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Archive for the ‘Tendances’ Category

Petits bains entre amis

Tuesday, August 21st, 2012

 Bonne nouvelle : Le spa n’est plus l’apanage des quartiers chics ! A Barking, dans la banlieue est et populaire de Londres, un nouveau concept de bains / spa vient d’ouvrir ses jolies portes en bois. Gros plan sur la Barking Bath House.

 

A quelques pas de la rue principale de Barking, entre un parc, une grande route, un parking et le théâtre, trône un bâtiment en bois improbable à l’enseigne à la fois design et vintage tout aussi improbable annonçant la couleur : Barking Bathhouse. Non, ce n’est pas un bowling comme on en verrait à ce genre d’endroit mais une “maison de bains”. L’idée des fondateurs du spa : apporter à la communauté locale le luxe des spas classiques à des prix abordables. Ainsi, une session de quinze minutes coûte £ 10, trente minutes £ 20 et une heure £ 30.

 

Outre le spa, le sauna chauffé au feu de bois et la salle froide, la Bath House de Barking offre un petit jardin de relaxation, une mini-plage de graviers, une salle où l’on peut se faire masser ainsi que toutes sortes de soins pour le visage, le corps, les pieds et les mains. Et cerise sur le gâteau : la maison a même un bar ! “Plus qu’un spa, nous voulons faire de cet endroit un espace social où les gens ne viennent pas seulement pour faire des soins et disparaître chez eux juste après, explique Paul, l’un des fondateurs, ils sont là aussi pour se relaxer, discuter entre eux, boire un coup…”

 

Bien sûr, Barking est pour certains citadins le bout du monde mais ses bains valent le détour et vous permettront de découvrir un petit bout de Londres multi-éthnique que vous n’auriez peut–être pas eu l’occasion de découvrir autrement. Et si les transports vous tracassent, ne vous faites pas de bile, ce n’est qu’à 20 minutes de Central London (via train ou métro). Alors jetez vous à l’eau !

 

EB

 

http://www.barkingbathhouse.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Knit the City : Tempête – de tricot – sur la ville

Thursday, July 12th, 2012

 

 

Depuis 2009, elles ont déclaré la guerilla urbaine à Londres. Comment ? En tricotant ! Embellir et égayer la ville de leurs oeuvres tricotées, telle est la bataille de tricoteuses anonymes qui ont décidé de sortir le tricot des placard à la naphtaline de nos mamies.

 

Une cabine téléphonique toute tricotée

 

Non, vous ne rêvez pas! C’est bien une cabine téléphonique enveloppée d’un monstre en tricot qui se tient au pied de Trafalgar Square. “Dial M for Monster”, tel est son nom mais tout le monde le surnomme Muncher, c’est plus court. Le monstre est l’oeuvre d’une des quatre tricoteuses-guerrières qui répond au nom de combat de Deadly Knitshade. Muncher fait partie d’un projet lancé par British Telecom, BT ArtBox Project : 84 artistes ont été engagés pour relooker les fameuses cabines téléphoniques rouges dans le but de célébrer les 25 ans d’une ligne téléphonique gratuite d’aide aux enfants maltraîtés (NSPCC’s childline).

 

Des graffiti au point de mousse

 

Mais Muncher n’est pas la seule création de nos tricoteuses. Point de mousse ou jersey, elles n’en sont pas à leur premier coup. Elles se sont permis de tricoter une énorme pieuvre orange en guise d’écharpe destinée à Charles Darwin, pour que sa statue ne prenne pas froid. De leur bunker en laine, armèes de leurs aiguilles et de leurs crochets, elles opèrent des “yarnstorming graffiti days” pendant lesquels, elles ornent les façades, les mûrs, les bâtiments, les statues, les ponts, bref le paysage urbain, de leurs graffiti en laine et crochet.

 

Pourquoi faire la guerilla du tricot ?

 

Mais quels sont le but et le pourquoi de cette bataille urbaine ? Déjà, il s’agit d’amener dans la rue une forme d’art qui n’existait pas avant. Et surtout un art vivant. “Il y a un amour effervescent d’être en vie derrière notre art urbain”, déclarent les tricoteuses avant d’ajouter que leurs faits de guerre apportent beaucoup : “Ils donnent un aspect nouveau et laineux à des espaces publics oubliés”.

