Retour au site

Archive for the ‘General’ Category

The Literary & Philosophical Society (Newcastle-Upon-Tyne) : une bibliothèque pour tous, même pour les fantômes !

Thursday, May 10th, 2012

Surnommée The Lit & Phil et fondée en 1793, The Literary & Philosophical Society, située à Newcastle-Upon-Tyne (nord-est de l’Angleterre) est la plus grande bibliothèque britannique hors Londres. Espace de liberté par la richesse de ses événements culturels et de son histoire, cette bibliothèque serait également hantée…

The Lit & Phil, un espace de liberté

A sa fondation en 1793, la Literary & Philosophical Society était un club de conversation payant où l’on pouvait parler de tout sauf de religion et de politique. Preuve de son esprit avant-gardiste, la Society s’ouvrit dès 1804 aux femmes. Il faut savoir que les réunions ne se tenaient pas dans le bâtiment actuel, dont la construction débuta en 1822 pour accueillir ses premiers visiteurs en 1825.

Aujourd’hui, cette bibliothèque privée mais ouverte au public compte environ 2000 membres et une certaine liberté se fait encore ressentir dans l’édifice. Les enfants ont le droit de manger en dévorant un livre, le Speakers Club donne des cours de prise de parole en public comme pour rappeler les origines de la Society riches en débats. Il s’y tient aussi un festival jazz franco-anglais L’Entente Chordiale faisant mentir la réputation d’inimitié entre Frogs (Français) et Rosbifs (Anglais)…

The Lit & Phil, un lieu hanté ?

On se sent tellement bien à la Lit & Phil que le bâtiment serait hanté de… seize fantômes ! Ces entités seraient toutes des anciens inscrits ou employés de la bibliothèque.

Ne vous étonnez donc pas d’entendre des bruits de pages tournées alors que vous serez seul(e) dans une salle et pas encore en train de feuilleter un ouvrage. Vous pourriez aussi bien vous sentez observé(e) en montant l’escalier menant au deuxième ou sentir une présence dans la salle de lecture historiquement réservée aux femmes.

Si vous avez l’occasion de vous entretenir avec du personnel de la bibliothèque, vous entendrez certainement d’étranges témoignages au sujet de la réserve du sous-sol… La Lit & Phil organise d’ailleurs des rencontres autour de l’activité paranormale qu’elle abriterait entre ces murs.

N’ayez pas trop peur tout de même ! La Literary & Philosophical Society est en temps normal bien plus un repaire d’intellectuels que de chasseurs de fantômes. Même si le côté hanté pourra intéresser celles et ceux qui ont d’habitude envie de partir en courant à peine passée la porte d’une bibliothèque !

F.A

http://www.litandphil.org.uk

Sources : site de la bibliothèque, Wikipédia et ghostnortheast.co.uk

Bicentenaire du poète anglais Robert Browning (7 mai 1812-12 décembre 1889) : un homme de lettres à découvrir aujourd’hui avec le poème « L’Amant de Porphyria »

Monday, May 7th, 2012

Aujourd’hui, lundi 7 mai 2012, le poète et dramaturge anglais Robert Browning fêterait ses 200 printemps. Alors que le bicentenaire de la naissance de Dickens, en février 2012, a été largement célébré, celui de Browning l’est plus timidement. Robert Browning est l’un des poètes les plus influents de l’ère victorienne, tout comme son épouse, Elizabeth Barrett Browning (1806-1861).

Browning est considéré comme l’inventeur d’une forme poétique appelée « monologue dramatique » ou encore « monologue victorien ». Afin de découvrir son œuvre, trop vaste pour faire l’objet d’un petit article de blog, nous vous proposons d’évoquer un de ses plus célèbres poèmes, son premier monologue dramatique publié en 1836 et intitulé Porphyria puis plus tard Porphyria’s Lover (L’amant de Porphyria), apparemment inspiré d’un fait divers de l’époque, en espérant vous donner envie de le lire…

