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La fête des mamans gâteaux avec Nigella Lawson

May 17th, 2013

 

Bientôt la fête des mères et aucune idée gâteau ? Oui, vous avez bien lu. Après tout, pourquoi toujours offrir des cadeaux matériels ? Selon les principes de la cuisinière britannique Nigella Lawson, rien de tel qu’un gâteau maison pour faire plaisir aux personnes que l’on aime. Quelques principes à potasser avant le dimanche 26 mai et une belle occasion de découvrir un chef moins connu en France que Jamie Oliver.

 

Célèbre cuisinière British, Nigella Lawson est également journaliste, animatrice d’émissions culinaires et auteure de nombreux livres. Le premier ouvrage de Nigella s’intitule How to be a Domestic Goddess (2001). Décrié par certaines fémininistes à cause du titre qui semble inciter à devenir une déesse du foyer, ce guide a pour but d’encourager chacune à faire des gâteaux à travers de nombreuses recettes. Selon les propos et l’expérience de Nigella, la préparation d’un gâteau est un acte gratifiant qui prend moins de trente minutes et rend la personne à qui on l’offre vraiment heureuse. Et le côté “déesse du foyer” fait référence au temps passé dans la cuisine à mélanger de savoureux ingrédients à proximité de la douce chaleur du four.

 

Vous trouverez donc sur le site de Nigella, dans son livre (non traduit en français) ou ses applications web, des idées recettes que vous pourrez partager avec votre père. A moins que vous ne lui offriez le livre dans sa version originale ? Et si la reine de la journée n’aime pas les gâteaux, vous trouverez sur nigella.com des idées menus à préparer pour ou avec elle. Happy Mother’s Day!

 

F.A

 

Ici, une des recettes express de Nigella, pour réaliser un gâteau chocolat-poire.

 

 

www.nigella.com

Take a walk on the “lines” side : Marchez le long des lignes du métro londonien… en surface

May 13th, 2013

 

Mark Mason est un fan du métro londonien. Et pour cause : il a parcouru toutes ses lignes, à pied et “overground”. Ses aventures l’ont conduit à l’écriture d’un guide de balades fascinant “Walk The Lines”. Et pendant la belle saison, il propose même des promenades guidées qui vous feront voir d’un autre oeil les lignes du métro londonien.

 

“Sur la District Line, vous découvrirez dans combien de temps Big Ben s’écroulera. La Piccadilly Line vous révélera pourquoi Paul MacCartney est le seul à avoir le droit de siffler dans la Burlington Arcade… Quant à la Central Line, elle vous dévoilera de quoi le cercueil de Nelson est fait”, annonce Mark Mason. Car ses balades le long des lignes de l’underground prennent aussi la forme d’un trivial pursuit. Mark propose à ses marcheurs un joli cours d’histoire de la ville, truffé de détails et d’anecdotes inédites.

 

“Quand une ville est truffée de tant de curiosités plus intrigantes les unes que les autres, il faut une structure pour la comprendre. Rien de telle que le plan du métro”, explique Mark. Il fallait y penser, se chausser et faire preuve d’amour et de curiosité pour cette ville tentaculaire qui n’aura jamais fini de dévoiler ses secrets !

 

Pour vous inscrire à un tour de Mark : http://www.theimportanceofbeingtrivial.com/walks.html

 

EB

 

 

Fannies Rule : la sexualité féminine au bout de la langue… ou du pinceau !

May 7th, 2013

On envie souvent les Britanniques pour leurs idées larges, leurs réunions Ann Summers, les 50 nuances de Grey, les minijupes par des températures quasi polaires… A Londres, une journaliste, Sarah Berry a créé Fannies Rule, que l’on pourrait traduire par : «  La zézette, c’est chouette ! ». Les activités proposées par Sarah et ses complices : débats et cours de dessin autour du sexe féminin.

 

Fannying Around : des débats pimentés !

Les rencontres « Fannying Around » ont lieu au Sh’ Women’ Store, un love store londonien interdit aux hommes non accompagnés de femmes. Aux réunions organisées par « Fannies rule », justement, les participantes doivent venir sans homme pour parler de leur sexe, complexes, prouesses autour d’un verre… Des intervenantes animent le débat et partagent leur expérience : de l’actrice de films X à la sage-femme, de l’auteure de romans coquins à la spécialiste du tantrisme !

