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Le comble de la branchitude : des bottes en caoutchouc qui rechargent votre portable !

July 29th, 2010

Qui aurait pu penser que des bottes en caoutchouc pourraient recharger votre téléphone portable ? La compagnie de téléphone Orange l’a fait et vient de lancer les “Power Wellies (1)”, les premières paires productrices d’électricité au fameux festival de Glastonbury.

C’est le temps des festivals et des bottes en caoutchouc. Nécessaires dans les campagnes, elles sont aussi devenues “mainstream” en ville et un vrai phénomène de mode aux designs parfois les plus extravagants. Outre les motifs à fleur ou à poids, les formes hautes, courtes, à talon, etc, Orange a su mêler l’utile au branché en équipant des bottes de semelles spéciales qui produisent du courant grâce à la chaleur fournie par vos pieds. Bref, du “jus de chaussette” recyclé en électricité ensuite envoyée vers votre téléphone pour le recharger.

Douze heures dans vos bottes à vous balader dans la boue vous donneront une heure d’utilisation de portable. Si vous vous mettez à danser et à sauter dans tous les sens, vous accélérerez le processus car plus les pieds fournissent de chaleur, plus la production de courant est importante… “A chaque festival, on se perd et on se cherche pendant des heures… Grâce aux “Power Wellies” d’Orange, les festivaliers pourront rester en contact les uns avec les autres grâce à leurs téléphones”, explique Andrew Parcey d’Orange UK. Il fallait y penser… Dans un monde où on est constamment connecté, tous les moyens sont bons pour rester branchés, même par les pieds !

(1) “Wellies” signifie bottes en caoutchouc, c’est une abréviation du mot “Wellingtons”

Pour en savoir plus sur l’avenir et la commercialisation future des “Power Wellies” : http://newsroom.orange.co.uk/2010/06/07/here-comes-the-hot-stepper-orange-unveils-the-orange-power-wellies/

E.B.

Books For Cooks : Coup de foudre à Notting Hill

July 28th, 2010

Les librairies de Notting Hill n’ont jamais eu autant de succès que depuis le coup de foudre de Hugh Grant et de Julia Roberts… Et, une, en particulier, ne peut laisser indifférent. Elle a la réputation d’être la librairie qui sent le meilleur au monde !

Non, non, vous ne vous trompez pas, cette bonne odeur de cuisine ne vient pas d’un restaurant mais de cette jolie librairie, au cœur de Portobello. La porte de Books For Cooks est grande ouverte et en la franchissant, c’est un univers unique qui vous attend, rempli de livres de cuisine. Mais Books For Cooks n’est pas seulement une librairie, les odeurs et les arômes ne viennent pas de votre imagination mais de l’arrière-boutique, transformée en cuisine où on a envie de mettre la main à la patte.

C’est avec cette idée derrière la tête que Heidi Lascelles a ouvert les portes de Books For Cooks en 1983. “Quand vous parliez de cuisine anglaise à l’époque, c’était une vraie blague”, raconte-t-elle, “et ouvrir ce genre de librairie dans une ville comme Londres, réputée pour des tas de choses, sauf pour sa cuisine, c’était un vrai pari…”. Un pari qu’elle gagne haut la main : Heidi fait venir des livres de recettes des quatre coins du globe et décide de les amener à la vie en les cuisinant. “Grâce à notre cuisine, nous sommes capables de mettre la théorie en pratique. Ici, on ne contemple pas seulement la nourriture, on la cuisine, on la mange et on l’apprécie ! Notre petite cuisine, c’est le secret du succès de Books For Cooks”, expliquent Rosie et Eric, aujourd’hui co-propriétaires de ce paradis de la cuisine.

