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Archive for the ‘Tendances’ Category

A Room For London : Une nuit sur la Tamise

Tuesday, April 3rd, 2012

Perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall, sur le Southbank, un petit vaisseau est devenu la chambre d’hôtel londonienne la plus convoitée. Projet à la fois artitistique et hôtelier, A Room For London offre la possibilité de passer une nuit dans un décor architectural unique avec une vue imprenable sur la Tamise.

 

 

“La rivière sans sommeil d’une ville monstrueuse et menaçante”, c’est ainsi que l’écrivain Joseph Conrad qualifiait la Tamise dans son roman Au Coeur des Ténèbres. Il la voyait comme l’ “un des endroits sombres de la Terre”. Et encore aujourd’hui, sa largeur, ses marées, sa noirceur et la lumière qu’elle reflète sur la ville fascinent, jusqu’à rendre les rivières et les fleuves des autres capitales du monde ridicules. C’est pour mieux apprécier sa grandiosité que l’architecte David Kohn et l’artiste Fiona Banner ont conçu ce petit vaisseau chambre d’hôtel perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall.

 

Au Coeur des Ténèbres

 

Les réservations sont ouvertes à tous. Pour 120, on peut venir passer une nuit unique avec une vue à 180 degrés sur la sombre Tamise dans un décor unique spécialement largement inspiré de l’univers de Joseph Conrad. Le vaisseau s’appelle Le Roi des Belges, tout comme le bateau sur lequel Conrad remonta le Fleuve Congo à la fin du 19ème siècle. L’intérieur est sobre, le mobilier en bois rouge sombre rappelle bien entendu celui d’une cabine de bateau. Un placard contient de vieilles cartes de la Tamise et du Fleuve Congo pour accentuer le parallèle que Conrad faisait entre les deux rivières. “L’intérieur est confortable, explique David Kohn, et on sait à quoi il sert. Mais ce n’est pas un confort cul cul. Vous êtes connecté avec la Tamise, avec un monde plus vaste, et aussi avec la vision de quelqu’un d’autre sur le monde. Vous êtes en relation avec un territoire incertain”, poursuit-il.

 

Ainsi, les heureux élus qui auront réussi à réserver une au Roi des Belges, pourront contempler le “vénérable fleuve” dans l’esprit des personnages de Joseph Conrad et à la tombée de la nuit, ils pourront observer l’ “obscurité s’assombrir un peu plus chaque minute, comme si la venue du soleil la mettait en colère”.

 

Pour en savoir plus : http://www.aroomforlondon.co.uk/

 

 

 

 

 

 

Crédits photos: E.B.

Future Shorts Film Festival : le premier pop-up festival de court métrages

Tuesday, March 27th, 2012

 

Londres est la capitale du pop-up. Après les restos, les bars, les galeries, les magasins, c’est au tour des courts métrages d’être à l’affiche de la scène pop-up, grâce au Future Shorts Film Festival. Une nouvelle bonne raison de découvrir un format cinématographique peu souvent mis en valeur.

 

Un festival pop-up de court-métrages, il fallait y penser. Et ce n’est pas étonnant que l’idée soit venue de l’équipe du fameux Secret Cinema. Depuis quelques années, ces amoureux du cinéma organisent des projections secrètes de films dans les endroits les plus incongrus de la capitale britannique : jusqu’au dernier moment, on ne sait ni ce qu’on va voir, ni où. Des indices et un jeu de pistes dirigent nos pas vers un lieu qui recrée l’atmosphère du film. Loin des sentiers battus des grandes salles de cinéma.

 

Le plus grand festival de courts métrages pop-up au monde

 

Mais les créateurs du Secret Cinema n’ont pas voulu en rester là. Après les longs métrages projetés dans des endroits secrets, les courts sont enfin à l’honneur sous les feux des projecteurs. Le principe est simple : chaque saison, des courts-métrages sont projetés dans de vrais cinémas londoniens tels que le Hackney Picturehouse, le Ritzy à Brixton ou encore le Book Club à Shoreditch. Démarré l’hiver dernier, le Future Shorts Film Festival est déjà le plus grand festival du genre au monde ! En une saison, il a fait des petits jusque dans les cinémas de Flagstaff dans l’Arizona et de Tokyo. Sans oublier, l’effet réseaux sociaux : la chaîne Youtube de Future Shorts a déjà plus de 150 000 abonnés.