-L’amant de Porphyria est une mini-tragédie construite comme en 5 actes mais en une soixantaine de vers seulement. C’est dire si cette œuvre se lit rapidement ! Elle met en scène les retrouvailles nocturnes d’un homme et de la femme qui l’aime. L’homme décide d’étrangler la femme à la superbe chevelure blonde et passe la nuit assis à côté de son corps…

-Le nom de la victime, Porphyria, serait inspiré du nom de la maladie appelée porphyrie dont certains symptômes comme la pâleur, le besoin de boire du sang et la répulsion de l’ail auraient inspiré les mythes du vampire et du loup-garou…

-Porphyria’s Lover pourra vous donner envie de mener votre propre enquête : pourquoi une rencontre nocturne ? Pourquoi un tel meurtre, etc ?

-Ce poème, par son thème quasi policier a inspiré l’auteur de polars Ruth Rendell pour l’écriture de sa nouvelle Lizzie’s Lover (recueil Blood Lines, 1995, traduit en français sous le titre En toute honnêteté).

-Porphyria’s Lover (1995) est le titre du roman éponyme de la romancière britannique Maggie Power.

-L’amant de Porphyria aurait inspiré au rockeur australien Nick Cave sa murder ballad Where The Wild Roses Grow (1995), duo chanté avec Kylie Minogue.

Avec un poème victorien et de l’imagination, voici tout ce qu’il est possible de faire. Heureux bicentenaire Browning et pourquoi pas, à vos plumes ?!

F.A

Lire le poème « L’amant de Porphyria » sur Wikipédia.

Crédit photo : Photogravure de Robert Browning (1865) par Julia Margaret Cameron, The Art Institute of Chicago / Wikimedia

Sources : Wikipédia, fabula.org

F.A

 

 

 

 

 

 

 

 

Turner dans l’ombre de Claude

Thursday, May 3rd, 2012

Montrer l’influence de Claude Gellée, célèbre paysagiste français du 17ème siècle, sur Turner. Tel est le but de l’exposition “Turner inspired: in the light of Claude” à la National Gallery. Même si son objectif est atteint, l’exposition révèle un Turner laborieux, répétitif, qui reproduit plus qu’il ne crée. Mais elle a aussi le mérite de nous faire découvrir la splendeur d’un artiste moins connu, Claude.

On le surnomme Claude Lorrain car c’est en Lorraine qu’il naît en 1600. Jeune pâtissier à Rome, il échange très vite les rouleaux contre les pinceaux, fait son chemin et devient au milieu du 17ème siècle l’un des peintres paysagistes européens les plus talentueux et renommés. Près de deux siècles plus tard, John Mallord William Turner suit un parcours similaire. D’origine modeste – son père avait un salon de coiffure à Covent Garden – , Turner dessine, peint, imprime et devient membre de la prestigieuse Royal Academy. Considéré comme un peintre paysagiste romantique, il est l’un des précurseurs de l’impressionnisme.

Turner bouleversé par Claude

Turner n’a pas eu besoin de beaucoup voyager pour découvrir les oeuvres de Claude. Des centaines d’entre elles faisaient déjà partie, au 19ème siècle, de plusieurs collections britanniques. En découvrant “Seaport With the Embarkation of the Queen of Sheba”, son soleil dominant dont les rayons semblent traverser le temps pour atteindre les rives jonchées de ruines aux allures gréco-romaines, Turner aurait selon un témoin, éclaté en sanglots, transporté par l’émotion, la profondeur du tableau et l’intensité de sa lumière. Une émotion intemporelle que le visiteur ressent encore aujourd’hui.

Turner reproduit, imite, adapte

Turner est inspiré. Non seulement, il peint ses propres versions de “Narcissus and Echo” et de “Tivoli on Thames” mais il commence aussi à mêler le passé au présent. Dans “Linlithgow Palace”, par exemple, le château qui domine la scène, semble tout droit sorti d’un brouillard doré de conte de fées, tandis que des hommes nus, au premier plan, se baignent dans une rivière chaude tels des éphèbes de la Grèce ancienne…

L’élève ne dépasse pas le maître

D’un bout à l’autre de l’exposition, c’est alternativement que l’on découvre une oeuvre de Claude puis celle qu’elle inspire à Turner – dont le travail inspiré de Claude lui a souvent valu le surnom de “British Claude” – . Mais la présentation pousse aux comparaisons et tourne malheureusement très vite au désavantage de Turner comme par exemple la maladresse du dessin de certains personnages de Turner qui renvoie à la beauté et à la finesse de ceux de Claude. Ou encore les arbres sombres et quasi-identiques de Turner qui lassent. Heureusement, comme une lueur au bout de la galerie, il y a la lumière, la chaleur et l’intensité des soleils de Turner manifestement hérités de Claude.