 

Donner de la couleur, de la vie, du “cosy” et du moelleux à la ville, telle est donc la mission des Knit the City. Et la bataille ne se cantonne pas à Londres. Berlin est aussi, par exemple, un autre champ de bataille d’aiguilles et de crochets. Alors pourquoi pas vous ? Si vous êtes nostalgiques des jersey de votre grand-mère ou si vous voulez donner une autre dimension à votre tricot, pourquoi ne pas lancer votre guerilla urbaine en bas de chez vous ? Knit The City organise même des camps d’entraînement à la guerilla urbaine du tricot !

 

http://knitthecity.com/

 

EB

 

 

 

 

 

Out of Focus, Photography à la Saatchi Gallery

Wednesday, May 16th, 2012

“Out of Focus”, voilà un titre d’expo photos qui pourrait facilement rebuter le visiteur. Faut-il s’attendre à des images volontairement floues, soigneusement ratées ? Non ! L’immense espace de la galerie Saatchi à Chelsea offre, pour sa première expo entièrement dédiée aux photos, un état des lieux hétéroclyte et perturbant de la photographie contemporaine.

Lost in photography

Le terme “Out of Focus” s’applique, pour commencer, au choix des 37 photographes - ou plutôt des “praticiens de la photo” - dont les travaux sont à des années-lumières les uns des autres. En entrant à gauche dans l’une des plus grandes salles de la Saatchi, c’est le travail de l’Américaine Katy Grannan qui saute aux yeux : des portraits “anonymes” d’hommes et de femmes marginaux, marginalisés, dont on ne n’est plus sûr ni du sexe ni de l’âge. Ils sont pris en photo, le long d’un mur blanc, sur un boulevard (c’est d’ailleurs le titre de la série). La lumière éclatante du soleil ne pardonne pas et la trop grande netteté des photos dérange.
Comment qualifier ce type de photographie ? Des portraits qui ont des allures de “street photography” mais qui n’en sont pas car ils ne sont pas pris sur le vif. Au contraire, il semble que les poses aient duré des heures. Du travail de photojournalisme sur les laissers pour compte d’une société américaine de winners ? Non plus : les cadrages et les lumières sont trop identiques, uniformes et “chiadés”. De la pub ? Vous rigolez. Qui “utiliserait” de tels modèles ? Quoi que… Benetton peut-être, du temps de son directeur artistique Olivero Toscani.

Lost in translation

Bref, vous l’aurez compris : dès la première salle, nous sommes perdus. Nos repères photographiques classiques n’existent plus. Alors, nous nous raccrochons aux branches. Ca et là, des images, des collages, des installations nous captivent et nous ressourcent : les “Dioramas” de Paris et de New York (collages méticuleux de petits bouts de photos en noir et blanc des villes, http://www.soheinishino.com/en/works/dioramamap/paris/index.html) du Japonais Sohei Nishino, les “Filmstrips” de Jennifer West dont un de plusieurs mètres de long est déroulé dans une salle (http://www.saatchi-gallery.co.uk/artists/jennifer_west.htm?section_name=photography), ou encore les collages “coupés au couteau” de John Stezaker (http://www.regentspark.fr/blog/?p=225)

Globalement, il y en a pour tous les goûts. Des choses vous plairont, d’autres vous laisseront perplexes ou vous répugneront. “Out of Focus” a des allures de grand déballage de photos, de collages et autres bidouillages et assemblages à base d’images, au fil conducteur définitivement flou.

Out of Focus, Photography, jusqu’au 22 juillet 2012 : http://www.saatchi-gallery.co.uk/
EB

Katy Grannan

Anonymous, Los Angeles, Boulevard 11

2009/ printed 2011

Archival pigment print on cotton rag paper, mounted on Plexiglas

139.7 x 104.1 cm

Image courtesy of the Saatchi Gallery, London.

© Katy Grannan, 2009

Yumiko Utsu

Octopus Portrait

2009

C-type print

55 x 44.5 cm

Image courtesy of the Saatchi Gallery, London.

