période des fêtes. Ca s’appelle “Santacon” et nos Santas aux costumes les plus extravagants les uns que les autres sont là pour s’amuser. Flash-back sur un samedi de décembre 1994 lorsqu’une dizaine de copains de San Francisco décident de se déguiser en papa Noël et d’écumer les bars de la ville. Ils gardent un tel souvenir de leur virée qu’ils recommencent l’année suivante avec plus d’amis, plus de Santas. C’est ainsi que la tradition naît et se propage dans d’autres grandes villes américaines avant d’atterrir à Londres en 2001 avec quelques dizaines d’adeptes. Aujourd’hui, ils sont plus de 1000 et d’autres villes britanniques voient également apparaître de plus en plus de papas Noël chaque année.

A Londres, les manèges de Leicester Square à Trafalgar, les Santas envahissent les espaces publics et bien entendu les pubs. Abordant les passants stupéfaits en leur chantant des “Christmas carols” aux paroles revisitées et en leur distribuant des choux de Bruxelles, nos grands enfants s’amusent comme des fous. Ils ont décidé de ne pas être sages aujourd’hui, même si le vrai Père Noël les observent de sa vraie grotte en Laponie…

 

Participez au Santacon 2010 ou créez le vôtre dans votre ville : http://santacon.co.uk/

Vitrines de Noël : Selfridges réinvente la tradition des pantomines

Tuesday, December 22nd, 2009

 

C’est la saison des fêtes et comme chaque année, le magasin Selfridges joue le jeu. Et même le grand jeu ! Sarah McCullough, styliste chez Selfrdiges et responsable des vitrines, s’y attèle avec passion depuis plus plus d’un an. Avec les autres membres de l’équipe créative du célèbre magasin, elle a choisi cette année le thème des pantomines, particulièrement cher aux Anglais. Dans chaque vitrine, Sarah et son équipe se sont inspirés de scènes traditionnelles de ces spectacles de mimes pour enfants, joués pendant la périodes des fêtes. En mélangeant imagerie des contes traditionnelles et séries télé sarcastiques du style “Little Britain”, les stylistes de la maison Selfridges ont créé leurs propres décors et personnages surprenants comme cette “Panto dame” que Sarah affectionne particulièrement. “Bien entendu, nous avons utilisé le fait que dans les pantomines les rôles de femmes sont souvent joués par des hommes, d’où notre splendide “panto dame” !”, raconte Sarah. “Splendide” est bien l’adjectif adéquat, qui sied non seulement aux personnages aux têtes de cires fabriquées par un spécialiste mais aussi aux costumes, éclatants et étonnamment raffinés, concoctés dans l’atelier au dernier étage de Selfridges. Et pour courronner le tout, chaque vitrine est agrémentée de néons qui clignotent et qui reprennent les répliques classiques du public des pantomines telles que : “He is behind you…”, “Oh no he’s not!”, etc…  Les pantomines de Selfridges vous offrent un spectacle gratuit et totalement extravagant. Faites bien le tour du magasin pour ne pas rater une vitrine et regardez bien devant vous !

 

Pour y aller : http://www.selfridges.com/index.cfm?page=1181

 