 

Stimuler la créativité et répartir les fonds

 

Non seulement le festival fait redécouvrir au monde un format cinéma qui a toujours eu du mal à trouver sa place mais il donne aussi à chacun la possibilité de proposer ses oeuvres : des premiers films côtoient des courts métrages de réalisateurs tels que Spike Jonze ou encore Sam Taylor-Wood. Un excellent moyen de faire connaître son travail et aussi d’en tirer profit. Le Future Shorts Film Festival est en effet le seul du genre à partager ses rentrées d’argent avec les réalisateurs !

 

La saison printanière du Future Shorts Film Festival a commencé, prenez vos tickets et redécouvrez une nouvelle fois la magie du cinéma.

 

Le programme de la saison printanière du festival : http://www.futureshorts.com/calendar-city-screenings.php


 

Lana Del Rey fait la moue pour Mulberry

Tuesday, March 20th, 2012

Avec sa moue boudeuse à outrance, sa voix de femme mûre et un talent indéniable qui jaillit dans ses chansons tristes et nostalgiques, l’Américaine Lana Del Rey est La Star du moment et ce dans la plus grande tradition rétro hollywoodienne. Pourtant, c’est la marque britannique Mulberry qui, la première, en fait son égérie et lui dédie un sac.

 

Sur Youtube, le clip de la chanson Born to Die score plus de 30 millions de vues, un véritable record pour une artiste qui, il y a un an, répondait encore au nom d’Elizabeth Grant, chantait dans des bars indies de New York et n’affichait pas encore cette moue aux lèvres (que l’on soupçonne largement refaites) boudeuses désormais indétachables du personnage.

 

Glamour et innocence

 

Six mois avant la sortie de son album Born to die, quelques malins pressentent le prodige et particulièrement Emma Hill, la directrice artistique de la marque anglaise Mulberry. “En regardant ses vidéos, c’était clair que Lana aimait raconter une histoire, qu’elle avait une manière éclectique de regarder les choses. Bien sûr, nous faisons des choses différentes, mais il y a chez elle un côté enfantin, innocent et glamour qui colle avec notre marque”, explique Emma. Bref, elle a tout de suite senti une connection entre la future star et le ton de Mulberry.

 

Succès et controverse

 

Après quelques échanges téléphoniques secrets avec la star, Emma Hill décide de la création d’un sac Lana Del Rey. Le fameux sac Alexa Chung, inspiré par la charmant présentatrice télé, avait fait grimpé les profits de Mulberry de manière exponentielle. “Tout le monde me demandait qui allait prendre la suite d’Alexa, et quand j’ai découvert Lana Del Rey, j’ai su que ce serait elle”, explique Emma. Et c’est à la dernière Fashion Week en février à Londres que Lana-Lizzy a dévoilé aux yeux du monde le fameux sac qui sera en vente à partir du mois de mai dans les magasins Mulberry.

En août dernier, lorsque les accords secrets étaient conclus, la marque n’avait encore aucune idée du succès à venir de Lizzy Grant et de la controverse qu’il allait soulever. Accusée d’avoir fabriqué son image avec le renfort de son manager et son papa millionnaire, et suite à des performances live désastreuses, Lana Del Rey vient sans doute de passer un hiver peu confortable… Sauf sur le plan financier, car malgré ses détracteurs et ses ratages en concert, “Born to die” se vend comme des petits pains.

 

Comme dirait l’autre, la critique est aisée mais l’art est difficile. Quoiqu’en disent ses détracteurs, moue ou pas moue, le talent de cette jolie fille à papa est indéniable. Vous avez d’ailleurs déjà sans doute craqué pour l’album, vous craquerez aussi pour le sac !