Des soleils et des atmosphères qui invitent à en voir plus. On quitte cette exposition en restant sur sa faim, sur l’envie soudaine du grand Turner romantique que l’on connaît et dont on veut redécouvrir les chefs d’oeuvre, cette fois, sous la lumière de Claude et non dans son ombre.

Turner inspired: In the Light of Claude, jusqu’au 5 juin à la National Gallery http://www.nationalgallery.org.uk/turner-inspired

EB

Claude (1600˗1682)

Seaport with the Embarkation of the Queen of Sheba, 1648

© The National Gallery, London 

Joseph Mallord William Turner (1775˗1851)

Dido building Carthage, or The Rise of the Carthaginian Empire, 1815

© The National Gallery, London 

Claude (1600˗1682)

Landscape with Psyche outside the Palace of Cupid (‘The Enchanted Castle’), 1664

© The National Gallery, London 

Joseph Mallord William Turner (1775˗1851)

Landscape: Composition of Tivoli, 1817

Private collection

© Photo Robert Chapman Photography / courtesy of the owner

 

World Burlesque Games 2012 (7-13 mai, Londres) : avant les J.O de Londres, la capitale britannique accueille les J.O du Burlesque !

Monday, April 30th, 2012

Du 7 au 13 mai, la / le sixième LBF, London Burlesque Fest(ival) accueillera les plus grands performeurs et performeuses new burlesque du Royaume-Uni et du monde entier. Cette rencontre au sommet de l’art de l’effeuillage rétro-chic et arty porte plusieurs noms : on parle également de London Burlesque Week. Cette année, J.O de Londres obligent, il s’agira des World Burlesque Games 2012 ! Cet événement est chapeauté par le producteur Mark Henderson alias Chaz Royal, surnommé « the king of burlesque » (le roi du burlesque). Un peu de teasing en attendant l’ouverture de ces jeux qui feront aussi transpirer le public…

Sur les World Burlesque Games

Chaque soir, hormis le 7 mai, show d’ouverture et le 13 mai, show de clôture, sera disputé un titre dans une catégorie particulière. A l’issue des différentes soirées, les vainqueurs de chaque catégorie nationale et / ou internationale seront couronnés performeur, performeuse, révélation… Les vainqueurs remporteront, en plus du prestige, argent et partenariats avec des marques. Défendront les couleurs de la France : Minnie Valentine, Miss Anne Thropy, Vivi Valentine…

Sur le néo-burlesque British

Contrairement au néo-burlesque français qui favorise les numéros féminins et glamour en solo, la scène new burlesque British ose la variété et l’excentricité En voici quelques exemples.

Du côté des performeuses, les numéros d’Anna The Hulagan, fan de hula hoop ou d’Imogen Hoops, ex-trapéziste montrent l’influence des arts du cirque… Autre originalité chez VJ Spankie, comme son nom de scène l’indique, elle est également vidéaste !

Le burlesque British ne se conjugue pas qu’au féminin singulier. Le couple Tango Manga propose des numéros hyper sensuels autour du tango argentin. On recense aussi un nombre assez important de performeurs « boylesque » : tendance masculin-féminin avec Mister Mistress, chic anglais chez Lord Ritz ou cabaret selon Hooray Henry, également magicien.

Alors, au lieu de réserver des billets pour regarder les dieux du stade mouiller le maillot cet été à Londres, en mai, faites ce qu’il vous plaît et choisissez des jeux pas moins athlétiques dont la finalité est de tomber la jupe ou la chemise !