Et presque tous les jours, la cuisine, qu’Eric appelle aussi “laboratoire culinaire”, se transforme en salle de classe expérimentale pour les amoureux de la cuisine. On peut y apprendre des recettes du monde entier et déguster tranquillement ce qu’on a concocté. Et l’aventure culinaire ne s’arrête pas là, Books For Cooks édite ses propres livres de cuisine. Vous ressortirez de ce petit paradis du palais le ventre plein et de nouvelles idées culinaires plein la tête. Sans compter qu’une ballade digestive dans Notting Hill ne vous met pas à l’abri d’un coup de foudre

Books for Cooks : http://www.booksforcooks.com/

Les ateliers proposés par Books For Cooks oscillent entre £ 40 et £ 80 par personne et sont limités à 15 personnes.

E.B.

Rebel with a good bingo cause …

July 16th, 2010

… ou comment quelques extravagants ont donné un nouveau souffle underground au bingo

Vous avez dit Bingo ? Au Royaume-Uni, bingo rime avec troisième âge, “Bingo Halls” aux couleurs et aux moquettes criardes, bière, fish and chips et cigarettes, sans oublier le présentateur ringard aux cheveux gras. Vous l’aurez compris, aller jouer au bingo en Angleterre n’a rien de glamour…Justement, voilà une activité rêvée à tourner en dérision… Et il n’y a que les Anglais pour y penser et mettre le concept en abyme…

C’est justement dans les abîmes d’endroits ultra secrets et décadents de Londres, Bristol, Manchester, Brighton ou encore Nottingham que les rebelles du bingo vous entraîneront, si jamais vous avez décidé de vous lancer dans cette activité typiquement anglaise – équivalent du loto chez nous -. Via Facebook, vous saurez au dernier moment où les organisateurs du Rebel Bingo décideront de votre sort. Les Règles sont aux antipodes du bingo classique :

pas de troisième âge,

pas de gens ennuyeux,

pas de “branleurs”,

pas de soirées corporate,

pas d’enterrements de vie de garçons et de jeunes filles,

pas de service clientèle !

Quant au dress code, on vous prévient gentiment que vous devez arriver dans la clandestinité, personne ne doit pouvoir vous reconnaître. Une fois le secret de l’endroit percé, vous devrez dévoiler une tenue “dangereuse”. Le bingo peut alors commencer. Distribution de cartes, présentateur ou présentatrice aux tenues extravagantes et hard-core. Pas de couleurs criardes et de néons qui donnent le teint blafard, on est plus dans des nuances “dark”, pourpres, veloutées et décadentes… On joue, on boit, on danse, on gagne, on perd, on recommence… jusqu’au bout de la nuit.

Les rebelles du Bingo se sont alliés avec un site de vente de produits insolites via internet, I Want One Of Those (http://www.iwantoneofthose.com/). Clever Rebels !

Pour vous initier au bingo hard core : http://www.rebelbingo.com/

E.B.

http://www.youtube.com/watch?v=G1UxnpoNCiw

God Save La France ! Le 14 juillet (Bastille Day) à Londres…

July 13th, 2010

Pour ceux qui ont raté le Tube (le métro, quoi !), sachez que le 14 juillet appelé Bastille Day en anglais a été célébré samedi 11 juillet à Battersea Park, non loin des stations Sloane Square ou South Kensington. Mais il y aura un after le 14 juillet, au Bouchon Breton, restaurant Frenchy de London (voir en bas de l’article)…

Que s’est-il donc passé samedi 11 juillet ? Si vous posez cette question, c’est que vous n’avez pas fait partie des 10 000 participants Français et British du Bastille Day 2010. Vous avez donc raté un petit-déjeuner avec café, bons croissants et crêpes (parce que de bons croissants à Londres sont des denrées exotiques et qu’il n’y a pas que les pancakes dans la vie !). Parmi les autres activités typiquement françaises : un tournoi de pétanque et son apéro suivis des flonflons d’un traditionnel bal populaire, où des hommes en canotiers et marinières faisaient danser des dames en robes fleuries…