© Yumiko Utsu, 2009

Adam Broomberg & Oliver Chanarin

Culture 3 Sheet 72

2010

C-type print

150 x 190 cm

Image courtesy of the Saatchi Gallery, London.

© Adam Broomberg & Oliver Chanarin, 2010

 

World Burlesque Games 2012 (7-13 mai, Londres) : avant les J.O de Londres, la capitale britannique accueille les J.O du Burlesque !

Monday, April 30th, 2012

Du 7 au 13 mai, la / le sixième LBF, London Burlesque Fest(ival) accueillera les plus grands performeurs et performeuses new burlesque du Royaume-Uni et du monde entier. Cette rencontre au sommet de l’art de l’effeuillage rétro-chic et arty porte plusieurs noms : on parle également de London Burlesque Week. Cette année, J.O de Londres obligent, il s’agira des World Burlesque Games 2012 ! Cet événement est chapeauté par le producteur Mark Henderson alias Chaz Royal, surnommé « the king of burlesque » (le roi du burlesque). Un peu de teasing en attendant l’ouverture de ces jeux qui feront aussi transpirer le public…

Sur les World Burlesque Games

Chaque soir, hormis le 7 mai, show d’ouverture et le 13 mai, show de clôture, sera disputé un titre dans une catégorie particulière. A l’issue des différentes soirées, les vainqueurs de chaque catégorie nationale et / ou internationale seront couronnés performeur, performeuse, révélation… Les vainqueurs remporteront, en plus du prestige, argent et partenariats avec des marques. Défendront les couleurs de la France : Minnie Valentine, Miss Anne Thropy, Vivi Valentine…

Sur le néo-burlesque British

Contrairement au néo-burlesque français qui favorise les numéros féminins et glamour en solo, la scène new burlesque British ose la variété et l’excentricité En voici quelques exemples.

Du côté des performeuses, les numéros d’Anna The Hulagan, fan de hula hoop ou d’Imogen Hoops, ex-trapéziste montrent l’influence des arts du cirque… Autre originalité chez VJ Spankie, comme son nom de scène l’indique, elle est également vidéaste !

Le burlesque British ne se conjugue pas qu’au féminin singulier. Le couple Tango Manga propose des numéros hyper sensuels autour du tango argentin. On recense aussi un nombre assez important de performeurs « boylesque » : tendance masculin-féminin avec Mister Mistress, chic anglais chez Lord Ritz ou cabaret selon Hooray Henry, également magicien.

Alors, au lieu de réserver des billets pour regarder les dieux du stade mouiller le maillot cet été à Londres, en mai, faites ce qu’il vous plaît et choisissez des jeux pas moins athlétiques dont la finalité est de tomber la jupe ou la chemise !

F.A

http://londonburlesquefest.com/

 

WORLD BURLESQUE GAMES 2012 Teaser from Californication on Vimeo.

 

Abercrombie & Fitch contre Chaps : Sauver l’esprit Savile Row !

Thursday, April 26th, 2012

Lundi 23 avril, une cinquantaine de “chaps” (terme un tantinet désuet signifiant “gars”) impeccablement vêtus se sont retrouvés sur Savile Row pour manifester contre l’ouverture d’un magasin Abercrombie & Fitch pour enfants. Une ouverture qui annoncerait la mort d’une rue symbole de la confection sur mesure.

 

Savile Row, bastion des plus beaux tweeds, des meilleurs tailleurs…

 

“Ce n’est pas l’endroit pour ouvrir un magasin Abercrombie & Fitch, déclare, convaincue, une “chapette” armée d’une pancarte “Give three-piece a chance” (donnez une chance au 3 pièces) et vêtue d’un charmant tailleur vintage années 40, leurs vêtements sont trop banals. Ils ne vont tout simplement pas avec l’esprit de la rue”, poursuit-elle. En effet, Savile Row a toute une histoire de confection de costumes et de vêtements sur mesure. C’est dans cette rue de Mayfair que l’uniforme de l’amiral Nelson porté à Trafalgar fut fabriqué. C’est là aussi qu’Edward VII inventa la “Dinner Jacket”. Plus tard, Hollywood n’hésitait pas à y envoyer ses plus grandes stars telles que Rudolf Valentino ou Frank Sinatra pour se faire faire des costumes sur mesure.