E.B

Some sex please, we are British…

Monday, December 14th, 2009

On est loin de l’époque où la pièce de théâtre No Sex Please, We Are British faisait un tabac et secouait le puritanisme de nos voisins anglo-saxons. C’était dans les années 70 et aujourd’hui, 40 ans plus tard, le sexe est partout. Il vient même d’atterrir au coeur de la classique et traditionnelle National Gallery sous la forme d’une installation d’Ed et Nancy Kienholz, le “Hoerengracht” (le canal des putes) qui recrée le quartier “rouge” des prostituées d’Amsterdam. Alors que la plus récente des oeuvres de la National Gallery date de 1900, la recréation du quartier chaud de la capitale hollandaise est une véritable révolution. De l’autre côté de la Tamise, dans la fameuse Tate Modern, une autre exposition fait aussi parler d’elle. D’entrée de jeu, on vous dit que Pop Life, qui de Warhol à nos jours, retrace 50 ans de Pop Art, a trois salles interdites aux moins de 18 ans. Et de fait, que ce soit devant les photos grand format aux couleurs pétantes de la Cicciolina et de Jeff Koons en plein acte sexuel aux photos crues de séances de masturbation de Cosey Fanni Tutti, on frise la pornographie. Certains vous diront même qu’on est en plein dedans. D’ailleurs, au lendemain du lancement de l’expo, la Tate a dû ôter une image de Brooke Shields, photographiée nue quand elle avait 13 ans. La photo suscitait trop de controverses… Tout comme ces deux expositions posent des questions sur le sexe et l’art, et ce que des institutions de renommée internationale telles que la Tate et la National Gallery peuvent montrer… Mais à vous de juger !

- http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/poplife/, Tate Modern jusqu’au 17/01/2010
- http://www.nationalgallery.org.uk/whats-on/exhibitions/kienholz-the-hoerengracht, National Gallery jusqu’au 21/02/2010

E.B.

Le Yorkshire beat : une appellation musicale à connaître absolument !

Monday, December 7th, 2009

Pour tout le monde, il y a Londres et le reste de l’Angleterre. Pour les fans de musique, il y a le Yorkshire et le reste de l’Angleterre, voire du monde. En effet, ce comté situé au nord de l’Angleterre, célèbre pour ses mines et sa campagne verdoyante peut se vanter d’être le berceau des plus grands noms de la pop et du rock internationaux… A tel point que la musique originaire du Yorkshire a sa propre dénomination, tous styles confondus, à savoir : Yorkshire Beat. Tout de suite, un petit mémo en 4 points, histoire de vous y retrouver vite et bien et, par la même occasion, de faire valoir votre culture musicale auprès d’Inrockuptibles lâchés dans un dîner mondain…

Premier point : En vérité, le Yorkshire beat, n’est pas né d’hier mais d’avant-hier car sa première star est le crooner des sixties Joe Cocker, excellent dans l’art de la reprise. Mais, la nouvelle garde du Yorkshire Beat est représentée par les Kaiser Chiefs et les Arctic Monkeys, pour ne citer que les plus connus. Vu ?!

Deuxième point : Si vous voulez épater vos amis, demandez à la cantonade : “Quel est le rapport entre Soft Cell et The Sisters of Mercy ?”. Silence dans l’assemblée. “Sheffield, bien sûr !”, sera votre réponse. Il y aura certainement un malin pour ajouter : “La ville des Full Monty”. “Bien vu !”, pourrez-vous lui concéder.

Troisième point : Si vous n’avez que quelques minutes pour vous renseigner sur le fameux Yorkshire Beat, branchez-vous sur Youtube et écoutez Common People, un single de Pulp, issu de l’album Different Class, sorti en 1995. Retenez ces données au passage, ça fera plus sérieux. Ce titre décrit les conditions de vie de la classe ouvrière du Nord de l’Angleterre, dans lequel se situe le Yorkshire.

Quatrième point : Si vous voulez vraiment tout savoir sur le Yorkshire Beat, plongez-vous dans l’ouvrage de Craig Ferguson, un journaliste originaire d’où, à votre avis ? auteur de : I’ll Go To T’Foot Of Our Stage, The Story of Yorkshire Pop Music (YFP Publishing). Au fil des pages, vous croiserez aussi Mel B et le groupe dance Moloko, également des locaux. Oui, la Spice Girl et le groupe qui chantait Sing it back. Vous voyez, le Yorkshire Beat, en fait, vous le maîtrisez, sans même en avoir conscience !

www.yorkshirepopmusic.co.uk

F.A

The Kaiser Chiefs
Crédit photo : Presse