 

EB

 

Victoria Beckham : la nouvelle « Queen Victoria »…

Thursday, March 8th, 2012

 

En cette journée internationale de la femme (International Women’s Day), voici le portrait de celle qui hier incarnait le kitsch British mais représente aujourd’hui le chic anglais.  Victoria Adams, ex-Spice Girl, est devenue Mrs David Beckham et styliste de renom, en son propre nom : Victoria Beckham. Au point de se classer deuxième femme la plus influente de son pays, entre JK Rowling, auteure d’Harry Potter et la reine Elizabeth.

Par sa naissance à Harlow en 1974, Victoria Adams avant d’être Beckham, est une de ces Essex girls, filles du comté d’Essex, où les demoiselles sont la cible de blagues sur leur vertu, qu’on dit petite comme leur microjupe !

En 1994, Victoria devient pourtant une des cinq Spice Girls, groupe féminin le plus célèbre de l’histoire mondiale de la musique. Jusqu’à la séparation du groupe en 2001, Vic est Posh Spice, la Spice Girl chic et snob, toute en vêtements siglés Gucci…  Mais sa réputation d’hautaine matérialiste la poursuit : par son mariage en 1999 avec le milieu de terrain David Beckham, Victoria est devenue WAG – de Wives and Girlfriends, femme ou compagne de footballeur.

Outre une carrière de chanteuse solo plus ou moins avortée, la publication d’un livre prodiguant moult conseils mode et beauté* et  plusieurs émissions de télé-réalité, Mrs Beckham est une mère de famille plutôt busy, menant une vie de celebrity à L.A avec ses trois fils et son Galaxy de mari.

Jusqu’en septembre 2008. Là, Victoria la fashionista décide de créer sa marque, au départ pour se faire plaisir. Et trois ans plus tard, en novembre 2011, c’est la profession qui salue non pas Victoria,  reine des people, mais Victoria, nouvelle reine de la couture, récompensée pour sa marque, Victoria Beckham, d’un British Fashion Award. Son secret ? Créer des robes qui subliment la femme, en soignant le choix des coupes et des matières. Et c’est le tout-Hollywood comme Cameron Diaz, Demi Moore ou Sarah Jessica Parker, qui se laisse rhabiller par Vic, ex-princesse du mauvais goût. Cette dernière avoue mettre tout son cœur, toutes ses exigences et ses connaissances des problématiques féminines pour rendre sa clientèle encore plus belle.

Côté style et image, l’impeccable Victoria sait aussi se montrer moins glamour. Cette mère de désormais quatre enfants s’avoue volontiers débordée et  confesse travailler en robe de chambre sur Skype pour communiquer avec ses équipes à Londres. Elle explique que dans son couple, David est la beauté, elle l’humour. Pourtant, quand les journalistes mode voient en Mrs Beckham une nouvelle Coco Chanel ou Donna Karan, elles l’affirment sans plaisanter !

F.A

*That Extra Half an Inch: Hair, Heels and Everything In Between (Michael Joseph Ltd, 2006)

www.victoriabeckham.com / La collection Victoria Beckham est distribuée en France sur net-a-porter.com ou au Printemps Haussmann (Paris). Compter env. 1500 euros pour une robe.

Sources : Madame Figaro, Wikipédia et site Victoria Beckham

Vidéo :le défilé automne – hiver 2012

London Fashion Week : Tendances automne hiver 2012-2013

Tuesday, February 28th, 2012

 

 

La semaine dernière, la London Fashion Week se soldait par un succès de créativité, variété, qualité et maturité : l’occasion d’un petit tour d’horizon des tendances de la prochaine collection automne hiver

 

Fourrure et peau de mouton

 

Préparez-vous à une saison confortable, emmitouflé(e) dans des manteaux en fourrure et particulièrement en peau de mouton. Et oui, le shearling est de retour : sous la forme de longs manteaux aux coupes larges et élégantes chez Mulberry et de vestes cintrées et sexy chez Burberry. A ne surtout pas combiner avec des Uggs mais plutôt des mini-bottes en cuir lacées et surtout à talon haut !