 

… et de l’élégance

 

Depuis plus de deux siècles, malgré les guerres, les crises et plus récemment le prêt à porter et l’invasion des grandes chaînes telles que Abercrombie & Fitch, Savile Row a su garder son excellente réputation de savoir-faire et de qualité. “Vous pouvez aller dans n’importe quelle ville d’Angleterre et acheter le même genre de fringues que l’on trouve chez Abercrombie & Fitch, déclare Gustav Temple, rédacteur en chef de The Chap – magazine initiateur de la manifestation-, par contre, vous ne pouvez pas aller dans n’importe quelle rue du pays et demander un costume sur mesure…”, poursuit-il.

 

Lutter contre l’uniformisation

 

Armés de pancartes “Give three-piece a chance” et poussant en coeur une chansonnette reprenant le même slogan, nos chaps et chapettes marchent du numéro 3 Savile Row au grand magasin Abercrombie & Fitch dans Burlington Gardens. Plantés devant la grande entrée qui d’habitude laisse échapper des éfluves de parfum tenace et entrevoir de beaux jeunes garçons aux torses impeccablement épilés, les chaps, leurs tweeds, cravattes, pipes, moustaches, chapeaux, monocles, pieds de poule et tailleurs pour les jolies dames apportent un contraste détonnant. “J’aime la marque Abercrombie & Fitch. Mais Savile Row, c’est Savile Row, tout le monde sait que c’est une rue de tailleurs et qu’ils font du travail d’artistes. Ces manifestants ont raison et en plus ils ont la classe, je suis impressionné !”, déclare un passant.

 

“J’ai peur d’un futur où toutes les villes seraient identiques et où l’on trouverait exactement les mêmes chaînes et magasins”, avoue un autre chap. Un magasin Abercrombie & Fitch sur Savile Row marquerait en effet l’ouverture d’une brêche qui pourrait conduire d’autres marques à s’installer dans ce bastion de la tradition, de l’artisanat et de l’élégance britannique. Savile Row pourrait bientôt malheureusement ressembler à n’importe quelle autre rue.

 

Pour en savoir plus sur The Chap magazine : http://www.thechap.net/

 

E.B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abercrombie & Fitch vs Chaps from elisabeth blanchet on Vimeo.

Kings Cross : Graffiti et régénération

Wednesday, April 25th, 2012

Non, vous n’avez pas rêvé, ce sont bien des graffiti qui couvrent la façade d’un hôtel en face de Kings Cross St Pancras. Une fresque murale forte qui donne une belle touche de couleur à ce quartier en pleine regénération.

 

En sortant de la nouvelle gare de Kings Cross, toute remise à neuf, l’oeil ne peut pas manquer les graffiti qui couvrent l’hôtel Megaro. Ils sont l’oeuvre des Agents of Change, un collectif de 12 artistes urbains. “Au départ, l’hôtel nous as contactés car ils voulaient nous acheter des pièces pour l’intérieur de leur nouveau restaurant. Et de fil en aiguille, on en est venus à proposer cette idée et ils ont adoré !”, explique Remi/Rough l’un des graffeurs d’Agents of Change. Avec ses complices, Steve More, LX One et Augustine Kofie, ils se sont mis au boulot pendant deux semaines avant d’arriver à un résultat étonnant :  Des intersections et des paralèlles de bandes diagonales de couleurs vives couvrent le bâtiment et renversent presque sa géométrie. Pour assaisoner l’effet, des figures – toujours aux contours géométriques- de couleurs ici et là donnent une touche à fois BD et quatrième dimension à la fresque.