Mais aussi, pour le plaisir des yeux, une démonstration de French cancan par les danseuses du Lido. Pour le plaisir du palais, un marché de produits français avec champagne et huîtres, vins et fromages ainsi que des ateliers de cuisine pour les grands et les petits. Ces derniers ont sûrement été très étonnés d’assister à la course de garçons de café. De quoi donner des idées et occasionner pas mal de casse dans la cuisine de maman! Ah ça ira, ça ira, ça ira… Ca ira mal, mais bon ! Et pour finir sur les chants révolutionnaires, sachez qu’autour de 17h, les participants ont entonné La Marseillaise, également au programme de l’after-party londonien du 14 juillet…

L’année prochaine, pensez donc à prendre votre billet d’Eurostar ou d’avion ! Ca changera du défilé militaire retransmis à la télé et du sempiternel bal des pompiers, qui a lieu d’ailleurs, ce soir !

http://www.bastilledaylondon.com

F.A

Infos soirée du 14 juillet :

Lieu : Le Bouchon Breton

8 Horner Square, London E1 6EW. Spitalfields market in the City. Tel: 08000 191704
Horaires : 7h à 3h du matin

Festivités : guinguette parisienne, set de DJ hommage à Gainsbourg, dégustations de produits français, nombreux lots à gagner

Réservations : Vous@londonfrenchwednesday.com

NB : Et pour plus de photos du Bastille Day London 2010, rejoignez le groupe Facebook, Les Français de Londres!

Islay : comment allier découverte d’une nature grandiose, maritime et vivifiante avec dégustation des meilleurs whiskys du monde…

July 9th, 2010

“Je me souviens très bien, c’était en décembre 2000, le jour de la naissance de mon fils, j’ai décidé de racheter la distillerie de Bruichladdich”, explique Mark, aujourd’hui directeur de cette distillerie artisanale d’Islay. “C’était un vrai pari car la distillerie avait été fermée depuis 6 ans et j’arrivais avec l’intention de produire du whisky à l’ancienne, en utilisant les méthodes traditionnelles et artisanales”, poursuit-il. Et près de 10 ans après les premières mises en fût, le pari est gagné. Le nom de Bruichladdich est bien ancré dans le paysage des 8 distilleries de cette île qui porte souverainement le surnom de “Reine des Hébrides (1)”.

Et la tradition remonte au moyen-âge : Des moines irlandais auraient introduit l’art de distiller sur Islay dès le 14ème siècle. Le sol riche en tourbe, l’orge cultivé par les fermiers de l’île et la présence de nombreux “lochs” d’eau douce constituaient les éléments idéaux à la production du breuvage que les moines appelaient “L’eau de la vie”. “Ici, on fabrique le whisky de A à Z, avec l’orge des fermiers locaux. On utilise des machines qui datent du 19ème siècle et qui sont toujours efficaces. Une fois le whisky fabriqué, nous le faisons vieillir dans de vieux fûts de chêne”, explique Mark avant de souligner que Bruichladdich est la seule de l’île à opérer de la sorte. Mais les autres distilleries comme Bowmore, Lagavullin, Port Ellen, Islay valent aussi le déplacement. Leurs histoires, leurs secrets de fabrication mais aussi le fait que chacune longe un bord de mer d’une beauté sauvage et sublime ne pourront que vous mener par le bout de votre nez et de votre… palais !

(1) Les Hébrides sont un archipel situé à l’ouest de l’Ecosse

Pour vous rendre sur Islay et trouver où vous loger, visitez le site officiel de l’île : http://www.islayinfo.com/

E.B.

“Chap Olympiads” : Moustaches, Tweed et corsets sur les pelouses anglaises

July 7th, 2010

Les “Chap Olympiads” 2010 sont ouvertes à tous et à toutes. Oubliez les mots sélections et qualifications, vous avez tous vos chances à condition de soigner votre look, façon vintage et tweed…

Au grand bonheur de tous les participants, les “Chap Olympiads” se déroulent tous les étés et non pas tous les 4 ans. Et pas besoin de se rendre dans les banlieues, c’est au cœur de Londres, à Bedford Square que les festivités ont lieu. L’événement connaît chaque année un triomphe d’envergure internationale. Plus de 400 athlètes aux pantalons de Tweed immaculés et ayant suivi un entraînement d’une extrême rigueur s’affrontent lors d’épreuves les plus cocasses et les moins sportives les unes que les autres.