 

Petit col rond puritain

 

Sous les manteaux et vestes en peau de bête, le petit col rond puritain s’accorde à merveille. Et détrompez-vous, il n’est pas réservé aux jeunes filles innocentes, même les hommes en portent ! Pour contraster avec le look petite fille sage, faites comme le créateur Giles Deacon et associez-les à des tenues ou vestes de soirée.

 

Pantalons larges et à pince

 

Récurrents dans le fameux défilé Unique de Topshop, les pantalons larges à pince reviennent sur le devant de la scène et n’hésitent pas à se décliner dans différentes matières dont le cuir. Des coupes à la fois élégantes et faciles à porter. Et pour rester dans une note confort, portez-les avec des chemises amples et confortables dans les tons crème.

 

Pull “préféré”

 

Le concept du pull préféré continue de séduire les défilés depuis déjà plusieurs saisons. Et cette fois, d’une manière plus sophistiquée. Tout en restant ample et confortable, Jonathan Saunders a mélangé tricot et imprimés raffinés. Alistair Carr, pour Pringle, a choisi des motifs aux dégradés pastel. Il n’y a pas de doute : Préparez-vous à avoir l’embarras du choix pour dégotter votre pull favori de l’automne prochain.

 

Hautes les têtes

 

Les chapeaux, bonnets et casquettes sont aussi au rendez-vous du prochain hiver. Vous n’avez sans  doute d’ailleurs pas échappé au défilé de mannequins uniquement vêtus de chapeaux du créateur gallois Robyn Coles. Un moyen efficace d’attirer l’attention sur les têtes et de prouver l’importance de l’accessoire chapeau ! Pour aller avec les tendances militaires, fourrure et cuir de la future saison automne-hiver, le casquette en cuir noir de Henry Holland apparaît comme l’accessoire idéal… tout en couvrant le reste !

 

Enfin, au-delà des tendances, cette dernière fashion week révèle une nouvelle silhouette à la fois légère, douce, raffinée, cintrée et ample. Une silhouette définitivement féminine et Dieu merci plus facile à porter qu’à décrire. On a presqu’envie de dire : “Vivement l’hiver !”

 

EB

 Vidéo: la Fashion Week de Londres (février 2012)

Topshop Unique Show, London Fashion Week, February 2012 from elisabeth blanchet on Vimeo.

Boxpark : un shopping-mall dans des containers

Wednesday, January 18th, 2012

Des containers juxtaposés, des grandes marques qui côtoient des noms quasi-inconnus et un emplacement idéal dans l’est branché de Londres. Tel est le concept unique et original du premier pop-up shopping-mall du monde : Boxpark.

 

 

 

 

C’est dans l’est branché de Londres, à Shoreditch que Boxpark a ouvert les portes de ses 60 containers juste avant les fêtes : le premier pop-up shopping mall du monde est une juxtaposition sur deux étages de containers transformés pour les 4 années à venir en petits magasins parallélépipédiques. Et pour réaliser sa création à la fois légo et préfabriquée, Roger Wade, le créateur de Boxpark, a judicieusement choisi un terrain vague accolé à la station de train de Shoreditch High Street.

 

Son idée : proposer des loyers à moindre coût et sur des périodes courtes pour éviter les risques. Quant au choix des marques, il a volontairement voulu associer des grands noms tels que Levi’s ou Nike à des petits labels pour lesquels avoir pignon sur rue à Shoreditch est une véritable aubaine.

 

Ainsi les bonbons surprenants de Cybercandy et les salades inventives de Chopp’d côtoient les sous-vêtements de Calvin Klein et les chaussures délirantes d’Irregular Choice… La juxtaposition des containers et des marques offre une combinaison originale et unique aux antipodes d’un Westfield ou d’un Bluewater. Bien sûr, Boxpark a bien quelques détracteurs qui reprochent à Roger Wade d’être trop généreux vis à vis de grandes marques telles que Nike et craignent que leur installation – même éphémère – contribue à l’augmentation des loyers déjà surélevés dans le quartier…

 

Des considérations qui ne ternissent en rien l’optimisme de Roger Wade. Il prévoit en effet d’ici quelques années l’apparition de 6 à 12 Boxpark à Londres et aux alentours. En attendant, profitez des soldes de celui de Shoreditch et découvrez une nouvelle déclinaison au préfixe pop-up !