 

Private Pictures : dessiner son intimité…

Les ateliers « Private Pictures » sont de véritables ateliers artistiques qui se déroulent dans le studio d’un peintre. Le but du cours : dessiner son sexe pour mieux appréhender son intimité et se réconcilier avec elle. Cet atelier n’est en rien une séance d’exhibition et chaque femme peut s’isoler pour s’observer avant de se lancer dans son autoportrait un peu particulier. D’ailleurs, pour celles qui refusent d’être leur propre modèle, des photos de sexes féminins sont mises à disposition en guise de sources d’inspiration !

 

Fannies Rule, c’est aussi un blog et des groupes de paroles on ne peut plus sérieux pour aider les femmes souffrant de certains troubles entravant leur vie sexuelle. Bien qu’abordées avec sérieux et humour, ces sujets exigent le respect et la confidentialité : « Tout ce qui se dit au Fanny club, reste au Fanny club. »

 

F.A

http://www.fanniesrule.com

 

 

Londres rend un hommage exceptionnel au surréaliste Man Ray

May 2nd, 2013

 

La National Portrait Gallery n’a pas lésiné sur les portraits. Plus de 150 images retracent la carrière exceptionnelle du surréaliste Man Ray. Un vrai régal photographique et une révélation… romantique.

 

“Se servir de son appareil photo comme d’un pinceau, c’était sa prouesse, un simple instrument au service de son esprit”, écrit Marcel Duchamp à propos de son ami Man Ray. De son vrai nom Emmanuel Radnitzky, ce surréaliste américain d’origine russe a révolutionné le monde de la photographie et du portrait pendant plus d’un demi-siècle.

 

De Paris à New York en passant par Londres, Los Angeles et de nouveau Paris, l’exposition des portraits de Man Ray offre au regard fasciné du visiteur 150 images de visages dont les noms légendaires retracent à eux-mêmes une bonne partie de l’histoire de l’art du vingtième siècle. Bien sûr on y redécouvre des œuvres dont on ne se lasse jamais comme le Violon D’Ingres sur le dos de Kiki de Montparnasse, les solarisations de Lee Miller et on s’extase devant des portraits moins connus : une Ava Gardner belle et sachant exactement ce qu’elle veut, un Ernest Hemingway pas commode et plutôt joufflu, une Catherine Deneuve définitivement “belle de jour”…

 

Man Ray Portaits révèle d’abord des visages sur des noms : particulièrement des artistes de l’entre-deux guerres dont on connaît les noms mais rarement les visages. C’est une première surprise car, bien sûr, on ne peut pas s’empêcher de penser : “Je ne m’attendais pas à cette tête-là…”

 

Et puis la deuxième surprise prend le dessus, en entrant dans les détails des portraits eux-mêmes. Oui, Man Ray était un surréaliste mais il ne voyait pas ses sujets comme des objets manipulables artistiquement. Il n’était pas intrusif non plus. Il essayait de capturer l’individualité de chacun de ses sujets, leur personnalité, leur sensibilité : Virginia Woolf, la main droite levée dans une pause qui combine intelligence et délicatesse, ou encore Aldous Huxley qui s’arrange pour garder son côté sombre dans l’ombre du portrait.

 

Man Ray touche et confirme à travers cette fascinante rétrospective ses talents de portraitiste, de surréaliste et surtout de photographe. On y découvre aussi la démarche d’un grand romantique.

 

Jusqu’au 27 mai : http://www.npg.org.uk//whatson/man-ray-portraits/exhibition.php

 

 

Catherine Deneuve

Aldous Huxley

Kiki de Montparnasse

Lee Miller

Meat Free Monday : le lundi, c’est veggie* !

April 30th, 2013

Oubliez La vie est un long fleuve tranquille et sa réplique culte « C’est lundi c’est ravioli », d’autant qu’on ne sait plus trop aujourd’hui ce que l’on peut trouver dedans ! Avec les scandales alimentaires qui ont fait douter les consommateurs de viande, il peut être temps de suivre la recommandation de Paul McCartney. Le bassiste des Beatles a en effet créé en 2009 le Meat Free Monday (lundi sans viande), plus d’actualité que jamais !