L’échauffement des “chaps” et des “chapettes” se déroule de manière intense autour de pique-niques largement arrosés de gallons de pimms, champagne et boissons alcoolisées en tout genre.

Les athlètes, fin prêts, se retrouvent ensuite au cœur de l’arène. Parmi les épreuves les plus redoutées et redoutables : le relai de fumeurs de pipes, le lancer de sandwich au concombre, la lutte gréco-romaine, le combat de homards en plastique. A noter tout particulièrement : des apparitions quasi-surréalistes et mystérieuses comme le sumo “Chap-O-San”, des baigneurs édouardiens sortis d’une peinture impressionniste de John Singer Sargent, des officiers de marine légèrement éthyliques et de jolies femmes tour de corsets vêtus… de quoi dérouter plus d’un participant !

Selon les dires et les commentaires des athlètes qui ont fait durer le plaisir de l’après-midi jusque tard dans la nuit, les “Chap Olympiads” restent chaque année dans les anthologies de la vie sportive britannique et mondiale ! Cheers

Pour y aller : http://thechap.net/content/section_news/?p=356

E.B.

Interdit aux mecs !

July 2nd, 2010


Des clubs uniquement réservés aux femmes bourgeonnent aux quatre coins du Royaume-Uni. Sexe opposé, s’abstenir !

Les clubs qui n’acceptent que des femmes connaissent en Angleterre une véritable résurgence. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit ni d’un retour en force d’un féminisme pur et dur ni d’un mouvement de ménagères nostalgiques des années d’après-guerre. Mais plutôt de se regrouper autour de centres d’intérêts aussi hétéroclytes que le tricot, l’amour inconditionnel pour un groupe de pop cucul au possible, un sport, des voyages décalés, du networking. “Ma mère était punk et ma grand-mère hippy, explique Holly Mellor, fondatrice des très en vogue “Shoreditch Sisters”, “mais aujourd’hui, il y a un véritable retour de manivelle. Plein de filles qui viennent vers nous en disant : j’adorerais apprendre à tricoter”, poursuit Holly, fille du célèbre chanteur des Clash, Joe Strummer. Les “Shoreditch Sisters” cousent, tricotent, fabriquent toutes sortes d’objets, un soir par semaine, à l’heure où la vie nocturne de l’Est branché bat son plein.

A une heure de train du Shoreditch trendy, c’est dans un pub de Brighton que les “Blockheads” se retrouvent régulièrement pour partager et écouter leur passion commune : New Kids on the Block, le groupe de leur adolescence dont elles n’ont jamais cessé d’être fans! “C’est comme si on avait notre propre communauté. Nous sommes toutes des trentenaires, mariées ou célibataires avec des factures à payer à la fin du mois. Mais quand on se retrouve, on se laisse complètement aller”, explique Wendy, Blockhead en chef.

Loin des mecs, de leur arrogance et de leur arrivisme dans les affaires, un groupe de femmes vient de monter l’équivalent d’un gentleman’s club : The Sorority. Attention, amatrices s’abstenir. On y entre que sur invitation et recommandation. Les “soeurs” visent haut. Coupes de cheveux parfaites, talons hauts et vêtements de designers, leur association est un club de networking pour booster leurs carrières.

Que ce soit pour s’évader, partager une passion, exercer une activité, avancer dans sa carrière, les Anglaises forment de nouvelles alliances, strictement interdites aux mecs !

Shoreditch Sisters : shoreditchsisterswi.typepad.com

The Sorority : thesorority.org

E.B.