 

De l’art gratuit pour tous

 

“La réalisation de la fresque a duré deux semaines mais de la genèse du projet au résultat, neuf mois ont passé !”, explique Remi. “Ce que nous avons voulu faire, c’est une déclaration d’intention au lieu qui en pleine régénération. C’est totalement abstrait mais on reconnaît le style des quatre artistes qui l’ont réalisée”, poursuit-il. Et le message que les Agents of Change veulent faire passer est simple : il s’agit d’art gratuit pour les gens du quartier et pour tous ceux qui passent par là. “C’est aussi une façon de revendiquer qu’il n’y a pas assez d’art mural urbain à Londres. Je rentre de Mexico où j’ai été complètement époustouflé par le nombre de fresques murales. Londres devrait avoir honte !”, conclut Remi/Rough.

 

Les graffiti de l’hôtel Megaro donnent à Kings Cross une touche vivante et artistique de plus  à une régénération qui n’a pas fini de nous étonner. Il n’y a plus qu’à espérer que les Agents of Change  et d’autres artistes s’armeront de nouveau de leurs couleurs pour égayer et embellir d’autres bâtiments de Londres. 

 

Pour en savoir plus sur les Agents of Change : http://agents-of-change.co.uk/

 

 

EB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Room For London : Une nuit sur la Tamise

Tuesday, April 3rd, 2012

Perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall, sur le Southbank, un petit vaisseau est devenu la chambre d’hôtel londonienne la plus convoitée. Projet à la fois artitistique et hôtelier, A Room For London offre la possibilité de passer une nuit dans un décor architectural unique avec une vue imprenable sur la Tamise.

 

 

“La rivière sans sommeil d’une ville monstrueuse et menaçante”, c’est ainsi que l’écrivain Joseph Conrad qualifiait la Tamise dans son roman Au Coeur des Ténèbres. Il la voyait comme l’ “un des endroits sombres de la Terre”. Et encore aujourd’hui, sa largeur, ses marées, sa noirceur et la lumière qu’elle reflète sur la ville fascinent, jusqu’à rendre les rivières et les fleuves des autres capitales du monde ridicules. C’est pour mieux apprécier sa grandiosité que l’architecte David Kohn et l’artiste Fiona Banner ont conçu ce petit vaisseau chambre d’hôtel perché sur le toit du Queen Elizabeth Hall.

 

Au Coeur des Ténèbres

 

Les réservations sont ouvertes à tous. Pour 120, on peut venir passer une nuit unique avec une vue à 180 degrés sur la sombre Tamise dans un décor unique spécialement largement inspiré de l’univers de Joseph Conrad. Le vaisseau s’appelle Le Roi des Belges, tout comme le bateau sur lequel Conrad remonta le Fleuve Congo à la fin du 19ème siècle. L’intérieur est sobre, le mobilier en bois rouge sombre rappelle bien entendu celui d’une cabine de bateau. Un placard contient de vieilles cartes de la Tamise et du Fleuve Congo pour accentuer le parallèle que Conrad faisait entre les deux rivières. “L’intérieur est confortable, explique David Kohn, et on sait à quoi il sert. Mais ce n’est pas un confort cul cul. Vous êtes connecté avec la Tamise, avec un monde plus vaste, et aussi avec la vision de quelqu’un d’autre sur le monde. Vous êtes en relation avec un territoire incertain”, poursuit-il.

 

Ainsi, les heureux élus qui auront réussi à réserver une au Roi des Belges, pourront contempler le “vénérable fleuve” dans l’esprit des personnages de Joseph Conrad et à la tombée de la nuit, ils pourront observer l’ “obscurité s’assombrir un peu plus chaque minute, comme si la venue du soleil la mettait en colère”.

 

Pour en savoir plus : http://www.aroomforlondon.co.uk/

 

 

 

 

 

 

Crédits photos: E.B.

Future Shorts Film Festival : le premier pop-up festival de court métrages

Tuesday, March 27th, 2012

 

Londres est la capitale du pop-up. Après les restos, les bars, les galeries, les magasins, c’est au tour des courts métrages d’être à l’affiche de la scène pop-up, grâce au Future Shorts Film Festival. Une nouvelle bonne raison de découvrir un format cinématographique peu souvent mis en valeur.