F.A

http://londonburlesquefest.com/

 

WORLD BURLESQUE GAMES 2012 Teaser from Californication on Vimeo.

 

Lavenham : Moyen-Age, gastronomie et culture à 2 heures de Londres

Tuesday, April 17th, 2012

Les beaux jours arrivent ou, plutôt, s’amusent à jouer au chat et à la souris. Qu’à celà ne tienne, les bonnes excuses pour partir en weekend ne sont pas difficiles à trouver. Et le village médiéval de Lavenham dans le Suffolk en est une excellente…

 

On raconte qu’au Moyen-Age, Lavenham fut un des villages les plus prospères d’Angleterre. D’ailleurs, la taille impressionnante de son église (the Church of St Peter and St Paul) bâtie aux alentours de 1500 et qui surplombe le village, témoigne de sa grandeur passée. Une richesse acquise grâce au commerce de la laine.

 

Des maisons toutes tordues

 

De sa prospérité d’antan, Lavenham garde tous les charmes dont les charmantes maisons à colombage toutes biscornues de l’époque tudorienne. Si vous décidez de prendre des photos, ne pensez surtout pas que vous avez bu une pinte de trop au charmant pub du coin : The Swan. Non, ce n’est pas votre cadrage mais le village qui n’est pas du tout droit ! La plus tordue des maisons porte d’ailleurs bien son nom, il s’agit de The Crooked House Art Gallery. Vous y découvrirez de jolis objets d’artisanat local. Vous remarquerez dans le fond du magasin une vieille porte moyen-ageuse magnifique. Si le temps lui permet et si vos sourires la convainquent, la patronne vous entraînera peut-être au premier étage où elle vit dans un décor sans parallèles ni perpendiculaires. On y attrape le vertige !

 

Une étape gourmande et culturelle

 

De la visite de l’église aux petites rues qui mènent à la place du marché en passant par le vaste cimetière, vous serez forcément victime d’un petit creux. Outre The Swan qui a un très bon restaurant et quelques charmants coffee shops, vous pourrez vous laisser tenter par The Great House, un restaurant français qui selon le Sunday Times est carrément le meilleur restaurant du Suffolk…

 

Enfin, en discutant avec les gens du coin au pub ou dans la rue, vous apprendrez que la bourgade de Lavenham n’est pas seulement connue pour son passé prospère et sa gastronomie mais aussi par sa dimension culturelle. Originaire du village, la poétesse Jane Taylor y composa au 18ème siècle le poème The Star d’où vient la fameuse contine Twinkle Twinkle Little Star. Plus récemment, Stanley Kubrick et Pier Paolo Pasolini y tournèrent. Et en 2010, secrètement, des scènes du dernier Harry Potter y furent réalisées. Qu’attendez-vous pour aller aussi y faire votre petit travelling – tout en respectant les courbes ! – ?

 

Pour en savoir plus :

http://www.crookedhousegallery.co.uk/

http://www.greathouse.co.uk/

http://www.theswanatlavenham.co.uk/

http://www.lavenham.co.uk/

 

E.B.

 

crédit photos: E.B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1912-2012 : Titanic Memorial Cruise, la croisière commémorative du naufrage du Titanic

Thursday, April 12th, 2012

 

Depuis le 4 avril, Titanic est à nouveau au cinéma, cette fois  en 3-D mais vous n’avez peut-être pas fait le rapprochement… Le retour du film de James Cameron pour la première fois sur les écrans en 1997 a été fixé autour du centenaire du naufrage survenu le 14 avril 1912 au large de Terre-Neuve. Cette année d’ailleurs, une croisière-hommage à l’inoubliable paquebot britannique est partie le 8 avril de Southampton, port de la côte sud de l’Angleterre. Une reconstitution historique, à quelques détails près, qui devrait amener à bon port les passagers à la destination prévue du Titanic, New York.