The Elephant Parade : une horde d’éléphants dans les rues de Londres

June 28th, 2010

Non, vous n’avez pas rêvé, c’est bien un éléphant, juste là, en plein cœur de Chinatown… ou plutôt une sculpture de bébé éléphant tout tigré. Bienvenue dans un Londres envahi par plus de 250 sculptures d’éléphants tous décorés par des artistes et designers connus…

C’est l’année du Tigre dans le calendrier chinois et Tigerphant a trouvé sa place à Newport Court dans Chinatown. Pourtant, les passants étonnés se demandent ce que ce bébé éléphant fait là, tout seul… Pas de panique : ses frères et sœurs ne sont pas loin, éparpillés à des coins de rue, sur des places, dans des parcs, ils font tous partis de la même parade et représentent la même famille, celle des éléphants d’Asie, une espèce en voie de disparition.

“L’ “Elephant Parade” est une initiative fantastique et unique. C’est un excellent moyen d’attirer l’attention sur les éléphants d’Asie qui sont en voie d’extinction et de mettre de la couleur dans la ville”, explique Mark Shand, l’un des fondateurs de l’association Elephant Family, coorganisatrice de l’événement. La force de cette exposition pas comme les autres est d’avoir embarqué dans l’arche des artistes et des designers de renom dans la décoration des sculptures d’éléphant. Parmi eux, Marc Quinn, Jonathan Yeo, Jack Vettriano, Diane Von Furstenberg… pour n’en citer que quelques-unset quelques unes. “Cette parade, c’est aussi bien sûr une excellente manière de collecter des fonds. Les sculptures seront en effet mises en vente chez dès juillet et nous espérons récolter 2 millions de Livres Sterling dans les enchères”, poursuit Mark. Quels que soient les résultats des ventes, la parade ne s’arrête pas aux portes de Londres et poursuit son chemin vers une nouvelle destination en 2011 : Copenhague… En attendant, vous pouvez vous amuser à faire de l’ “Elephant spotting” dans les rues de Londres !

http://www.elephantparadelondon.org/, jusqu’au 29 juin

E.B.

Cringe Parties : La honte !

June 25th, 2010

Partager son journal intime et ses émotions incontrôlées d’ados avec des inconnus, c’est la dernière tendance des soirées branchées londoniennes. Et ça s’appelle les “Cringe Parties”, littéralement : les “fêtes où on ne sait plus où se mettre”…

La fameuse Jodie Harsh, le DJ travesti des soirées londoniennes les plus branchées, vient de trouver une nouvelle façon de satisfaire son exhibitionnisme. Cette fois, il ne s’agit ni de sa dernière coupe de cheveux ni de son sac à main “qu’elle a dégotté dans un Charity Shop de Dalston” mais de son journal intime, descendu tout droit du grenier. Jodie n’est pas la seule à oser avoir honte, les “cringe parties”, tout droit venues des Etats-Unis, qu’on appelle aussi “share the shame” (partager la honte) ont de plus en plus d’adeptes à la redécouverte de leurs émotions d’ados perdues.

L’écrivain Sarah Brown, celle par qui la honte arrive, a retrouvé ses carnets en aidant ses parents à déménager. “Je les ai trouvés si mauvais que je me suis dit que je pouvais en faire quelque chose de totalement opposé”, raconte-t-elle. Et c’est ainsi qu’elle a incité d’autres nostalogico-exhibitionnistes à dévoiler leurs journaux intimes et leurs émotions adolescentes jusque-là enfouies au plus profond d’eux-mêmes.

Monter sur scène, lire à haute voix ses lettres d’amour restées à jamais terrées dans un cahier à spirale, raconter les émois de son premier “French kiss” et des premières expériences sexuelles embarrassantes, dévoiler les paragraphes d’un roman inachevé devant un public aux yeux à la fois écarquillés et moqueurs, c’est ce qui vous attend si vous décidez d’ouvrir vous aussi ce carnet poussiéreux et jauni, vestige de vos années de passage à l’âge adulte. “Nous sommes à la recherche de choses qui embarrassent le lecteur mais aussi auxquelles le public s’identifie, explique Neil Katcher qui organise des Cringe Parties aux Etats-Unis, on a tous eu le même sentiment de rejet quand la fille qui nous obsédait nous a rejeté. L’audience est là pour rire mais aussi pour encourager. C’est une sorte de thérapie de groupe”, poursuit-il.