 

http://www.boxpark.co.uk/

 

 

 

 

Ruth Flowers alias Mamy Rock : la DJ la plus âgée du monde…

Friday, November 25th, 2011

Sa devise ? « Plutôt signer un contrat avec une maison de disques qu’un dossier d’inscription en maison de retraite ! ». A 71 ans, Ruth Flowers alias Mamy Rock est la DJ la plus âgée du monde et est entrée au Guinness des Records en 2010. Portrait d’une mamie qu’on voudrait tous avoir.

Née à Bristol en mars 1940, Ruth Flowers est une grand-mère anglaise presque comme les autres qui aime siroter son thé et s’adonner à des travaux de couture. Côté look, elle est plus baggys, bombers et bijoux bling-bling que longue jupe plissée et cardigan. So what?* Elle aime aussi les voyages. Mais n’allez pas l’imaginer dans un car de retraités faisant du tourisme ! Pour Mamy Rock, voyager, c’est faire la tournée des clubs européens. Car le plaisir de Ruth, c’est de mettre le feu aux dancefloors, en mixant pour des jeunes en âge d’être ses petits-enfants.

L’idée de devenir DJ est venue à Ruth, comment dire ? A la retraite ! Elle se rendait à l’anniversaire de son petit-fils dans une boîte de nuit, où elle faillit ne pas entrer parce qu’elle semblait trop âgée. Une fois dans le club, elle eut une révélation : elle allait devenir DJ, virage étonnant pour cette ancienne mezzo-soprano d’église et professeure de chant. Mais tous les chemins ou presque menant à… Rome Ibiza ou au Festival de Cannes, Ruth réussit son pari, épaulée par un producteur français et inspirée par ses hits préférés de Queen à David Guetta en passant par Black-Eyed Peas et les Rolling Stones.

En juin 2010, Mamy Rock sort donc le mini-album Still Rocking et entame une tournée des clubs, pas du troisième âge, vous vous en doutez ! Et pour lui laisser le mot de la fin : « Je n’ai pas l’intention de prendre ma retraite, sauf le jour où je tomberai raide morte ! ».

*Et alors ?

F.A

 

 

Piers Atkinson met Paris sur la tête de ces dames

Monday, October 24th, 2011

 

Les Fashion Weeks viennent de faire le tour du monde en passant par Paris et c’est la capitale française que le châpelier anglais, Piers Atkinson met particulièrement à l’honneur cet automne. Mais attention, pas n’importe quel Paris : celui des nuits enfumées et palpitantes de la rive gauche des années 30.

 

Ce n’est pas d’une boîte que sort le génie de Piers Atkinson mais d’un chapeau. Et particulièrement de ceux qui constituent sa collection automne-hiver 2011 tout simplement intitulée “Paris” : celui des années 30, des têtes à têtes nocturnes dans des troquets un brin mal famés, des amoureux qui s’embrassent sur les bancs à la tombée de la nuit, des travestis qui s’exhibent tard dans des cabarets au fin fonds de ruelles louches.

 

Le créateur anglais, originaire du Norfolk et qui a fait ses armes avec, entre autres, le fameux chapelier Stephen Jones, signe une collection aux couleurs profondes et naturellement sombres d’un Paris nocturne, un soupçon décadent et en pleine ébullition artistique et créative : les plumes de la stripteaseuse, le voile de la femme fatale et le fameux néon “Paris” à la typographie années 30 fixé sur un tout petit bout de chapeau d’hotesse.

 

Au Paris rive gauche de l’entre-deux guerres, Piers Atkinson mêle son extravagance britannique et sa témérité artistique comme en témoigne cette paire de cerises noires que l’on imagine juteuses, plantées sur un serre-tête en cuir. On se demande avec excitation ce que l’artiste nous offrira pour sa prochaine collection, lorsque son temps des cerises sera révolu…

 

EB

 

 

http://www.piersatkinson.com/

 

 

Ma cabane dans les bois

Wednesday, October 19th, 2011

Ne vous étonnez pas si à la question “que faites-vous ce weekend”, on vous répond : “nous partons dans notre bois”… Et oui, avoir son petit bout de forêt constitue une acquisition de plus en plus en vogue outre-Manche. En 5 ans, le nombre de Britanniques ayant acheté un bois dans un but récréatif a doublé ! Mais que cherchent-ils dans un tel investissement ?