Le Balmoral, un bateau très différent

Le bateau affrété pour suivre le trajet du Titanic  s’appelle le Balmoral. Ce bateau de croisière de facture moderne construit en 1988, n’a rien à voir avec le Titanic… Les passagers sur le pont du bateau doivent certainement utiliser leur imagination pour se croire un instant sur le regretté paquebot. La société qui a affrété le Balmoral, la Fred. Olsen Cruise Lines a cependant un lien de filiation avec  Harland and Wollf, constructeurs du Titanic…

 Ironie de la modernité cependant, le Balmoral, moins rapide que le Titanic, a pris la mer le 8 avril et non le 10 pour arriver sur les lieux du naufrage à date identique!  Cependant, le nombre de passagers (hors équipage) du Balmoral a été fixé au même nombre que ceux du Titanic : 1309 !

Réjouissances ( ?) à bord

 Sont de la traversée : passionnés, curieux, historiens, mais aussi personnes ayant eu dans leur famille des naufragés auxquels ils souhaitaient rendre hommage. C’est ainsi que tard dans la soirée du 14 avril à l’heure et au lieu exacts de la collision avec l’iceberg, une cérémonie sera donnée à bord du Balmoral. Le tour inclut également des conférences sur l’histoire du Titanic et la visite de cimetières canadiens où sont enterrées une centaine de victimes du naufrage.

Quant à la nourriture servie sur le Balmoral, elle serait inspirée des menus cuisinés sur le Titanic. Les (vraies !) distractions, musiques et danse, auraient été pensées dans le style des années 1910.

Croisière commerciale, manifestation historique ou savant équilibre entre les deux ? Seuls les passagers du Balmoral pourront le raconter quand ils auront posé le pied sur la terre ferme.

F.A

Infos et crédits photo : www.titanicmemorialcruise.co.uk

 

 

London Girly Book Club, un club littéraire 100% féminin…

Thursday, April 5th, 2012

 

Il paraît qu’en Angleterre, on trouve un club littéraire à chaque coin de rue ou presque, ne serait-ce que parce que de nombreuses librairies proposent le leur. Ce qui est loin d’être le cas en France. Petite étude de cas sur le London Girly Book Club, club littéraire londonien 100% féminin.

Le London Girly Book Club a été créé en 2008 par la Canadienne Erin Woodward, chef de projets dans l’hôtellerie de luxe.  Sa motivation pour créer ce club littéraire destiné aux femmes ? Se faire des copines au moment de son installation à Londres. Elle a d’ailleurs exporté son concept au Canada et aux Etats-Unis. Si au départ, les réunions comptaient 30 à 50 participantes, il leur arriverait aujourd’hui de réunir une centaine de bookaholics (accros aux livres).

Le principe ? Chaque mois, un groupe de femmes se réunissent dans un bar, jamais le même, pour discuter du livre du mois, parmi une sélection de différents ouvrages proposés par plusieurs lectrices et proposés au vote. Le titre de l’ouvrage choisi est annoncé à l’avance pour que chacune puisse le livre et prendre part au débat. Certaines sessions permettent même de rencontrer l’auteur(e) du livre sélectionné.

Certaines éditions du London Girly Book Club proposent, en plus de la traditionnelle discussion, des  book swaps (échanges de livres) ! Chaque participante doit apporter un à trois livres dont elle ne veut plus pour renouveler sa bibliothèque sans débourser un  penny ! Ce n’est pas pour autant que venir au Girly Book Club est complètement gratuit : le tarif varie de quelques livres pour une soirée classique dans un bar à environ 30 livres pour un dîner spécial !

A quand un Paris, Strasbourg ou Marseille etc Girly Book Club ?

F.A

Sources : Red Magazine et meetup.com pour les dates des événements. Prochain rdv : le lundi 2 avril à 19h, The Folly, 41 Gracechurch Street, Londres.

Crédit photo : “A beautiful business woman looking over a book” by Benjamin Miller / freestockphotos.biz

A Room For London : Une nuit sur la Tamise

Tuesday, April 3rd, 2012

Perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall, sur le Southbank, un petit vaisseau est devenu la chambre d’hôtel londonienne la plus convoitée. Projet à la fois artitistique et hôtelier, A Room For London offre la possibilité de passer une nuit dans un décor architectural unique avec une vue imprenable sur la Tamise.