 

Un festival pop-up de court-métrages, il fallait y penser. Et ce n’est pas étonnant que l’idée soit venue de l’équipe du fameux Secret Cinema. Depuis quelques années, ces amoureux du cinéma organisent des projections secrètes de films dans les endroits les plus incongrus de la capitale britannique : jusqu’au dernier moment, on ne sait ni ce qu’on va voir, ni où. Des indices et un jeu de pistes dirigent nos pas vers un lieu qui recrée l’atmosphère du film. Loin des sentiers battus des grandes salles de cinéma.

 

Le plus grand festival de courts métrages pop-up au monde

 

Mais les créateurs du Secret Cinema n’ont pas voulu en rester là. Après les longs métrages projetés dans des endroits secrets, les courts sont enfin à l’honneur sous les feux des projecteurs. Le principe est simple : chaque saison, des courts-métrages sont projetés dans de vrais cinémas londoniens tels que le Hackney Picturehouse, le Ritzy à Brixton ou encore le Book Club à Shoreditch. Démarré l’hiver dernier, le Future Shorts Film Festival est déjà le plus grand festival du genre au monde ! En une saison, il a fait des petits jusque dans les cinémas de Flagstaff dans l’Arizona et de Tokyo. Sans oublier, l’effet réseaux sociaux : la chaîne Youtube de Future Shorts a déjà plus de 150 000 abonnés.

 

Stimuler la créativité et répartir les fonds

 

Non seulement le festival fait redécouvrir au monde un format cinéma qui a toujours eu du mal à trouver sa place mais il donne aussi à chacun la possibilité de proposer ses oeuvres : des premiers films côtoient des courts métrages de réalisateurs tels que Spike Jonze ou encore Sam Taylor-Wood. Un excellent moyen de faire connaître son travail et aussi d’en tirer profit. Le Future Shorts Film Festival est en effet le seul du genre à partager ses rentrées d’argent avec les réalisateurs !

 

La saison printanière du Future Shorts Film Festival a commencé, prenez vos tickets et redécouvrez une nouvelle fois la magie du cinéma.

 

Le programme de la saison printanière du festival : http://www.futureshorts.com/calendar-city-screenings.php


 

Lana Del Rey fait la moue pour Mulberry

Tuesday, March 20th, 2012

Avec sa moue boudeuse à outrance, sa voix de femme mûre et un talent indéniable qui jaillit dans ses chansons tristes et nostalgiques, l’Américaine Lana Del Rey est La Star du moment et ce dans la plus grande tradition rétro hollywoodienne. Pourtant, c’est la marque britannique Mulberry qui, la première, en fait son égérie et lui dédie un sac.

 

Sur Youtube, le clip de la chanson Born to Die score plus de 30 millions de vues, un véritable record pour une artiste qui, il y a un an, répondait encore au nom d’Elizabeth Grant, chantait dans des bars indies de New York et n’affichait pas encore cette moue aux lèvres (que l’on soupçonne largement refaites) boudeuses désormais indétachables du personnage.

 

Glamour et innocence

 

Six mois avant la sortie de son album Born to die, quelques malins pressentent le prodige et particulièrement Emma Hill, la directrice artistique de la marque anglaise Mulberry. “En regardant ses vidéos, c’était clair que Lana aimait raconter une histoire, qu’elle avait une manière éclectique de regarder les choses. Bien sûr, nous faisons des choses différentes, mais il y a chez elle un côté enfantin, innocent et glamour qui colle avec notre marque”, explique Emma. Bref, elle a tout de suite senti une connection entre la future star et le ton de Mulberry.

 

Succès et controverse

 

Après quelques échanges téléphoniques secrets avec la star, Emma Hill décide de la création d’un sac Lana Del Rey. Le fameux sac Alexa Chung, inspiré par la charmant présentatrice télé, avait fait grimpé les profits de Mulberry de manière exponentielle. “Tout le monde me demandait qui allait prendre la suite d’Alexa, et quand j’ai découvert Lana Del Rey, j’ai su que ce serait elle”, explique Emma. Et c’est à la dernière Fashion Week en février à Londres que Lana-Lizzy a dévoilé aux yeux du monde le fameux sac qui sera en vente à partir du mois de mai dans les magasins Mulberry.