 

Why (pourquoi) ?

En 2009, Paul McCartney, Beatle et végétarien célèbre, a lancé le Meat Free Monday (lundi sans viande). Cette initiative a pour but d’inciter tout le monde à ne pas manger de viande une fois par semaine. Motif : la protection de l’environnement. Un rapport des Nations-Unies datant de 2006 a conclu que l’industrie de l’élevage génère plus d’émissions de gaz à effet de serre que l’industrie des transports.

D’autres études avancent également qu’un régime trop riche en protéines animales nuirait à notre vitalité, sans oublier que les animaux que nous mangeons sont bien souvent nourris aux OGM et soignés aux antibiotiques…

 

How (comment) ?

Manger plus de fruits et légumes, apprendre à les cuisiner, développer sa créativité culinaire tout en se faisant du bien, tel est le propos du Meat Free Monday. Pour nous aider à franchir le pas McCartney et son entourage ont même publié un livre de cuisine sur le sujet (The Meat Free Monday Cookbook).

Alors, vivez à l’heure anglaise en instaurant dès ce soir le Meat Free Monday et en chantant sur le chemin de vos courses l’hymne de cette initiative, une composition de Macca (petit nom donné à Paul Mc Cartney)… Attention : si vous voulez jouer à fond la carte de la French touch, décidez que votre jour sans viande sera le jeudi et non le lundi à l’instar des Britanniques. Car en France, il existe un mouvement semblable appelé « Jeudi Veggie » !

 

F.A

 

*veggie : diminutif de végétarien en anglais

Casserole Club : Partager ses bons petits plats avec ses voisins

April 25th, 2013

 

De plus en plus de nos voisins souffrent d’isolation, de solitude, particulièrement les personnes âgées. Partager ses repas avec eux, telle est l’idée du Casserole Club.

 

Quand on cuisine pour deux, trois ou quatre, étendre à une part de plus ne coûte pas grand chose et vous avez de grandes chances de faire un ou une heureuse. C’est à Reigate, dans le Surrey, que tout a commencé. Partant d’un simple et triste constat : de plus en plus de personnes vivent seules sans avoir ni les moyens ni les capacités de pouvoir se nourrir correctement, l’idée du Casserole Club est simple : inciter la communauté à cuisiner pour ses voisins isolés et âgés. “Les bénévoles s’inscrivent sur le site de Casserole Club. Dans leur profil, ils nous disent où ils habitent, ce qu’ils cuisinent et comment ils sont prêts à acheminer leurs petits plats à leurs voisins, explique Matt Skinner, responsable du projet à Reigate, nous nous chargeons de faire le lien avec des personnes âgées qui sont à proximité et dont les goûts coïncident avec ceux des cuistots !”, poursuit-il.

 

Après une année d’expérimentation à Reigate, le projet se solde par un véritable succès et commence à se développer dans le quartier londonien de Tower Hamlets. En 2014, le Casserole Club couvrira tout le territoire britannique. Au-delà de la nourriture, c’est une nouvelle relation au voisinage que réussit le Casserole Club : une belle recette pour renouer avec ses voisins et aider les plus démunis à sotir de l’isolation.

 

http://www.casseroleclub.com/

EB

 

 

 

 

 

                                      ©Casserole Club

 

Shakespeare Week : une semaine Shakespeare dans les écoles primaires britanniques dès 2014 !

April 22nd, 2013

 

 

 

Evoquer Shakespeare (1564-1616) sur un blog British, quel cliché ! Sauf quand ses pièces sont jouées par des figurines type Playmobil (Tiny Ninja Theatre) entre autres surprises… Aujourd’hui, Shakespeare revient vous étonner une nouvelle fois. Dès 2014, les écoles britanniques pourront faire participer leurs élèves à la Shakespeare Week, visant à sensibiliser les plus jeunes à l’œuvre et l’univers du dramaturge.