Et qui sait ? Vous y rencontrerez peut-être l’âme sœur. Plusieurs participants de Cringe Parties ont eu le coup de foudre et se sont mariés. Mais attention, si les choses tournent mal, elles risquent de finir exposées dans un journal plus vraiment intime…

Pour en savoir plus sur les Cringe Parties à Londres :

http://www.queserasera.org/cringe.html

Damien Hirst, un artiste trop « conservateur » ?

June 24th, 2010

Un cadavre à 12 millions de dollars ?

photo extraite du site : http://www.linternaute.com

Normal, c’est celui d’un requin conservé par Damien Hirst. Cet artiste déjanté, né en 1965 à Bristol, aime les animaux, surtout en bocaux…

En ce moment, au Musée océanographique de Monaco, à un étage des requins vivants, l’artiste britannique le plus en vogue du moment, a installé dans le cadre de son exposition Cornucopia, un requin tigre, toutes dents dehors, conservé dans le formol et appelé The Immortal. Damien Hirst, 44 ans, a choisi de centrer son œuvre sur la mort. Il aime ça et le public aussi, quitte à payer des sommes indécentes pour acquérir les cadavres pas franchement exquis qu’il met en scène dans ses créations. Le créateur déjanté, sanctionné d’une note E à l’option Arts au Bac anglais a pourtant une fortune estimée à 200 millions de dollars. Et parmi ses détracteurs, un grand nom du rock British, Morrissey.

L’ex-chanteur de The Smiths, bientôt 49 ans est un végétarien militant, abonné à la polémique sur différents domaines dont la politique… Ce dernier s’insurge contre le traitement irrespectueux qu’inflige Hirst aux animaux morts. En effet, si certains mangent du steak à chaque repas, Hirst pousse le vice en plaçant régulièrement dans le formol des animaux de toutes espèces dont nous ne citerons que quelques unes : requins (The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living), vache coupée en deux dans le sens de la longueur (Love’s Paradox), papillons peints et collés sur toiles (I Feel Love)…

Et l’artiste va encore plus loin quand il utilise des restes humains, même s’il semble moins aventureux que dans son traitement des animaux. Lorsqu’il était jeune et pauvre, Damien travaillait dans une morgue… Pour sa pièce maîtresse For the Love of God, il a utilisé le crâne d’un homme ayant vécu au XVIIIe siècle. Il en a fabriqué une réplique en platine et a greffé dessus les dents du mort, en plus de 8601 diamants qui en font l’œuvre la plus coûteuse du marché de l’art (100 millions de dollars). Il s’agirait aussi de la plus grosse pièce en diamants jamais réalisée depuis les Jewels of the Crown (Joyaux de la couronne). Si vous voulez savoir ce qu’il est advenu du crâne sans dents, l’artiste l’a gardé chez lui en l’affublant de dents en or…

La solution que propose le dandy-rockeur Morrissey pour punir l’artiste qui ose tout ? Conserver la tête de Damien Hirst dans un sac. En anglais dans le texte : ‘Damien Hirst’s head should be kept in a bag’. L’avis de l’intéressé,  dans un article au sujet du crâne qui a inspiré la création de For the Love of God ? ‘I wouldn’t mind if it happened to my skull after my death.’ Ce qui signifie : « Cela ne me gênerait pas, si cela arrivait à mon crâne, après ma mort. »

F.A

http://www.youtube.com/watch?v=cZRMIzCxXC0

Cette vidéo montre les ventes aux enchères des œuvres de Damien Hirst : entre autres, The Golden Calf (Le veau d’or) : un veau conservé dans du formol aux cornes et sabots en or…

BIBLIOGRAPHY :

http://www.nme.com/news/morrissey/50243

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/1553281/Hirsts-50m-skull-goes-on-display.html

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/04/19/l-artiste-damien-hirst-un-requin-de-l-art-parmi-les-poissons-a-monaco_1338542_3246.html