 

 

“La rivière sans sommeil d’une ville monstrueuse et menaçante”, c’est ainsi que l’écrivain Joseph Conrad qualifiait la Tamise dans son roman Au Coeur des Ténèbres. Il la voyait comme l’ “un des endroits sombres de la Terre”. Et encore aujourd’hui, sa largeur, ses marées, sa noirceur et la lumière qu’elle reflète sur la ville fascinent, jusqu’à rendre les rivières et les fleuves des autres capitales du monde ridicules. C’est pour mieux apprécier sa grandiosité que l’architecte David Kohn et l’artiste Fiona Banner ont conçu ce petit vaisseau chambre d’hôtel perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall.

 

Au Coeur des Ténèbres

 

Les réservations sont ouvertes à tous. Pour 120, on peut venir passer une nuit unique avec une vue à 180 degrés sur la sombre Tamise dans un décor unique spécialement largement inspiré de l’univers de Joseph Conrad. Le vaisseau s’appelle Le Roi des Belges, tout comme le bateau sur lequel Conrad remonta le Fleuve Congo à la fin du 19ème siècle. L’intérieur est sobre, le mobilier en bois rouge sombre rappelle bien entendu celui d’une cabine de bateau. Un placard contient de vieilles cartes de la Tamise et du Fleuve Congo pour accentuer le parallèle que Conrad faisait entre les deux rivières. “L’intérieur est confortable, explique David Kohn, et on sait à quoi il sert. Mais ce n’est pas un confort cul cul. Vous êtes connecté avec la Tamise, avec un monde plus vaste, et aussi avec la vision de quelqu’un d’autre sur le monde. Vous êtes en relation avec un territoire incertain”, poursuit-il.

 

Ainsi, les heureux élus qui auront réussi à réserver une au Roi des Belges, pourront contempler le “vénérable fleuve” dans l’esprit des personnages de Joseph Conrad et à la tombée de la nuit, ils pourront observer l’ “obscurité s’assombrir un peu plus chaque minute, comme si la venue du soleil la mettait en colère”.

 

Pour en savoir plus : http://www.aroomforlondon.co.uk/

 

 

 

 

 

 

Crédits photos: E.B.

Marilyn pour toujours

Thursday, March 29th, 2012

Cinquante ans après sa fin tragique, la galerie Getty à Londres expose des photos de la star hollywoodienne la plus connue au monde. Une exposition qui nous fait redécouvrir une Marilyn que l’on connaît déjà mais dont on ne se lasse jamais…

La galerie Getty est pleine à craquer. Pourtant, ce n’est ni le soir du vernissage, ni une heure de pointe mais un milieu d’après-midi en semaine. Les visiteurs s’attardent sur les tirages noir et blanc de Marilyn, jusqu’à les décortiquer du regard. On la retrouve en starlette du temps où elle s’appelait encore Norman Jean Baker avant la péroxydation de ses cheveux et sa transformation en celle que l’on connaît tous sous le nom de Marilyn Monroe. Elle affichait déjà un corps et une silhouette inoubliables que toutes les femmes ont un jour enviés dans leur vie et que les hommes ont convoités.

Un sentiment de déjà-vu

Mais on ne peut pas vraiment parler d’effet surprise en regardant les photos de sa trop courte vie et carrière. Une sensation de déjà-vu s’installe très vite : Marilyn en starlette, Marilyn en train de lire sur un canapé, Marilyn dans le métro à New York, Marilyn dans son jardin, Marilyn cernée de paparazzi, ou de ses anciens maris : les images nous semblent toutes familières. Pourtant, Getty expose des images de collectionneurs rares, et même des inédites comme des photos extraites de planches contacts oubliées du tournage du film The Misfits. Clark Gable, Montgomery Clift, Arthur Miller et Marilyn se préparent à poser pour une photo de publicité du film. La star est assise sur une échelle. Pour une fois, elle ne pose pas, elle est prise au dépourvu, comme cernée par ces piliers du cinéma et de la littérature américaine.