 

Le projet Shakespeare Week

La première édition de la Shakespeare Week est prévue du 17 au 23 mars 2014, autour du 450e anniversaire de la naissance de l’homme de théâtre. Ce projet national a été impulsé par le Shakespeare Birthplace Trust, une fondation qui gère la maison natale de l’auteur mais aussi le rayonnement de son œuvre partout dans le monde. Ecoles, théâtres, galeries d’arts, musées (…) seront impliqués dans cette initiative pédagogique nationale célébrant le plus célèbre auteur de pièces du monde. Outre initier les enfants à la thématique shakespearienne, l’idée est de dépoussiérer une œuvre un peu difficile sans pour autant la dénaturer. Ainsi, les enfants pourront par exemple filmer des saynètes de pièces, composer des chansons à partir de dialogues, découvrir par le jeu, le déguisement etc comment on vivait dans l’Angleterre du 16e siècle.

 

Faire sa Shakespeare Week en classe ou ailleurs

Si vous avez étudié Shakespeare, c’est que vous faites partie de la moitié des élèves du monde dans ce cas ! Le site web de la Shakespeare Week regorge d’idées pédagogiques multi-matières pour les 9-11 ans, à l’usage des profs. Ainsi, on trouve des indications pour fabriquer des marionnettes représentant Shakespeare, des grilles de mots croisés au sujet de ses œuvres, des leçons de géographie sur son époque, même une recette de cuisine qu’il goûta certainement… Et comme les supports sont en anglais, ils peuvent être utilisés par des plus grands ados ou des adultes !

 

Alors, pourquoi attendre 2014 ? A vos téléchargements, professeurs ! Si vous êtes un particulier, vous pouvez certainement contacter l’association pour demander comment accéder aux ressources pédagogiques, sinon prendre des idées que vous trouverez ailleurs par vos propres moyens. Alors « Etre ou ne pas être » pionnier / curieux / amusé « telle est la question » ? !

 

F.A

 

Crédits photos : Courtesy of the Shakespeare Birthplace Trust

 

Photo d’enfants : Pupils taking part in a ‘Willingly to School education’ session with the Shakespeare Birthplace Trust.

 

Portrait de Shakespeare ‘The Cobbe Portrait’, unknown artist, oil on panel, c 1610 (Cobbe Collection), by permission of the Shakespeare Birthplace Trust.

 

www.shakespeareweek.org.uk

 

 

 

 

 

 

 

 

Beau oui comme Bowie : David Bowie Is … un triomphe au V&A

April 18th, 2013

 

 

 

Le Victoria & Albert Museum n’a jamais vendu autant de tickets à l’avance que pour sa toute dernière exposition consacrée au grand David Bowie. Un vrai succès avant l’ouverture des portes et, après !

 

Pour un visionnaire constamment en avance sur son temps, David Bowie sait aussi prendre soin du passé et de ses archives : les commissaires de l’exposition David Bowie Is s’en sont donné à coeur joie et font partager les trouvailles et les trésors de ce génie androgyne à l’oeil de verre.

 

L’univers 3D de l’exposition met tout de suite dans l’ambiance et l’univers multi-média, multi-facettes, rock, pop, fashion … d’un des plus grands talents des temps modernes . Du Ziggy Stardust de Rock and Roll Suicide au dandy de sa période Andy Warhol en passant par les années sombres à Berlin, Aladdin Sane et sa carrière d’acteur (dont, entre autres, son interprétation inoubliable de prisonnier de guerre dans Furyo), l’expo regorge de costumes, d’objets, d’anecdotes, d’extraits de film et bien sûr de musique, omniprésente, envoutante.

 

Un univers qui, d’émotion, fait couler les larmes sur les joues des visiteurs, pas seulement celles des nostalgiques mais aussi celles des jeunes car David Bowie a influencé, influence et influencera encore. David Bowie Is est un hommage unique à un artiste sensationnel, un “show which must go on and will go on”.

 

Jusqu’au 11 août au V&A : http://www.vam.ac.uk/content/exhibitions/david-bowie-is/

 

EB

 

 

 

 

 

 

Swing Patrol : la patrouille du swing…

April 15th, 2013

Du 24 au  27 mai 2013 à Londres, le London Swing Festival se tiendra dans divers lieux de la capitale londonienne. Focus sur la Swing Patrol, littéralement « Patrouille du swing », ensemble British dédié à l’enseignement du swing et à sa diffusion dans le pays.