“C’est un vrai concentré de campagne et de nature, loin des bruits de la ville. La seule lumière que l’on voit la nuit, c’est celle du feu de bois sous les étoiles”, commente Matthew. Il y a plus d’un an, pour £ 55 000, ce médecin du Yorkshire a décidé d’acheter un petit morceau de forêt de deux hectares. Il y vient au moins une fois par semaine et a déjà ajouté des mûriers et des framboisiers à la flore originale. Plutôt que d’acheter un bateau, un mobile-home, ou une résidence secondaire, il a préféré se transformer en Robin des Bois du dimanche et vient d’achever la construction d’une cabane suspendue dans des arbres où sa famille et lui peuvent rester dormir le weekend ! “Une maison de vacances reste inoccupée la plupart du temps, tandis qu’un bois, ça vit, c’est dynamique, on y apprend plein de choses”.

La Grande-Bretagne étant l’un des pays européens les moins boisés, ce retour à la nature contribue non seulement à préserver ses forêts mais est aussi un excellent moyen de faire des économies (cueillette des fruits, champignons bois de chauffe et vacances pas chères !) tout en faisant de vraies sciences naturelles, chez soi !

EB

Les “Scanners Nights” de Londres sont-elles faites pour vous ?

Friday, September 30th, 2011

Vous travaillez dans la banque mais vous vous rêvez DJ. A vos heures perdues, vous préparez des sushi et imaginez le merveilleux site web que vous pourriez créer au sujet de la peinture flamande. Sans oublier votre projet de recueil d’histoires de fantômes que vous avez sous le coude depuis des années…


Si vos centres d’intérêts sont aussi nombreux que différents, vous pourriez être un “scanner“, un touche-à-tout. Ces personnes-là, curieuses, créatives, limite hyperactives, ont leur soirée mensuelle à Londres, initiative de John Williams, auteur du livre Screw Work, Let’s Play (Littéralement : “On s’en fout du boulot, amusons-nous !”). Les “Scanners Nights” londoniennes permettent à tous les touche-à-tout de réseauter pour réaliser leurs rêves. Pour savoir si ce genre de soirées est pour vous, vous devez répondre affirmativement à un max d’affirmations qui suivent.
 
-Vous avez en permanence des idées créatives, que ce soit pour l’écriture d’un livre, la création d’une émission de télé, un projet artistique, un site web, une affaire, un mouvement politique, l’invention d’une marque ou la rédaction d’un best-seller.
-Vous aimez apprendre des choses sur de nouveaux sujets et idées, et passez ensuite à quelque chose d’autre.
-Vous avez des tonnes de centres d’intérêts apparemment sans rapport entre eux.
-Vous êtes stressé(e) rien qu’à l’idée d’avoir à choisir entre toutes vos idées, centres d’intérêts et projets.
-L’idée de se concentrer sur un métier ou une activité pour le restant de vos jours vous horrifie.
-Vous commencez de nombreux projets mais ne finissez pas toujours avant de vous lancer dans autre chose.
 
Si vous avez répondu “yes” à la plupart de ces affirmations originellement en anglais, filez faire du networking aux “Scanner Nights”, durant lesquelles vous participerez aussi à des ateliers ou conférences autour du développement personnel. menés par un speaker invité. Si le test ne vous identifie pas comme un scanner mais que vous êtes curieux du concept ou porteur de projet, no problem ! Le dynamisme de la soirée vous aidera à démarrer votre activité de sushi-man mélomane, limite historien de l’art et écrivain d’épouvante !
 

F.A


Dates et infos sur les Scanners Nights : http://www.scannercentral.co.uk/
Sources : swww.scannercentral.co.uk et magazine Red