Rien sur l’envers du décor

C’est l’une des seules images de l’exposition qui laisse dévoiler un peu de naturel chez la star. Malgré les légendes qui figurent au bas des autres photos telles que “Marilyn se relaxe en lisant Heinrich Heine” ou “Marilyn se détend dans son jardin” ou encore “Marilyn dans le métro à New York”, Marilyn pose et ne se détend certainement pas devant la caméra. Où sont les clichés “volés” ou tendres qui nous la montreraient elle, intime, “behind the scene” ? Ce sont eux qui manquent à cette exposition, ce sont eux que l’on aurait aimés voir et découvrir un peu de Marilyn “behind the scene”.
Mais l’envers du décor ne fait pas vendre. Ce sont les belles images de Marilyn, celles qui nous sont familières, les clichés qui sont devenus des clichés qui ont toujours autant de succès. Et en guise de cerise sur la gateau, Getty expose même certaines de ses plus belles tenues (celles notamment portées dans Certains l’aiment chaud ou The Misfits).

Bref, Marilyn fascine toujours : sa beauté, son histoire, sa vie, sa carrière, ses bonnes et ses mauvaises fréquentations, sa dépression chronique qui la rendait humaine pui sa fin solitaire et tragique. Cinquante ans plus tard, ce sont les images de sa gloire devant les projecteurs qui continuent de faire vendre et la manne semble inépuisable.

EB
Jusqu’au 3 juin 2012 : http://www.gettyimagesgallery.com/Exhibitions/Archive/Marilyn.aspx

 

Crédit photos :  

Harold Clements/Getty Images

Hulton Archive/Getty Images

 

Future Shorts Film Festival : le premier pop-up festival de court métrages

Tuesday, March 27th, 2012

 

Londres est la capitale du pop-up. Après les restos, les bars, les galeries, les magasins, c’est au tour des courts métrages d’être à l’affiche de la scène pop-up, grâce au Future Shorts Film Festival. Une nouvelle bonne raison de découvrir un format cinématographique peu souvent mis en valeur.

 

Un festival pop-up de court-métrages, il fallait y penser. Et ce n’est pas étonnant que l’idée soit venue de l’équipe du fameux Secret Cinema. Depuis quelques années, ces amoureux du cinéma organisent des projections secrètes de films dans les endroits les plus incongrus de la capitale britannique : jusqu’au dernier moment, on ne sait ni ce qu’on va voir, ni où. Des indices et un jeu de pistes dirigent nos pas vers un lieu qui recrée l’atmosphère du film. Loin des sentiers battus des grandes salles de cinéma.

 

Le plus grand festival de courts métrages pop-up au monde

 

Mais les créateurs du Secret Cinema n’ont pas voulu en rester là. Après les longs métrages projetés dans des endroits secrets, les courts sont enfin à l’honneur sous les feux des projecteurs. Le principe est simple : chaque saison, des courts-métrages sont projetés dans de vrais cinémas londoniens tels que le Hackney Picturehouse, le Ritzy à Brixton ou encore le Book Club à Shoreditch. Démarré l’hiver dernier, le Future Shorts Film Festival est déjà le plus grand festival du genre au monde ! En une saison, il a fait des petits jusque dans les cinémas de Flagstaff dans l’Arizona et de Tokyo. Sans oublier, l’effet réseaux sociaux : la chaîne Youtube de Future Shorts a déjà plus de 150 000 abonnés.

 

Stimuler la créativité et répartir les fonds

 

Non seulement le festival fait redécouvrir au monde un format cinéma qui a toujours eu du mal à trouver sa place mais il donne aussi à chacun la possibilité de proposer ses oeuvres : des premiers films côtoient des courts métrages de réalisateurs tels que Spike Jonze ou encore Sam Taylor-Wood. Un excellent moyen de faire connaître son travail et aussi d’en tirer profit. Le Future Shorts Film Festival est en effet le seul du genre à partager ses rentrées d’argent avec les réalisateurs !

 

La saison printanière du Future Shorts Film Festival a commencé, prenez vos tickets et redécouvrez une nouvelle fois la magie du cinéma.

 

Le programme de la saison printanière du festival : http://www.futureshorts.com/calendar-city-screenings.php