 

Le swing et non le Swinging London

Vous connaissez sûrement l’expression Swinging London ? Oubliez-la tout de suite, elle n’a rien à voir avec notre sujet. Cette expression a été créée en 1966 par des journalistes américains pour désigner Londres comme capitale de la mode et des tendances. On associe donc au Swinging London : les Mods, la minijupe, James Bond

 

Passons maintenant au « vrai » swing. C’est une musique jazz des années 1920 à 1950, en plein revival orchestral et chorégraphique. Et quand on dit « swing », on met dans ce mot une famille de danses qui inclut le célèbre charleston. Vous ne connaissez peut-être pas le Lindy Hop dont le nom fait référence à l’aviateur Lindberg en raison de ses mouvements acrobatiques. Cette danse de couple, née en 1927 à Harlem (NYC), est pourtant la plus importante du swing et la favorite de la Swing Patrol…

 

La Swing Patrol, une patrouille dansante

La Swing Patrol est une communauté de plus de 700 danseurs, comprenant une vingtaine de professeurs ainsi que des bénévoles. Cours de swing dans tous les quartiers de Londres, spectacles et festivals, la troupe ne manque pas de projets qui voyagent dans le pays et ailleurs. Il faut dire que la Swing Patrol est originaire d’Australie, où elle a été fondée en 1998.

 

Alors, pour faire connaître le swing, les passionnés de la Patrol n’hésitent pas à investir des bars et des clubs pour permettre aux curieux d’entrer dans la danse. Prochain grand événement en date le London Swing Festival du 24 au 27 mai prochains.

 

F.A

http://www.swingpatrol.co.uk/

http://londonswingfestival.co.uk/

The Ivy House, le premier pub londonien communautaire

April 10th, 2013

 

Alors que, crise oblige, de plus en plus de pubs ferment malheureusement leurs portes, the Ivy House, au sud de Londres vient d’être sauvé par ses voisins et par des fans de ce pub mythique. Récit d’un sauvetage sans précédent.

 

 

Joe Strummer (The Clash), Elvis Costello ou encore Dr Feelgood – pour n’en citer que quelques uns – ont fait leurs armes dans ce pub du quartier de Nunhead au sud de Londres. Un pub adoré de ses voisins, un vrai “local” comme on dit de l’autre côté de la Manche. Malheureusement, comme beaucoup d’autres établissements du

 

même genre, l’Ivy House n’échappe pas à la crise et son bâtiment, listé par l’English Heritage (équivalent du Centre des Monuments Nationaux), est mis en vente en 2012. Il attire tout de suite la convoitise de promoteurs immobiliers qui visualise de suite sa reconversion lucrative en appartements de luxe…

 

Mais les habitués de l’endroit, ses fans et ses voisins se rebiffent. Pas question de se laisser faire. Ils s’unissent et utilisent une nouvelle loi, le “Localism Act”, qui donne le pouvoir aux voisins d’un bâtiment qu’ils estiment de valeur pour la communauté de postuler auprès des autorités locales pour le préserver et même l’acheter. Après plusieurs mois de lobby auprès de la mairie de Southwark, le groupe de locaux (Ivy House Community Pub Limited) obtient gain de cause et a le feu vert pour reprendre la gestion du pub et des fûts de bière !

 

“On se pince encore pour vérifier si c’est vrai !”, s’exclame Hugo, un des membres du groupe de sauveteurs du pub. Avec ses camarades, il prévoit une réouverture imminente du pub, qui sera aussi un lieu de concert et de performance et abritera aussi des studios d’artistes et d’enregistrement. Un plan de participation et d’investissement communautaire a aussi été mis en place, permettant à qui le veut, d’investir entre £ 200 et £ 20 000 dans la réouverture et gestion future du pub.

On ne peut s’empêcher de dire “Cheers!” et longue vie à cette belle nouvelle entreprise.

 

 

 

 

 

http://ivyhousenunhead.com/

EB