En août dernier, lorsque les accords secrets étaient conclus, la marque n’avait encore aucune idée du succès à venir de Lizzy Grant et de la controverse qu’il allait soulever. Accusée d’avoir fabriqué son image avec le renfort de son manager et son papa millionnaire, et suite à des performances live désastreuses, Lana Del Rey vient sans doute de passer un hiver peu confortable… Sauf sur le plan financier, car malgré ses détracteurs et ses ratages en concert, “Born to die” se vend comme des petits pains.

 

Comme dirait l’autre, la critique est aisée mais l’art est difficile. Quoiqu’en disent ses détracteurs, moue ou pas moue, le talent de cette jolie fille à papa est indéniable. Vous avez d’ailleurs déjà sans doute craqué pour l’album, vous craquerez aussi pour le sac !

 

EB

 

Victoria Beckham : la nouvelle « Queen Victoria »…

Thursday, March 8th, 2012

 

En cette journée internationale de la femme (International Women’s Day), voici le portrait de celle qui hier incarnait le kitsch British mais représente aujourd’hui le chic anglais.  Victoria Adams, ex-Spice Girl, est devenue Mrs David Beckham et styliste de renom, en son propre nom : Victoria Beckham. Au point de se classer deuxième femme la plus influente de son pays, entre JK Rowling, auteure d’Harry Potter et la reine Elizabeth.

Par sa naissance à Harlow en 1974, Victoria Adams avant d’être Beckham, est une de ces Essex girls, filles du comté d’Essex, où les demoiselles sont la cible de blagues sur leur vertu, qu’on dit petite comme leur microjupe !

En 1994, Victoria devient pourtant une des cinq Spice Girls, groupe féminin le plus célèbre de l’histoire mondiale de la musique. Jusqu’à la séparation du groupe en 2001, Vic est Posh Spice, la Spice Girl chic et snob, toute en vêtements siglés Gucci…  Mais sa réputation d’hautaine matérialiste la poursuit : par son mariage en 1999 avec le milieu de terrain David Beckham, Victoria est devenue WAG - de Wives and Girlfriends, femme ou compagne de footballeur.

Outre une carrière de chanteuse solo plus ou moins avortée, la publication d’un livre prodiguant moult conseils mode et beauté* et  plusieurs émissions de télé-réalité, Mrs Beckham est une mère de famille plutôt busy, menant une vie de celebrity à L.A avec ses trois fils et son Galaxy de mari.

Jusqu’en septembre 2008. Là, Victoria la fashionista décide de créer sa marque, au départ pour se faire plaisir. Et trois ans plus tard, en novembre 2011, c’est la profession qui salue non pas Victoria,  reine des people, mais Victoria, nouvelle reine de la couture, récompensée pour sa marque, Victoria Beckham, d’un British Fashion Award. Son secret ? Créer des robes qui subliment la femme, en soignant le choix des coupes et des matières. Et c’est le tout-Hollywood comme Cameron Diaz, Demi Moore ou Sarah Jessica Parker, qui se laisse rhabiller par Vic, ex-princesse du mauvais goût. Cette dernière avoue mettre tout son cœur, toutes ses exigences et ses connaissances des problématiques féminines pour rendre sa clientèle encore plus belle.

Côté style et image, l’impeccable Victoria sait aussi se montrer moins glamour. Cette mère de désormais quatre enfants s’avoue volontiers débordée et  confesse travailler en robe de chambre sur Skype pour communiquer avec ses équipes à Londres. Elle explique que dans son couple, David est la beauté, elle l’humour. Pourtant, quand les journalistes mode voient en Mrs Beckham une nouvelle Coco Chanel ou Donna Karan, elles l’affirment sans plaisanter !

F.A

*That Extra Half an Inch: Hair, Heels and Everything In Between (Michael Joseph Ltd, 2006)

www.victoriabeckham.com / La collection Victoria Beckham est distribuée en France sur net-a-porter.com ou au Printemps Haussmann (Paris). Compter env. 1500 euros pour une robe.

Sources : Madame Figaro, Wikipédia et site Victoria Beckham

Vidéo :le défilé automne - hiver 2012